Rénovons le PS en Languedoc


Premiers bilans du congrès

 

Après Aubervilliers, nous voilà dans la dernière ligne droite du congrès. Au niveau national, le congrès acte la victoire de Faure. L'Hérault sera plutôt bien représentée au conseil national puisque sur les quelques 200 membres  (dont tous les secrétaires départementaux) nous comptons 6 membres, 1 de droit (Hussein Bourgi), 2 autres pour la motion Le Foll (Fanny Dombre-Coste et Julie Frèche), 3 pour Faure (Christian Assaf, Sébastien Denaja et Loïc Linarès) et 1 pour Maurel (Laurent Pradeille). On attend maintenant la composition du bureau national qui ne sera connue lors de la première réunion du conseil national.

 

Localement, le congrès n'est pas encore terminé puisque nous devons désormais ratifier le dernier vote et les nouvelles instances fédérales.  Quand ? la question n'est pas encore tranchée. Aucune date n'est à ce jour arrêtée pour organiser la 2e phase du congrès. Si on pouvait s'éviter cela pendant les vacances de Pâques...

 

Politiquement, ce congrès se veut celui du rebond du PS. Autant dire que la tâche qui attend Faure n'est pas mince. Le PS doit maintenant trouver une stratégie politique, une ligne idéologique, des alliances qui doivent lui permettre de sortir de l'ornière. La préparation des prochaines européennes sera un premier signal. Espérons que ce sera le bon... Localement, les attentes sont toutes aussi fortes. La majorité sortante s'est fait nettement chahutée. Le choix d'une grande coalition incluant l'ensemble des textes d'orientation est le signe d'un premier changement, celui de la fin des modes de fonctionnement solidaire. Les résultats ont montré le désir d'une fédération plus ouverte, plus offensive et plus efficace politiquement. Là aussi, il faudra envoyer rapidement des signes forts.

 

 


09/04/2018
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Dénouement en vue pour la fédération de l'Hérault

 

 

Toujours pas d'annonce de résultats du vote dans la fédération. Mais les cloches sont passées depuis ce week-end. Une conférence de presse est annoncée mercredi  matin en présence des deux candidats. 

 

En attendant le dénouement final, voici les premières tendances du vote et ses implications. Le score des deux candidats est très serré, moins de vingt voix les séparant. Jamais la fédération n'a connu pareille situation. Ces données sont des données brutes, avant les éventuelles contestations.

 

La géographie du vote montre que les votes les plus favorables à Hussein Bourgi se localisent principalement sur deux territoires. Le premier est le Montpellierain. Le sortant y réalise une nette avance sur Loïc Linares (plus d'une centaine de voix). Le second est les hauts cantons. On y trouve le cumul des influences de Kléber Mesquida et des réseaux fréchistes sur Montpellier. Bien évidemment, sur sa section Hussein joue a plein la prime locale. Ce résultat est proche du vote Le Foll mais avec des progressions de voix mais aussi à des ralliements issus d'autres motions ( la section de Montpellier 3 se rabat en masse sur Hussein après avoir voté Faure au vote précédent  par exemple).

 

Le vote Linares a son épicentre sur le secteur Sète / frontignan, le Biterrois, la 9e, la 1ere circonscription. mais globalement, il est plutôt bien représenté dans l'ensemble du département. Une très nette majorité de sections a voté Linares.

 

Ces résultats donnent deux tendances. La première est la capacité du secrétaire sortant à gagner 7 points. Mais cette progression a été limité par un net vote de rejet. malgré le soutien du président du département, de la majorité des conseillers départementaux, son score est en net repli par rapport à 2015, autant en pourcentage qu'en voix. Jamais un secrétaire fédéral sortant candidat à sa réélection n'aura été, dans l'Hérault, en telle difficulté. C'est d'autant plus vrai que Loïc Linares n'était pas forcément connu dans l'ensemble du département et que les réunions de présentation des candidats ont été limitées à deux.

 

Une fois ces constats faits, que peut-il maintenant se passer ? Pour les instances fédérales (hors le secrétariat fédéral), les jeux sont déjà faits. les représentations dans les différents organes de gestion de la fédération (BF, CF, BFA, CFCF, CFC) sont issues du vote des textes d'orientation. Quel que soit le 1er fédéral qui sortira des urnes, les trois courants (Faure / Maurel / Carvounas) sont nettement majoritaires dans les instances fédérales.

