Rénovons le PS en Languedoc

2018


Cherche tête de liste aux européennes : candidats non sérieux s'abstenir...

 

On va avoir bientôt plus de refus pour prendre la tête de liste aux européennes que de places sur la liste ! Il faut dire que l'enjeu est de taille. le PS est sous les radars dans les derniers sondages, c'est-à-dire en dessous des 5% (4,5 exactement). Pour mémoire, en dessous des 5% le PS n'aura pas de députés européens, en dessous de 3% il n'aura pas de remboursement de sa campagne. 

 

Certes, les européennes n'ont jamais été pour le PS l'élection la plus facile. La dispersion des candidatures à gauche , le caractère inaudible du PS ne vont pas arranger les choses. On comprend bien que dans ce contexte,  il ne va pas falloir se louper sur le choix d'une tête de liste.  C'est peu dire que les cerveaux bouillonnent dans les hautes sphères du PS. On a tenté un socialiste belge, Marisol Touraine. certains sont même allés solliciter Hollande qui a refusé. A contrario, certains qui s'y seraient bien vus (Moscovici, Dray) mais ils n'ont pas été retenus. A ce jour, les bookmakers pronostiquent le choix d'un député européen sortant. Deux challengers sont sur les tablettes, Eric Andrieu et Christine Revault d'Allones - Bonnefoy. Les deux ont des attaches locales. Le premier est le mieux connu puisqu'il fut l'ancien 1er fédéral de l'Aude et le 2e de liste aux dernières européennes dans la grande région. La seconde a moins de notoriété dans la région. Il faut dire qu'elle a seulement failli être députée de l'Hérault. Pendant la période de la tutelle, il lui avait été proposée d'être parachutée sur la "golden circonscription" de l'Hérault, c'est-à-dire la 2e. La levée de bouclier des caciques locaux avait alors annihilé le projet d'Alain Fontanel responsable de la tutelle ( et actuel cadre de la république en marche….). 


06/10/2018
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Le PS prépare les européennes

 

C'est jeudi prochain, le 11 octobre, que les militants socialistes sont appelés à choisir le texte d'orientation du PS pour les élections européennes. Le choix du jeudi 11 s'inscrit dans un calendrier plus européen, celui du congrès du PSE le 19 octobre. Pour comprendre les enjeux de ce texte, il faut revenir sur la question du PSE.  Celle-ci est double. Il s'agit tout d'abord de la question de la cogestion avec la droite au parlement européen et ensuite la question de la ligne idéologique du PSE. Avec l'affaiblissement de la social-démocratie en Europe et l'ouverture à l'est,  projet originel de la social-démocratie s'est plus qu'amendé. Cet état de fait aboutit à une véritable interrogation sur ce que sera la ligne programmatique du PSE et le leader de sa campagne à l'échelle européenne. IL faut dire que les deux principaux candidats sont un nationaliste de gauche slovaque et un social-libéral autrichien. C'est dans cette logique que le PS français veut faire adopter un texte qui se veut à la gauche du PSE. Jusque là, ce texte pouvait faire consensus, même si on pouvait avoir beaucoup à redire sur son contenu. Mais le point de blocage n'est pas venu du texte. Il vient de ce que pourrait être la ligne du PSE et le choix de son chef de campagne. Concrètement, la gauche a souhaité que le PS fasse un choix entre les différents candidats et se donne une "clause de revoyure" en fonction des choix du PSE. Mais Olivier Faure a refusé de prendre une position (une seconde nature chez lui…) d'où le choix de la gauche du parti de proposer un second texte. 

 

On va pas se cacher les choses. Envoyer les textes aux militants une semaine avant le vote, c'est la quasi-certitude que la plupart des fédérations n'auront pas de débats sur ce sujet. Pas forcément une bonne chose pour la démocratisation de nos pratiques. Pas forcément non plus une bonne nouvelle pour la minorité. 

 

Ceci étant dit, il faut être logique. Tant que le PSE restera dans une politique de cogestion avec la droite, tant que l'on aura pas clarifier ce qu'est la social-démocratie à l'échelle européenne, on a peu de chances d'être très audible et de progresser au sein de l'union européenne… 


06/10/2018
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Conférence débat de la section socialiste de Lodève

 

 

Vendredi 28 septembre, la section socialiste de Lodève organise une conférence débat sur le thème suivant "Vivons nous en démocratie ? ". 

Alors que le gouvernement actuel ne cesse d'attaquer la légitimité des corps intermédiaires, quelle est la place de la société civile dans le corps démocratique ? 

 

Lieu : restaurant La Citadelle, restaurant Francis Morand

 

18h30

 

Flyer


27/09/2018
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Elections et métropole : vers un rendez-vous démocratique manqué ?

