Rénovons le PS en Languedoc


Vote des sénateurs de l'Hérault sur la carte régionale

 

Les sénateurs ont voté hier le projet de loi relatif au redécoupage régional. Le texte remet en cause la fusion Languedoc - Roussillon / Midi Pyrénées.

 

Voici la position des 4 sénateurs de l'Hérault :

 

Ont voté pour le texte et donc contre la fusion : Jean-Pierre Grand, UMP,  (qui n'est pas à un revirement près...), François Commeihnes UMP, et Robert Navarro  (sans étiquette) (qui lui aussi semble avoir changé de nouveau d'avis)

 

Le dernier sénateur, Henri Cabanel s'est abstenu, comme la plupart des sénateurs socialistes.

 

 

On attend désormais le passage en deuxième lecture à l'Assemblée, cette dernière devrait logiquement revenir à la carte qu'elle avait voté en première lecture.

 

Ps : sur le vote des amendements proposés pour fusionner LR et MP, ont voté pour Grand et Cabanel, a voté contre Commeihnes alors que Navarro n'a pas pris par au vote. Pour le reste de la région, à gauche, on voté contre cet amendement Sutour pour le Gard et Alain Bertrand, Hermeline Malherbe. Les sénateurs socialistes de l'Aude et du Gard ont voté pour. Les sénateurs UMP de la région ont voté contre (sauf Grand)

 

On notera, pour l'Hérault, que Commeihnes et Cabanel sont relativement cohérents dans leur vote. Grand a, pour sa part, voté l'amendement mais a voté le texte malgré le rejet de l'amendement ! Enfin, on notera que Navarro, lui, n'a pas pris par au vote sur l'amendement, mais a voté aussi le texte comme Grand.

 

 

 


31/10/2014 0 Poster un commentaire

Le BFA sous tensions

 

La semaine dernière se réunissait le BFA en vue de préparer l'organisation des investitures pour les élections départementales de mai 2015. La réunion a été quelque peu tendue. En effet, le BFA a été réuni le 20 octobre, alors que les militants ont tous reçu, quelques jours avant cette date, une circulaire fédérale datée du 17 octobre 2014 précisant l'application de la circulaire nationale et expliquant le travail qui allait être mené par le BFA.

 

Pourquoi s'étonner, dès lors, qu'au cours de la réunion, des membres du BFA aient trouvé saumâtre d'être informés à posteriori de cette circulaire signée par le 1er fed, le trésorier fédéral, le secrétaire aux élections, et le président du BFA ???

 

Il est vrai que le contenu de la circulaire a de quoi faire tousser. Il prévoit ainsi d'organiser entre le 5 et le 14 novembre, une réunion dans tous les cantons de l'Hérault, soit dans les 25 cantons du département. Cela veut dire plus de deux cantons par jour... tous les jours ouvrables de la période concernée, sachant qu'on a un jour férié au milieu ! Enfin, on a connu des formulations plus heureuses dans une circulaire, notamment quand il est évoqué que dans les réunions cantonales, l'ensemble des secrétaires de sections, les membres du BFA et le 1er fédéral élaboreront collégialement les listes. Il nous semblait pourtant que ces listes étaient de la seule responsabilité du BFA !

 

Le débat a donc été plutôt tendu, quelques membres s'étonnant de ce timing et de ces modalités d'organisation, alors que le BFA n'a pas été réuni depuis 6 mois. Jean Louis Gely n'a pas forcément bien vécu la situation, menaçant de remettre sa démission... La prochaine réunion, prévue en fin de semaine, devrait permettre d'y voir un peu plus clair, notamment sur Montpellier. En effet, c'est sur le chef lieu du département que les questions devraient être les plus complexes, d'une part vu l'ampleur du redécoupage, d'autre part parce qu'on risque de voir émerger plusieurs candidatures à l'investiture, ce qui sera moins vrai ailleurs dans le département.

 

En attendant, il faut aussi voir l'aspect positif de cette circulaire puisqu'elle nous dit, noir sur blanc, que les listes ne bougeront plus à partir du 18 novembre, c'est à dire 15 jours avant le vote comme le prévoit la circulaire nationale. On ne pourra donc pas modifier la liste la veille du vote, ce qui avait plus que fait débat lors des investitures aux municipales de mars dernier. Il reste juste à finaliser les fichiers pour cette date à Montpellier.... un travail qui promet des soirées bien occupées.... et petite poire pour la soif, le BFA devrait trancher d'ici là la question des quelques dizaines de cartes en suspens à Montpellier pour savoir si elles doivent ou pas être intégrées dans le fichier électoral.


27/10/2014 11 Poster un commentaire

Recours contre les élections sénatoriales dans l'Hérault

 

Une militante d'Anticor a déposé un recours devant le conseil constitutionnel pour remettre en cause les élections sénatoriales dans l'Hérault. Cette affaire est actuellement en instance, le conseil ayant déjà rejeté 3 recours des 17 recours déposés sur toute la France, estimant les griefs infondés. Il lui reste donc encore à se prononcer sur 14 recours, dont celui de l'Hérault.

