Rénovons le PS en Languedoc

La nuit des seconds couteaux

 

La nuit a dû être longue à Solférino....La validation des listes socialistes aux Européennes a tourné à la Bérézina. Autant dire que pour Borgel et Fontanel, c'est plus qu'une claque....

 

Ils avaient commencé à anticiper, suspendant le vote dans la région Sud Ouest déjà à feu et à sang. Dans le Sud Est, l'Ouest, nombre d'élus et de responsables fédéraux ont appelé à voter contre les listes proposées. La motion 4, pour sa part, a lancé un appel national à voter contre. Il faut croire que de plus en plus de militants commencent à en avoir marre de ces manoeuvres d'appareils.

 

Il faut dire qu'il aurait été à l'honneur du PS de remettre en cause ce système électoral. En effet, les députés européens n'ont pas plus d'ancrage territorial que dans l'ancien système. Autant dès lors revenir à une liste nationale. Quitte à ce que ce soit Solférino qui décide, autant que la liste soit nationale. Les choses seraient au moins plus claires....

 

Il est vrai que dans le système actuel, on se retrouve à devoir gérer une double régulation. Celle des instances nationales qui doit gérer statutairement les équilibres entre courants et sous courants, avec un investissement à ce niveau de tous ceux qui ne sont pas arrivés à se faire élire de manière pérenne au scrutin uninominal (Peillon, Désir, etc...). Celle des cadres fédéraux qui eux aussi cherchent à définir leur propre liste, sans qu'on leur demande par ailleurs de respecter les différentes sensibilités du Parti. Dans la liste Sud Ouest, pas de motion 4, pas de motion 2, ni de motion 3. Et c'est peu dire que cette liste des fédéraux n'a pas forcément plus de légitimité démocratique que celle imposée par Solférino. Pour l'exemple, qui a discuté de la présence des deux Héraultais prévus sur la liste ? Personne.

 

Autant dire que ce système a vécu. Il faudrait juste acter sa disparition et choisir clairement. Soit on revient à une liste nationale, soit on passe au scrutin uninominal pour une véritable assise territoriale des élus européens. Dans tous les cas de figure, ne pas choisir ne amène dans le mur. Et la cerise sur la gâteau, c'est qu'à défaut de vote ou de vote contre, ce sont les instances nationales qui vont définitivement trancher....



22/11/2013
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