Rénovons le PS en Languedoc

2008


Faut-il quitter le PS ?



La question clef est d’abord de savoir pour quoi faire. Quel est l’état de la gauche du PS ? C’est un monde de plus en plus compliqué. On avait déjà trois composantes troskystes, le PC auxquels il faut rajouter les verts et la nébuleuse alter-mondialiste. Déjà, la situation apparaissait complexe. Elle ne s’arrange pas. La création du NPA ne simplifie pas la situation puisque ce mouvement s’est structuré uniquement autour de Besancenot. LO et le PT restent à part du mouvement. Par ailleurs, les Verts jouent une autre stratégie, celle de la réconciliation « historique » de l’écologie politique. Enfin, un troisième pôle émerge autour du couple Parti de Gauche-PC…. Mais une partie du PC n’y est pas favorable, derrière Robert Hue notamment (d’où l’expression « à hue et à dia »…). Les élections européennes, qui ont toujours été une élection « défouloir » (c’est malheureux mais c’est comme cela…) vont permettre de jauger l’efficacité de ces réorganisations. Ceci étant, la suite n’est pas des plus simples. Les principaux vainqueurs risquent d’être les Verts et surtout le NPA. Est-ce à dire que ces deux composantes vont être l’axe de la recomposition de la gauche du PS ? Rien n’est moins sûr. Le Pole de gauche et le PC sont dans une situation complexe. Alliés du PS, peuvent-ils changer de système de coalition ? Rien n’est moins sûr. Il existe par ailleurs une méfiance fondamentale du NPA qui n’a pas les effectifs du PC (50 000 environ) et qui joue le déclin du PS. Les Verts restent isolés et leurs stratégies d’alliance les renvoient vers le PS. Bref, dans cette conjoncture, il n’est pas dit qu’il soit plus simple de quitter le PS que d’y rester… Le drame de la situation actuelle, c’est que cet éclatement ne fait que le bonheur de la droite. Si la gauche du PS devenait une véritable alternative politique, on pourrait imaginer un gain, à terme, pour la gauche en général. C’est le contraire qui devrait malheureusement se produire, éparpillant les voix de gauche au bénéfice de l’UMP. La seule option pour éviter cela reste la capacité du PS à reconstruire sa crédibilité politique. Les débuts de 2009 risquent d’être cruciaux pour la suite…. Paris Match publie un sondage qui donne pour l’instant le PS à 22 % pour les européennes (ce qui est loin d’être un mauvais score), 16% pour l’ensemble de la gauche du PS puis 11 % pour les verts (//www.parismatch.com/parismatch/Dans-l-oeil-de-match/Reportages/Exclusif-Paris-Match-Ifop-Premier-sondage-elections-europeennes.-Le-PS-et-l-UMP-a-22/(gid)/60208/).


23/12/2008
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2009, l'année de toutes les réformes territoriales

 L'année qui vient ne sera pas de tout repos. Deux réformes sont en cours qui devraient  aboutir durant le 1er semestre.

La première est le redécoupage. La pression démographique fait que l'Hérault va obtenir une voire deux nouvelles circonscriptions législatives. L'hypothèse qui semble être retenue est celle d'un redécoupage global de l'ensemble des circonscriptions du département. Reste à voir si l'Etat opèrera un charcutage ou un redécoupage négocié. Les interrogations sont nombreuses. En premier lieu, la question de JP Grand dont une partie de l'UMP veut la tête. Il reste par ailleurs à savoir qu'elles seront les circonscriptions les plus favorables à la gauche dans le nouveau paysage.  Enfin, ce redécoupage en cache un autre, celui des cantons. Les différentiels de population sont de plus en plus marqués dans l'Hérault entre les cantons les moins peuplés et les plus peuplés. Le nouveau redécoupage devrait se faire principalement dans la zone montpelliéraine (Montpellier 9, Castries, etc...) et la zone littorale... avec l'éventualité d'accroître la part des fréchistes dans la majorité départementale.