 

La requérante conteste la validité de l'élection de Robert Navarro, revenant sur la question de la convocation du conseil régional décalée d'un jour supplémentaire au delà du délai d'un mois pour tomber le lendemain du scrutin. Le tribunal administratif de Montpellier avait donné raison à Robert Navarro sur cette question. La militante d'Anticor demande, elle, au conseil constitutionnel, de se prononcer sur le sujet, et le cas échéant, invalider totalement ou partiellement le résultat de l'élection. Il reste à savoir si le conseil suivra le TA de Montpellier ou décidera de remettre en cause cette décision, c'est à dire considérer que dépasser la date d'un mois pour convoquer le conseil régional a constitué une manoeuvre pouvant influencer le scrutin...


27/10/2014 5 Poster un commentaire

Unité, unité, je chéris ton nom....

 

On en a connu des psychodrames au PS, mais en ce moment, on touche le fond et on sent bien que tout le monde est à cran. Entre les débats sur la politique du gouvernement, les querelles de personnes, les déclarations incongrues et dans l'excès à droite et à gauche, on a même du mal à suivre toutes les péripéties du moment, sachant que de nouvelles nous attendent demain.

 

Cambadélis, ce soir, envoie aux militants un appel au cessez le feu entre les différents protagonistes et à l'unité du parti. Effectivement, cela ne pourrait pas faire de mal. Mais est-ce que cela sera suffisant, c'est autre chose... En effet, il faudrait se poser la question de savoir comment réguler les tensions qui animent le PS et se demander ce qui donne autant d'intensité aux frictions entre membres d'un même parti.

 

La réalité est assez simple à comprendre. Les perspectives politiques à court terme et à moyen terme apparaissent plus que sombres. Dans le climat actuel, le problème n'est pas qu'un problème interne au PS. C'est le problème de la gauche en général. Le PS était l'organisation politique au centre de la gauche, faisant le pont entre sa gauche et sa droite. Son positionnement idéologique lui permettait d'amalgamer des alliances allant du radicalisme au communisme en passant par les verts. Le revirement récent, impulsé par Vals, transforme totalement le jeu en décalant le PS vers la droite. La conséquence première est évidente, à la gauche du PS, on rue violemment dans les brancards, estimant que le pacte initial de l'union des forces de gauche n'existe plus. Résultat, c'est la double peine : à la gauche du PS, on est de moins en moins désireux de s'allier avec le PS, une perspective que l'on va prendre dans les dents lors des prochaines élections départementales avec la perspective d'une perte très significative de conseils départementaux. Par ailleurs, on se retrouve avec un seul allié, à droite, le PRG qui joue un chantage qui est loin d'être affectif. La conséquence est donc simple, on va dans le mur électoral pour les prochaines élections.... dans l'attente des suivantes. On comprend que dans un parti qui compte nombre d'élus, cela rende extrêmement nerveux. Cette anxiété, elle est doublée d'un constat, c'est ce que revirement n'est pas compensé par des résultats en termes économiques et sociaux et on a choisi de taper sur une partie de notre électorat pour renflouer les caisses de l'Etat. On peut comprendre que cela rende nerveux les élus qui vont aller rencontrer leur électorat d'ici peu.

 

La crispation de la gauche génère celle du PS où se défendent globalement deux lignes. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de régulation entre ces deux lignes. Hollande s'est fait fort, dans sa carrière à la tête du PS, de construire des synthèses. Il a globalement pu piloter le PS comme cela pendant dix ans, pilotant au centre. Mais cela a débouché sur un certain nombre d'effets pervers. Le premier, c'est l'absence de ligne et de vision claire de la société. A force de vouloir amalgamer les contraires, cela ne pouvait forcément qu'arriver. Du coup, le PS s'est endormi dans une paresse intellectuelle qu'il paie au prix fort une fois au pouvoir. En effet, depuis 2012, on voit bien que l'exécutif essaye plusieurs recettes, sans que l'on ait toujours l'impression qu'il y ait une cohérence d'ensemble. Enfin, Hollande gère l'exécutif comme il gérait le parti. Il a constitué un gouvernement avec les différentes tendances du parti, proposant notamment à une partie de l'aile gauche (Hamon, Montebourg) ce dont ils rêvaient depuis tout petits, c'est à dire être ministres. Mais le problème, c'est qu'il a progressivement oublié toute perspective de synthèse, oubliant au passage des pans entiers du programme défendu en 2012. L'arrivée de Vals a été le catalyseur de cette dynamique, affichant clairement un positionnement plus libéral que son prédécesseur. le résultat, on le connaît, une partie des parlementaires et du parti sont vent debout et Vals a joué la tension pensant que de toute façon, les frondeurs n'iront pas jusqu'au bout, c'est à dire faire chuter le gouvernement. Depuis, la tension ne cesse de croître.

