Rénovons le PS en Languedoc

Boite à gifles chez les réformistes..

 

On connaissait l'opposition interne au PS entre la tendance majoritaire derrière François Hollande et la gauche du parti. On mesurait la compétition interne au sein de la motion B avec 4 candidatures annoncées à la primaire de Janvier. Voici venu maintenant la compétition interne entre les apôtres du réformisme au sein du PS.

 

 

Les clivages entre la majorité et la gauche du parti ont un sens, celui de la définition de ce que doit être une politique de gauche. On reste beaucoup plus circonspect sur les rivalités qui se font jour entre les trois têtes d'une même ligne idéologique, Hollande, Valls et Macron. Sur le fond, pas grand chose ne distingue la ligne idéologique des trois compétiteurs. Porteurs d'une libéralisation de ce que devait être la ligne économique du PS, les nuances sont subtiles entre les trois qui ont tous soutenus les lois El Khomeri et Macron. In fine, la seule explication de leur rivalité est leur stratégie personnelle. Hollande veut y aller malgré des sondages en berne. Il n'hésite plus, dès lors, à tacler Manuel Valls, lui rappelant qui est le chef sous la Ve république. Valls pense qu'Hollande est devenu un boulet et veut donc y aller. Pour ce faire, il accentue la décrédibilisation d'Hollande. Ces petites phrases sur la nécessité d'être un dirigeant crédible d'aujourd'hui visent donc évidemment Hollande. Enfin, pour faire bonne mesure il tape sur Macron qui envoie des piques aux deux autres. 

 

Tout cela n'augure rien de bon pour la suite. A trop taper sur Macron, on l'exonère de beaucoup de choses. De même, la guerre des nerfs entre les deux têtes de l'exécutif risque de laisser des traces au PS. Le drame, c'est que les arguments de cette compétition laissent songeurs. Dire qu'il faut de l'expérience et une vision pour être gouvernant selon Valls, c'est bien. Il aurait juste fallu démontrer que l'on disposait de ces deux qualités au pouvoir... Dire que tout cela empêchera la gauche d'être au 2e tour, c'est quand même oublier que l'on a tout fait pour abandonner l'union de la gauche et donc aboutir à multiplier les candidatures à gauche.

 

En tout état de cause, nos camarades de la majorité vont avoir beaucoup de mal, dans les semaines qui viennent, à nous faire la leçon sur l'unité du parti. 

 



16/11/2016
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