Rénovons le PS en Languedoc

4 candidats pour une lune de Miel (sic)

 

Nous connaissons notre 4 challengers pour le prochain congrès. On connait le résultat final. ce sera un homme puisque aucune candidature féminine n'a été déposée ou acceptée. Je pensais devoir me tordre quelque peu les neurones pour choisir, mais finalement le choix est assez simple.

 

Pour arriver à ce raisonnement, il faut partir de l'état du PS et de son nécessaire positionnement à venir. Pour le dire clairement, on est sous l'eau. Un parti inaudible dans son discours et son positionnement, qui subit une hémorragie sévère de ces militants et se fait régulièrement laminer aux élections. Les deux dernières élections législatives partielles en disent long sur notre état de forme politique.

 

Dès lors, comment relever la tête ? Jusque là,  la direction du parti a fait un choix hasardeux : attendre et lancer un débat avec la société. Ce qui devait arriver arriva. Le débat n'a pas vraiment intéressé la société.... Comme la défunte belle alliance, ce fut un gros bide. Et à force d'attendre pour clarifier la ligne politique du parti, les gens ne se demandent pas quelle est la ligne politique du PS mais plutôt où est le PS ?

 

Maintenant, il faut donc tenter de rebondir. mais comment ? La première condition est d'affirmer clairement une ligne. Grossièrement, on a deux pôles qui s'affrontent sur la question.

 

 

Le premier pôle est issu des cendres du hollandisme, avec Le Foll et Olivier Faure. Ils jouent sur le légitimisme hollandais... avec le succès qu'on lui connait. Si Le Foll joue sur certains réseaux hollandais, Faure essaie lui de construire la synthèse avant la synthèse, captant notamment les réseaux aubrystes, les restes de l'ancienne motion D, une partie des montebourgeois. Le problème de cette offre est une ligne pas forcément si simple que cela à lire. Le Foll a été très ambigu sur son positionnement face à Macron qui n'a d'ailleurs pas jugé utile de lui opposer un candidat aux législatives. De son côté, Faure n'est pas plus clair. La double peine, avec Faure, c'est d'être le prototype de ce qui mène le PS dans le mur en terme idéologique. Un candidat attrape-tout, qui capte notamment ceux qui n'osent plus se compter. Si c'est comme cela qu'on compte s'en sortir... il va falloir une bonne dose d'espoir.

 

le second pôle considère que l'avenir du PS passe par une orientation beaucoup plus claire à gauche. L'avenir du PS, ce n'est pas de devenir le radical-socialisme du macronisme. Comme Mitterrand l'avait compris à son époque, il faut s'adapter au contexte pour survivre.... bref, le PS sera à gauche ou ne sera pas. On revient donc à l'union de la gauche. ce ne fut jamais une mince affaire. Il faut avoir en mémoire le vote "classe contre classe" du PC dans les années 1920, et les relations PS / PC sous la IVe et les débuts de la Ve République. Mais on n'a jamais gagné sans union à gauche. Sur cette ligne, on retrouve deux candidats, Carvounas et Maurel. Le premier est un vallsiste repenti. Bon, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis. Mais là, il est vrai que le grand écart est saisissant. Certains y croient localement, même à la gauche du parti. C'est rigolo quand on connait la très forte proximité de Carvounas avec Philippe Saurel. Ceci étant dit, le bonhomme n'est pas antipathique. Enfin, reste la candidature de la gauche du parti incarnée par Maurel. Une ligne de gauche qui s'ouvre au centre du parti. Dans un contexte où il faut rassurer nos partenaires politiques réels ou potentiels, c'est la ligne qui présente le plus d'efficacité politique dans un avenir immédiat. Et le message ne devrait pas tarder à être envoyé : les élections municipales, c'est dans deux ans. Autant dire que c'est déjà demain. Il devient urgent d'envoyer un message fort.



06/02/2018
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