 

Alors effectivement, les déchirements deviennent criants dans le parti que le parti devient de moins en moins crédible en tant qu'organisation. La question est de savoir si on peut trouver une solution. J'ai bien lu l'appel de Cambadélis, plein de bonnes intentions et de postures. Mais j'ai bien peur qu'il ne propose réellement de solutions miracle pour traiter le problème de fond. Or, si on ne traite pas les problèmes, comment espérer sortir de la crise ? La difficulté, c'est que le coeur du problème, il est entre une part conséquente du parti et des élus et le gouvernement. or, dans notre histoire, on a eu rarement à traiter ce problème parce que globalement, le parti se satisfaisait de l'action du gouvernement. La seule exception, on l'a connue dans les années 1950, avec la position du gouvernement Guy Mollet sur la question algérienne. On a vu ce que cela a donné... sur fond de défaite électorale et de scission. La seule question qui vaille donc d'être posée, c'est donc de reconstruire un dialogue entre l'exécutif et le Parti. cela veut dire que le premier secrétaire doit imposer ce dialogue. Or, quand on est au pouvoir, il est d'abord une courroie de transmission entre l'exécutif et le parti. Autant dire qu'il va falloir changer de rôle.... et porter des solutions plutôt que de rester dans l'incantation.... 


23/10/2014 11 Poster un commentaire

Le rejet de la carte régionale ou comment se tirer une balle dans le pied...

 

Midi Libre glose beaucoup, ces derniers jours, sur le choix de la commission spéciale du Sénat de proposer de remettre en cause la fusion Midi Pyrénées / Languedoc/Roussillon et donc sur la perspective de "sauver la région". En parallèle, une partie des élus du Gard monte au créneau sur l'éventualité de rattacher le Gard à PACA, estimant que ce département est plus proche d'Avignon et Arles que de Toulouse.

 

Concernant la question de la fusion, il est temps d'attendre. En effet, la position de la commission n'engage en rien le Sénat et de toute façon, c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot en cas de conflit. Concrètement, il y a peu de chance que le projet de fusion soit remis en cause. D'une part parce que l'Assemblée risque fort de préserver la carte qu'elle a adopté en première lecture, d'autre part parce que prendre cette option pour le LR pose la question de la rationalité de la réforme dans sa globalité. En effet, il serait temps de sortir la tête du trou et de regarder la réalité. Le Languedoc, c'est le 18e PIB régional par habitant sur 22 régions. Autant dire que comme compétitivité, cela se pose là. Si l'argument c'est de faire des régions " compétitives", cela n'a aucun sens de ne pas traiter du cas du Languedoc-Roussillon.

 

In fine, la probabilité la plus importante, c'est la perspective de la fusion Languedoc Roussillon / Midi Pyrénées. Ce qui du coup pose un problème politique pour une partie de nos élus. En effet, nombre d'entre eux, dans la région, ont signé la pétition contre la fusion régionale (http://www.laregion.fr/signataires/225-la-region-languedoc-roussillon-notre-avenir-commun.htm?signataires=1#signatairesListe). Il est bien évident que si la nouvelle région se crée, cela va du coup devenir compliqué de postuler à la tête de liste pour une région que l'on ne veut pas ! Ou alors, il faudra être très bon dans la pédagogie. Or, une partie de ceux qui postulent à de future tête de liste régionale ou départementale dans l'Hérault et le Gard ont signé la pétition...

 

Mais le plus compliqué reste à venir, c'est la question du Gard qui resurgit dans le débat. En soit, on peut comprendre les arguments. Nîmes est effectivement, pour partie,tourné  vers les Bouches du Rhône et le Vaucluse et d'ailleurs Vichy avait rattaché le Gard à Marseille. On comprend, dès lors, que dans ce département plus qu'ailleurs, la question du rattachement face débat alors qu'elle le fait moins dans les autres départements. Du coup, le positionnement politique des élus gardois est plus compliqué puisqu'ils doivent aussi se positionner sur cette question. C'est Alary, du coup, qui n'est pas dans la meilleure des situations, étant président du conseil régional et élu du Gard. En tant que président et en tant que potentiel challenger la question devient compliqué pour lui. Comment prétendre incarner un futur leadership si son département d'origine souhaite partir dans la région d'à côté. Mais en même temps, ne pas se positionner dans le Gard sur ce débat est quelque peu compliqué notamment quand l'UMP s'empare du débat pour déborder le PS... Un positionnement pas très simple à adopter.

 

En tout état de cause, ce débat laissera des traces. Et plus on mettra de temps à l'adopter, plus la question va se radicaliser. Vivement que ce p... de texte soit voté, qu'on passe enfin à autre chose.

 


23/10/2014 0 Poster un commentaire



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