 

La loi instaurant en 2014 le statut des métropoles (loi MAPTAM) avait prévu que le législateur devait, d'ici les élections municipales de 2020, mettre en place l'élection au suffrage universel direct des conseillers métropolitains. Cette démocratisation annoncée était le pendant d'un transfert accru des compétences communes vers l'intercommunalité. En effet, en devenant métropole, l'intercommunalité montpelliéraine a récupéré des champs d'intervention communaux emblématiques (voirie, espaces publics, PLU intercommunal, stationnement, etc...). De fait, on se retrouve dans une situation paradoxale. les électeurs sont très attachés à leurs communes, votent massivement aux élections municipales. Mais finalement, de plus en plus, ils votent pour une institution dont les compétences se sont singulièrement rétrécies au bénéfice de la métropole. 

 

Pour pallier cette question démocratique, les dernières élections municipales avaient donné lieu à une évolution de la désignation des conseillers d'agglomération (devenus métropolitains par la suite). Lors de l'élection municipale, pour les communes de plus de 1000 habitants (toutes les communes de la métropole, sauf Montaud), les listes en compétition devaient proposer, sur leurs bulletins, une liste de conseillers municipaux et une liste de conseillers communautaires. L'idée était de faire en sorte que les électeurs comprennent que l'élection municipale sert à la fois à débattre de la gestion municipale mais aussi à le faire pour celle de l'intercommunalité. Le résultat n'a pas vraiment été à la hauteur de l'enjeu. Les campagnes électorales sont restées centrées sur le clocher local.

 

La Loi MAPTAM avait décidé, dans son article 54, d'aller plus loin et d'instaurer une élection au suffrage universel direct. Mais, pour transformer les règles du jeu électoral, il faut que la nouvelle loi soit votée avant le 1er janvier 2019, c'est-à-dire un an avant l'élection municipale. Pour être honnête, le gouvernement Vals s'est bien garder de trancher ce dossier, reportant à 2019 une loi qui aurait dû être votée en 2017. IL faut croire que le gouvernement actuel ne va pas faire mieux. Il ne reste en effet que quelques mois pour voter ce texte. Sur l'agenda parlementaire annoncé, aucun projet de loi à l'horizon. Autant dire qu'il y a de fortes chances qu'en 2020 les règles électorales soient identiques à celles de 2014... 


15/09/2018
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Européennes : vers un éclatement historique de la gauche

 

Les sondages suivent et se ressemblent... La gauche part aux européennes avec des perspectives électorales peu enthousiasmantes. Selon le dernier sondage en date, la gauche est à un étiage à 30 %. Certes, on pourrait se dire que cela serait pire. Après tout, en 2014, la gauche n'avait pas dépassé les 35%. De fait, c'est surtout la droite qui trinque dans les intentions de vote avec une perte de 10 points par rapport à la dernière élection. Ces résultats tendraient à démontrer que LREM va surtout grignoter la frange centriste de l'électorat de droite. 

 

Pour la gauche, la difficulté de cette élection n'est, ceci étant dit, pas seulement son score global, mais plutôt l'émiettement de son offre politique. On part en effet vers une offre politique démultipliée à gauche. Cette situation est liée bien évidemment aux conséquences de la présidentielle. La gauche est en pleine reconstruction. Le schéma qui existait depuis les années 1970, c'est à dire l'hégémonie du PS sur la gauche a - au moins provisoirement - vécu. Les cartes étant rabattues, chacun veut se jauger. C'est d'autant plus vrai que se joue en 2020 et 2021 les élections territoriales. La question, du coup, n'est pas tant les élections européennes en elles-mêmes que la définition des rapports de forces au sein de la gauche. Il est bien évident que les résultats des prochaines élections seront l'une des données à partir desquelles se mesureront le poids des forces de gauche en vue des prochaines municipales. Chacun veut donc se compter. Autant dire qu'il ne faudra pas se louper pour cette campagne des européennes. A ce jour, si on prend la base des sondages, seuls deux partis de gauche (EELV et FI) dépassent le seuil fatidique des 5% donnant droit à des élus. le PS est donné à un score historiquement bas, moins de 5% des voix. Il faut dire que la transparence du parti, son leadership introuvable, une ligne qui se cherche encore, cela n'aide pas à attirer les électeurs. IL va falloir sérieusement se bouger. Et autant dire que le PS ne va pas devoir se tromper, ni sur le casting de sa liste ni sur son programme. Les choix qui seront ceux du parti à l'automne vont être décisifs. Ils auront un impact à la fois sur les élections européennes, mais aussi sur la place du parti aux prochaines élections locales. 

 

Avec un peu d'enthousiasme, on va donc espérer que notre organisation va faire preuve de plus d'efficacité politique que ce qu'elle a pu démontrer ces dernières années.... 


14/09/2018
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