 

Pour ce qui est du 1er fédéral, trois options sont possibles : 

 

- Un des deux candidats est élu, sans contestation des résultats, mais sans accord de gestion entre les différents courants.

 

- Un accord de "grande coalition" est signé entre les deux protagonistes.

 

- Un recours électoral est déposé au congrès.

 

 

Il faudra attendre mercredi matin pour savoir qu'elle sera la solution qui s'imposera. Les téléphones vont encore chauffer cette nuit. 

 

 

 

 


03/04/2018
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Psychodrame en vue avenue de Saint-Maur

 

 

L'info diffusée par Midi Libre de ce matin doit être prise avec énormément de pincettes. Bouclé à minuit, Midi Libre s'est quelque peu emballé. L'information diffusée par les partisans de Bourgi n'a pas été recoupée par le journaliste. La commission électorale a cessé de siéger à 4 heures du matin alors qu'une poignée de voix sépare les deux candidats. Malgré la machine électorale du département et la position de sortant d'Hussein Bourgi, les résultats ne sont pas décisifs. La commission se réunira de nouveau cet après-midi alors que le PV du vote n'est toujours pas signé. La tension est à son comble dans l'Hérault...


30/03/2018
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Pourquoi voter Loiïc Linarès ?

 

Jeudi soir, les militants de l'Hérault sont appelés à choisir leur 1er secrétaire fédéral. Le sortant, Hussein Bourgi, se représente. Il sera opposé à Loïc Linarès.

 

Le choix de l'alternance se pose. Pourquoi défendre une candidature alternative ? Voici quelques éléments de réponse :

 

- Le parti est en souffrance, affaibli. Il importe désormais de se relancer. Je fais partie de ceux qui pensent que le PS a encore un espace politique. Pour ce faire, il doit retrouver son efficacité en termes programmatiques mais aussi organisationnels. Notre fédération n'a pas su, ces dernières années, aborder ces questions. Des commissions thématiques qui ont rapidement dépéri, des instances fédérales rarement réunies, des positionnements politiques à géométrie variable. Il importe désormais de remettre le parti en ordre de marche. Notre ambition est de refaire du PS cette boîte à idées qui a su nous rassembler et surtout convaincre nos électeurs que nous étions une alternative politique. Cela suppose un travail de remobilisation des militants, un appui de la fédération à cette dernière. Cela suppose de retrouver le plaisir d'être ensemble et de travailler pour des objectifs communs.

 

- Le parti a besoin de redécouvrir la collégialité. Nous avons trop souffert des ambitions personnelles, des manoeuvres d'appareil, des arrangements entre amis. Il importe désormais de dire et faire les choses dans la clarté, de choisir la voie collective de la décision et de remettre les militants au coeur du système. La fédération n'appartient pas à quelques uns. C'est notre bien commun.

 

- Le parti a besoin de regagner en légitimité. C'est toute la question de notre crédibilité qui est posée. Il nous faut désormais travailler à cette question. Les européennes et les municipales seront une étape décisive. Il nous faut savoir proposer l'appui technique et financier nécessaire à nos candidats. Cette crédibilité, sera aussi de choisir une ligne politique claire. Dans un schéma politique qui sera compliqué, il importe de débattre et d'affirmer cette ligne ... et de s'y tenir.  La crédibilité, c'est aussi de tenir nos engagements. Un de ses engagements pris par Loïc c'est de ne faire que deux mandats. Parce que la morale est essentielle, il tiendra ses engagements et ne se retranchera pas derrière des arguties juridiques pour en faire un 3e !

 

- Etre responsable fédéral, dans le contexte, est devenu une activité à plein temps. Il est donc hors de question de favoriser un cumul des mandats et fonctions. Loïc s'engage à ne pas être candidat aux sénatoriales, cet atavisme que le PS de l'Hérault traîne de longue date.

 

Pour toutes ses raisons, notre avenir, c'est de voter pour Loïc Linarès. Pour son projet, mais aussi parce qu'il s'engage à le mettre en oeuvre. Cela nous changera de ces promesses que le sortant nous fait depuis 2012... et qu'il ressort à chaque congrès.


28/03/2018
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Il faut sauver le soldat Bourgi !

