Rénovons le PS en Languedoc

Cumul : un recul ou un recul ?

 

Mais oui, on a bien choisi de soutenir maintes fois le principe du non cumul des mandats. Les militants l'ont décidé, le candidat à la présidentielle s'y est engagé comme les candidats aux législatives d'ailleurs qui avaient signé un engagement en ce sens. Quelques temps avant de quitter la direction du PS Martine Aubry avait écrit aux récalcitrants dans des termes particulièrement clairs.

 

Depuis.... on patine. Certes, l'essentiel des députés socialistes ont accepté la règle du Parti et de ses militants. Il n'en reste pas mois qu'une poignée d'irréductibles s'assoie allègrement sur les règles collectives du Parti. Les arguties ne manquent pas pour justifier l'attente : Désormais, on ne se contente pas d'appliquer les règles et les promesses. On en appelle à une loi. Mais on appelle pas trop fort,.... histoire que la loi ne vienne pas trop tôt. Après les chantres de la modernité dans le Parti (Colllomb, Rebsamen...) voici maintenant que Valls souhaite une loi pour 2017, soit après les municipales, les sénatoriales, les régionales, européennes et départementales. Rien que cela !

 

Certains estimeront que Harlem Désir, a, de bon droit, rappelé les engagements qui sont les nôtres. On ne saurait s'en plaindre. Il rappelle a juste titre la nécessité de faire voter une loi avant les municipales. C'est pas une mauvaise chose, certes, mais j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi le PS doit attendre une loi pour appliquer des principes qu'il s'est lui-même imposé ? Renvoyer le débat à la Loi, s'est faire oublier que le Parti est incapable de faire respecter ses principes à ses élus récalcitrants.

 

De tout cela, on retiendra deux choses :

 

- La grande majorité des parlementaires qui a accepté le principe du non cumul a été bien con de le faire puisque ceux qui ne l'ont pas fait n'ont subi aucune sanction. De ce point de vue, on ne peut que constater que la mairie de Montpellier et le conseil général de l'Hérault ont été exemplaires sur la question.

- A force de tergiverser dans l'application de nos engagements, il faudrait quand même se demander si ce ne sont pas nos électeurs qui vont finir par tergiverser en 2014, 2015 et 2017. A chacun d'assumer ses responsabilités. Les militants l'ont fait très tôt en demandant le non cumul. A nos dirigeants, dans le Parti et au Gouvernement, d'être à la hauteur de cet engagement.

 



17/02/2013
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