Rénovons le PS en Languedoc


En route vers les départementales : le canton d'Agde

 

Le nouveau canton d'Agde change peu sa configuration avec le nouveau découpage. En effet, il garde toutes les communes du canton d'Agde et récupère  une nouvelle commune, Portiragnes, issue de l'ex canton de Béziers 2.

 

Le canton penche nettement à droite, le PS ayant perdu Agde en 2001, Marseillan en 2008 et Vias en 2014. La seule commune de gauche est Portiragnes, classée divers gauche. Le canton est l'un des rares de droite du département, son titulaire étant Sébastien Frey, UDI, adjoint de d'Ettore à la mairie d'Agde. Sebastien Frey se représente et il est donné par certains comme le futur président du conseil départemental en cas de victoire de l'alliance UMP/UDI en mars prochain.

 

La droite sera concurrencée sur ce canton par le FN qui a fait un score important aux dernières européennes, réalisant autour de 40% sur le canton.

 

La gauche, sur le territoire, n'a pas encore déterminé ses candidats. Il faut dire que la situation locale est quelque peu compliquée. Sur Marseillan, le climat a été tendu en mars dernier entre l'ancien maire et une partie de sa section. Sur Agde, la majorité de la section a choisi de soutenir la candidature de Fabrice Mur, une dissidente présentant sa propre liste. Les options possibles pourraient être de présenter Fabrice Mur, proche du PS, ex tete de liste en mars à Agde ou Richard Monedero qui a perdu de peu la mairie de Vias. l'option pourrait être aussi de soutenir la maire de Portiragnes, DVG. IL reste à savoir si ces trois là souhaitent y aller. L'autre option pourrait être de lancer en piste de nouvelles candidatures issues des sections d'Agde et de Marseillan. A la gauche du PS, une candidate de Marseillan d'EELV, Agnès Gizard Carlin,  pourrait être tentée de se présenter.


19/10/2014 0 Poster un commentaire

Saurel ne fera pas d'accords sur Montpellier

 

Ce matin, Philippe Saurel tenait conférence de presse pour présenter le ticket qu'il soutiendra dans le futur 3e canton. Ce ne fut pas une surprise, Philippe présentera un ticket avec la conseillère sortante, Michèle Dray Fitoussi et Sauveur Tortorici aux couleurs du saurelisme. Ce qui était beaucoup plus inattendu, c'est que la conférence de presse a donné lieu à une prise de position plus globale de Saurel sur les départementales prochaines sur Montpellier. Concrètement, Saurel présentera des tickets sur les 2e, 3e, 4e et 5e cantons et il n'y aura pas de négociations sur ces tickets. Par contre, a priori, il ne présentera pas de tickets sur le 1er canton (Grabels / la Paillade, ...) où devrait se présenter René Revol et sur le 6e canton, c'est à dire celui de Montpellier-Castelnau ou Grand présentera un candidat à ses couleurs. De là à dire qu'il soutiendra ces deux candidats, il est un peu tôt pour le dire. Sur Castelnau, après avoir fait élire Grand sénateur, cela n'étonnerait pas beaucoup de monde, ceci étant dit.

 

On est un peu étonné de  la stratégie, ceci étant dit. Présenter des candidats si tôt pouvait apparaître surprenant. Annoncer déjà qu'il ne négociera pas apparait encore plus étonnant. En effet, une des raisons de sa victoire en mars, c'était justement d'être resté dans l'ambiguïté le plus longtemps possible, laissant mariner gauche et droite jusqu'au bout, PS et UMP hésitant à l'attaquer pour cette raison. Là, le pari est plus audacieux mais aussi plus risqué. L'ironie de l'histoire, c'est que justement au sein du PS et d'EELV, certains se posaient la question d'un accord avec Saurel. ils ont désormais la réponse, il n'y en aura pas. Cela veut donc dire, pour la gauche, que l'option Saurel n'est pas viable, et que les négociations vont donc porter sur une éventuelle union de la gauche sur la ville.

 

On attend maintenant de connaître les autres candidats présentés sous la bannière Saurel. On devrait avoir Patricia Mirallès sur le 4e canton. On attend de voir aussi s'il affiche parmi ses candidats Jacques Martin, conseiller général socialiste sortant du 7e canton. Reste à savoir si Martin franchira le pas. Mais bon, après être passé de l'UDF au PS, pourquoi pas Saurel ?