 

Dernière ligne droite pour l'élection du 1er secrétaire fédéral de l'Hérault. Comme nous ne sommes pas des brutes, on se doit de diffuser l'appel à voter Bourgi diffusé auprès des secrétaires de sections par le président du conseil départemental de l'

'Hérault, alors qu'avait lieu le dernier débat entre Hussein Bourgi et Loïc Linarés  :

 

Expéditeur: Kleber Mesquida
Date: 27 mars 2018
Destinataire:
Objet: élections
 
 
" Cher.e.s camarades,
Lors du dernier vote sur les textes d’orientation du parti, Stéphane le FOLL a obtenu 43,42% des voix des militants de l’Hérault et Olivier Faure 30,15%.
Au plan national, c’est Olivier Faure qui est arrivé largement en tête devant Stéphane le Foll qui, ne voulant pas tomber dans des combats stériles et destructeurs pour le PS,s’est retiré et a appelé à voter pour Olivier Faure.
Stephane a montré, avec responsabilité,qu’il œuvrait pour l’unité du parti et sa cohésion.
Il n’en est pas de même dans l’Hérault et je le regrette vivement d’autant qu’ici, l’élection du premier fédéral tourne à la chasse à l’homme.
Certains ,dans un passé récent ,se sont opposés et,aujourd’hui se rassemblent pour « abattre un homme » et en mettre d’autres «en coupe réglée»
Pour moi c’est inacceptable et intolérable !
Quand on partage les valeurs de JAURES,on argumente, on débat, Mais toujours dans un esprit fraternel.
Avec plusieurs camarades élus au conseil départemental, nous avions appelé à voter Stéphane le Foll SANS AGRESSIVITÉ envers les trois autres candidats.
Aujourd’hui, dans le même esprit,je vous appelle à accorder votre confiance au premier fédéral sortant Hussein BOURGI.
Hussein a su redresser notre fédération tant sur le plan d’un fonctionnement transparent et démocratique que sur la gestion financière.
Il y a encore des améliorations à apporter et Hussein en est conscient.
Il a, comme chacun de nous, ses qualités et ses défauts, mais je peux attester de sa grande capacité de travail, de son militantisme permanent, de son dévouement et de son engagement dans le parti, et de son honnêteté. Je sais aussi qu’il n’est l’affidé de personne.
C’est pourquoi, cher.e.s Camarade, j’apporte mon total soutien à Hussein BOURGI,
et avec mes autres collègues, nous vous invitons à nous rejoindre et à lui accorder vos suffrages.
D’avance je vous en remercie, et et vous prie de croire en mes sincères amitiés socialistes.
 
Kleber MESQUIDA
 

PS : Si vous en partagez l’esprit, merci de diffuser auprès d’autres camarades..."

 

 

Commentaire du webmaster : On ne partage pas l'esprit du message, mais on le diffuse quand même... Notre bonté nous perdra ! on ne va quand même pas s'empêcher de commenter le texte ceci étant dit.

 

Sur le fond, il fallait oser.... Expliquer que Le Foll se retire "ne voulant pas tomber dans des combats stériles et destructeurs pour le PS", c'est juste faire l'impasse sur le fait que le Foll s'est pris une branlée et n'avait aucune chance pour le 2e tour. Pour ce qui est de la situation locale, gardez vos larmes, le plus dur arrive : "l’élection du premier fédéral tourne à la chasse à l’homme". Le petit chose "Hussein Bourgi" chassé par des hordes de gueux qui lui veulent du mal. Bon, là, on est un peu dans l'exagération. D'une part, comme le dirait mieux que moi Geneviève Tapié, il y en a marre que l'on ne parle que des hommes. D'autre part, de qui se moque-t-on ? La question, cela n'a jamais été Hussein Bourgi, c'est le mode de fonctionnement de la fédération qu'il incarne. Une fédération caractérisée par beaucoup de choses, mais surement pas par la transparence ni la clairvoyance politique, ni la clarté des alliances et des choix politiques. Une fédération par contre caractérisée par son encéphalogramme plat, sans réunion des instances fédérales pendant de longs mois, c'est cela l'objet du débat de cette élection. Des militants, des cadres fédéraux, des élus pensent que le devenir du PS passe par une rénovation profonde de nos modes de fonctionnement, de nos pratiques et ce changement des pratiques  est le gage d'une nouvelle crédibilité du PS.


28/03/2018
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