La deuxième réforme est celle que concocte actuellement le comité Balladur. On a du mal à mesurer ce que vont être ses conclusions et le volontarisme de l'Etat. À priori, le département, en tant que tel, ne devrait pas disparaître, d'autant plus que Sarko a défendu les communes au congrès de l'AMF et n'évoque de réforme que si consensus entre les différents acteurs. Deux types de questions sont, de fait, plus fondamentale:
- la question du système électoral. L'idée la plus en vogue est la création d'élus territoriaux à deux têtes, à la fois conseillers généraux et régionaux. L'idée est de réduire le nombre d'élus et de renforcer la cohérence d'action des deux institutions. Le résultat laisse néanmoins dubitatif : qui sera le vrai vainqueur de cette réforme : les élus départementaux ou les présidents de région ? Il y a fort à parier que ce soit les premiers, qui ont la meilleure implantation territoriale.
- La question des compétences. Soit il s'agit de transférer des compétences d'une collectivité à l'autre, soit de hiérarchiser les acteurs, soit de remettre en cause les modalités de mise en oeuvre de la clause générale de compétences.
Le problème de cette commission c'est que Sarkozy souhaite poser le problème mais il n'est pas sûr qu'il ait une idée précise du résultat qu'il souhaite obtenir....



19/12/2008
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Doublement de l’A9 : que va apporter le père Noël ???



On attend toujours la circulaire ministérielle donnant le tracé définitif du projet de doublement de l’A9. Force est de constater que l’Etat a du mal à respecter son calendrier et affiche du retard à l’allumage. En fait, la situation actuelle est celle d’une incertitude structurelle sur le devenir de ce projet. Une des premières raisons est l’existence d’un recours devant le CE déposé par la mairie de Lattes et l’ADQVEB de Baillargues. L’autre vraie raison qui risque de faire durablement pencher la balance est cependant d’une autre nature : ce sont les enjeux financiers autour de ce projet. Entre le devis initial et le projet actuel, la facture a sensiblement augmenté… pour tout dire, elle a quasiment doublé. Du coup, le débat entre l’Etat et ASF est de savoir qui va payer la « douloureuse » et chacun se renvoie la patate chaude. On devrait être fixé dans les semaines à venir.
Pronostic du Webmaster : 2 chances sur 3 que le projet ne se fasse pas.


16/12/2008
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Médiathèques…. Cela coince toujours !


La crise couve toujours dans les médiathèques de l’agglomération de Montpellier. On pensait que c’était plié…. Il n’en est rien ! Alors que l’UNSA et FO ont accepté les propositions de l’agglomération (dimanche payé double, entre autre chose…), la mobilisation des opposants au travail le dimanche ne faiblit pas. Résultat : samedi dernier, il n’y a jamais eu autant de grévistes dans les médiathèques. La plupart des agents suivent la ligne SUD et apprécient peu que les responsables FO et UNSA, après avoir en AG décidé de suivre la ligne dure, aient choisi de négocier avec le DGS de l’Agglo, Delacroix. On attend début janvier la prochaine AG du personnel pour connaître la suite des évènements. En attendant, c’est toujours la grève le samedi et les positions restent figées. Reste à savoir ce que sera la situation à la rentrée 2009. L’agglo est-elle en capacité d’offrir d’autres choix (ouverture le lundi plutôt que le dimanche, emploi de stagiaires étudiants pour ouvrir le dimanche….) ? SUS est-il prêt à accepter de négocier ? Beaucoup de choses vont dépendre de l’AG de rentrée…. à laquelle on ne devrait pas voir les syndicalistes FO et UNSA…..


PS : à part Montpellier journal, on ne peut pas dire que cette grève intéresse les médias locaux....


16/12/2008
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Préfet de région, le poste de tous les dangers !

C'est peu dire que le poste doit faire réfléchir les candidats quand on regarde les statistiques locales. Être préfet de l'Hérault, c'est accepter la réalité d'un poste éjectable... Soit le titulaire préfère jeter l'éponge, soit il se fait éjecter... Cette fois, ce sont les deux députés UMP de Montpellier qui lui font la peau si l'on en croit la presse locale. Pour une fois que ce n'est pas Frêche qui lui rentre dedans, c'est à désepérer du poste.
Le préfet Schott avait ces caractéristiques du corps préfectorale dans ses traditions les plus ancrées.... en bien ou en mal. Parfois rigide, il n'en demeure pas moins qu'il était d'abord un représentant de l'Etat et défendait sa vision de l'intérêt général. Son déplacement semblerait attester que ce n'est pas forcément cette vision là que défend l'UMP aujourd'hui. On souhaite bien du courage à son successeur. À la veille des régionales, on imagine que la pression de l'UMP sur certains dossiers sensibles (agglo, décharge, TGV...) va aller à son maximum. Il n'est pas dit que dans six mois le nouveau titulaire ne regrette pas la joie de vivre de la Seine St Denis.

Bon courage !

13/12/2008
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