 

 


18/10/2014 1 Poster un commentaire

En route vers les départementales : le canton de Pézenas

 

Le nouveau canton de Florensac comprend les communes de l'ex canton de Florensac, celles de l'ex canton de Pézenas ainsi qu'une majorité des communes du canton de Servian (Puissalicon, Abeilhan, Coulobres, Alignan, Valros, Montblanc). Ces communes sont membres de l'agglo Hérault Méditerranée ou de la communauté de communes des côtes de Thongue.

 

Le canton est relativement original d'un point de vue politique. En effet, il compte trois sortants socialistes, Pierre Guiraud à Pézenas, Michel Gaudy à Florensac, et Henri Cabanel à Servian. Or, aucun de ces sortants ne se représente. Cabanel est élu de Servian qui est sur un autre canton et a affirmé que sénateur, il ne se présenterait pas aux départementales. Michel Gaudy, élu depuis 1982 et Pierre Guiraud, depuis 1979, pour leur part, laissent la main.

 

Pour ce qui est des municipalités en place, la gauche fait grise mine. On ne peut en effet comptabiliser que quelques maires de gauche, dont un PS à Florensac et un maire communiste à Castelnau de Guers. Si le choix doit se porter sur un  maire socialiste aux départementales, le choix va être donc vite fait puisque le PS a perdu Abeilhan aux dernières municipales. Il ne reste en lice que le maire de Florensac, Vincent Gaudy, qui s'est fait réélire au 1er tour face à trois autres listes. En terme d'élus, il n'y a pas beaucoup d'autres options, sachant que la suppléante de Sébastien Denaja, Christine Guiraud Guerre  ne devrait pas solliciter l'investiture.

 

Pour ce qui est des sections, les deux principales sont celles de Pézenas et Florensac. Si on peut imaginer que Vincent Gaudy soit intéressé par la candidature, il reste à voir si du côté de Pézenas, des militants sont intéressés par une éventuelle candidature. C'est toute la question de la candidature soit d'Armand Rivière, le candidat PS aux municipales, soit Annie Moneron, la secrétaire de section, tous les deux étant assistants parlementaires, le premier de Christian Assaf, la seconde de Kléber Mesquida. Il reste à savoir s'ils sont intéressés par la question...

 

Garder ce canton va être difficile pour la gauche, entre une droite bien implantée et un FN qui monte de manière très significative. Autant dire qu'on va avoir besoin de candidatures dynamiques et d'une gauche unie....

 


17/10/2014 0 Poster un commentaire

En route vers les départementales : le canton de Gignac

 

Le nouveau canton de Gignac regroupe deux anciens cantons, ceux d'Aniane et Gignac, c'est à dire l'ensemble des communes de la communauté de communes de la vallée de l'Hérault. Le territoire a deux élus sortants, le DVG Louis Villaret, maire du Pouget et conseiller général de Gignac et le communiste Manuel Diaz, ancien maire d'Aniane pour le canton d'Aniane.

 

Une grande partie des communes sont à gauche. La droite, par contre, tient la 2e commune la plus peuplée, St André de Sangonis, que la gauche n'a pu reconquérir après la défaite de Gérard Delfau en 2008. Elle est aussi à la tête de Montpeyroux.

 

Sur ce territoire, l'homme fort est sans conteste Louis Villaret, ex PS, conseiller sortant et président de la communauté de communes. Héritier de l'ancien député Gilbert Sénès, ancien numéro 2 du conseil général du temps de Gérard Saumade, il a su conforter par la suite son implantation locale et construire un leadership autour de sa personne à la tête de l'intercommunalité. En 2008, il a été réélu conseiller général au premier tour. On peut s'attendre à ce que Villaret se représente. Rien n'a été annoncé, mais on peut imaginer l'hypothèse plus que probable. Il lui restera à constituer son ticket et pourra s'appuyer sur plusieurs options, puisque plusieurs femmes sont maires et VP de la communauté de communes, notamment Béatrice Négrier, la chevènementiste, élue depuis mars maire de Plaissan et toujours VP du conseil régional. Ceci étant dit,  toutes les femmes maires sont sur l'ex canton de Gignac. Hors, Villaret choisira peut-être un ticket avec une femme du canton d'Aniane. Reste à trancher sans qu'il y ait vraiment d'évidence parce l'ex canton de Gignac, c'est plus des 2/3 du nouveau canton. Concrètement, si Louis Villaret repart, on peut s'attendre à ce qu'il bénéficie du label majorité départementale. La question, ceci étant dit, est de savoir ce que veulent faire les socialistes locaux qui tiennent notamment Aniane mais qui ont perdu Gignac. Souhaitent-ils se ranger derrière une candidature Villaret ou représenter de nouvelles têtes issus du parti ? C'est une question qui n'est pas encore tranchée mais on peut imaginer que l'on va se ranger à la première option.

 

L'autre composante de la gauche, c'est le PC qui détient toujours le canton d'Aniane et la mairie de Montarnaud notamment. Historiquement, sur le canton d'Aniane, les luttes politiques ont souvent été des duels PS/PC, les deux partis ayant alternés à la tête de la ville et du canton d'Aniane depuis plus de 50 ans. Sur le canton de Gignac aussi, le PC est implanté. Là aussi, on attend de voir ce que peuvent être les stratégies du PC, localement et à l'échelle départementale. Souhaitent-ils un accord dès le premier tour ou pas ? Souhaitent-ils plutôt présenter un candidat avec EELV qui est arrivé, sur ce territoire, en tête de la gauche aux européennes ? Il va par contre être difficile pour le PC de demander à garder seuls le canton puisque Louis Villaret n'est pas au PS.

 

La droite et le FN devraient aussi présenter leurs candidats avec un enjeu fort pour la droite qui est d'arriver devant le FN.... Un choix compliqué parce que tous les maires de droite n'auront pas forcément envie de lancer un combat électoral qui pourrait avoir des incidences sur le fonctionnement de la communauté de communes...

 


17/10/2014 0 Poster un commentaire

En route vers les départementales : le canton de Lattes

 

Le nouveau canton de Lattes ceinture la ville de Montpellier, de Pérols à Juvignac. Il comprend le canton de Lattes (sauf Palavas), une partie de Montpellier 8 (St Jean de Védas et Lavérune) ainsi que Juvignac (ex canton de Montpellier 10).

 

Les conseillers sortants sont le maire de Lattes, Cyril Meunier, Jacques Atlan, ancien maire de St Jean de Védas, DVG pour le canton de Montpellier 8 et Monique Pétard, élue de de Montpellier 10. Cette dernière devrait vraisemblablement rester sur la partie ville du 10e canton. Atlan a pour sa part dit qu'il ne se représentait pas et a par ailleurs quitté le PS depuis quelques années. Ne reste comme sortant potentiellement susceptible de repartir que le maire de Lattes.

 

Le maire de Lattes, DVG, est membre de la majorité socialiste du Conseil général et membre de celle de l'agglo. Jusqu'alors, le fréchisme se satisfaisait d'un maire DVG pour représenter la gauche. On ne peut pas dire que le parti ait joué alors à fond la candidature d'un militant local. Il reste à savoir quel positionnement concret le parti et la majorité départementale vont adopter par rapport à Meunier, ce qui va dépendre des rapports, sur la métropole, entre le PS et la majorité de la métropole.

 

Pour la droite, le nouveau découpage laisse plusieurs potentialités. Deux candidats historiques ont disparu, avec la sortie de Palavas du canton et la défaite de l'UMP à Juvignac. A l'heure actuelle, les discussions ont lieu entre UMP et UDI et les discussions semblent d'orienter vers un ticket entre la maire UMP de St Jean de védas, Isabelle Guiraud, et Rico,  le maire UDI de Pérols.

 

A gauche, le PS ne détient aucune mairie et deux communes sont divers gauche, Lavérune, Lattes et Juvignac. On attend de savoir si les maires de ces deux communes se positionnent sur ces cantonales. Parallèlement, la capacité du PS à présenter des candidats va dépendre des éventuels accords EELV / PS. On est en effet pour partie dans la circonscription de JL Roumégas, le député EELV. Les verts sont par ailleurs implantés sur le territoire, notamment à St Jean de Védas. Il y a donc des potentialités que les écolos demandent ce canton avec un éventuel ticket PS. Mais cette éventualité ne peut dépendre que d'accords départementaux aux EELV. En attendant,  le PS pourrait présenter son propre ticket avec pour premier objectif de faire monter une nouvelle génération politique en vue de redévelopper le parti sur ce territoire, notamment à St Jean de Védas.

 

 


16/10/2014 0 Poster un commentaire



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