Rénovons le PS en Languedoc


Supprimer la Taxe d’habitation : une démarche contradictoire

 

 

On attend bien les arguments de la majorité : il faut supprimer la TH parce que c’est un impôt injuste. On veut bien entendre l’argument mais il faut le préciser. La question est la non-revalorisation globale des bases qui datent des années 1970. Depuis cette période, malgré l’évolution sociologique des quartiers, la valeur de ces bases n’a pas évolué. Rappelons-nous qu’à Montpellier, la base est plus élevée à La Paillade que sur la Comédie. ! La question aurait pu être réglée par une réévaluation globale des bases. Mais l’Etat et les collectivités tournent depuis 30 ans autour de la question et, hormis quelques expérimentations, la situation reste inchangée. On aurait donc pu se dire que l’idée du gouvernement n’est pas mauvaise en soit… C’est là qu’on peut se permettre d’émettre quelques bémols.

 

Le 1er c’est que la TH ne disparait pas puisque 20% des contribuables vont continuer à la payer ! Le 2e c’est que l’on ne touche pas à la taxe foncière sur les propriétés bâties. Or, la base fiscale est la même que celle de la taxe d’habitation ! Pourquoi estime-t-on que la TH est injuste alors que l’on n’aborde pas le cas de la TFPP ? Intellectuellement, cela surprend. Et bizarrement, personne ne lève le lièvre. Or, ce débat va ressurgir notamment parce que si les collectivités n’ont plus de levier sur la TH, mécaniquement, elles reporteront l’effort fiscal sur le foncier bâti. Pour conclure, à vouloir dire que l’on va régler un problème, on ne fera que l’exacerber …


13/10/2017
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Vote du 28 septembre : un vote ambigu demandé aux militants

 Le 28 septembre, les militants socialistes sont appelés à se prononcer sur la "feuille de route" élaborée par la direction du parti. En tout ,  les militants vont devoir répondre à 13 questions relatives à l'organisation des forums citoyens, la réforme du PS et le futur congrès de 2018.

 

 

Après avoir lu ce texte et la circulaire qui organise le vote, on ne peut que rester dubitatif, autant sur le fond que sur la forme. Commençons par la circulaire 1406 appelant au vote. Le message est extrêmement pervers. Pour rappel la circulaire nous rappelle le vote du 28 et nous indique qu'il sera suivi des forums ouverts à la société civile et à la tenue du congrès en février-mars 2018. Or, justement, le vote porte sur l'opportunité des forums et de la date du congrès. C'est plus que gênant de tenir ce type de propos alors qu'on demande aux militants de se prononcer sur ces questions. Pourquoi voter dans ce cas là ?

 

Sur le texte, la première question à se poser, c'est "a quoi sert le PS et surtout ses militants" ? L'idée des forums, c'est-à-dire l'ouverture vers la société civile, pourquoi pas. Mais bon, on l'a déjà fait avant la campagne de la présidentielle et le résultat n'a pas été des plus convaincants. Plus fondamentalement, cela veut dire quoi un calendrier où on débat avec la "société civile" avant le congrès ?  On a quand même l'impression que le militant, qui avait déjà partagé le choix de ses candidats à la présidentielle, partage aussi son rôle dans la définition du projet politique. Cela donne quand même le goût amer que, comme on ne sait pas trop où l'on va, on s'en remet à la participation de la société civile... Mais bon, la feuille de route propose quand même un sondage pour savoir ce que sont les attentes des militants ! (sic)

 

 

Sur le reste, je suis dubitatif sur la manière dont certaines questions sont posées. la question des réformes statutaires en est une. Hors, la question est d'autant plus importante qu'une éventuelle réforme des statuts n'arrivera que quelques semaines avant le congrès. Pour tout dire, il me semble que le congrès pourrait être le moment de changer les statuts. Autant ne pas noyer ce débat dans les forums.

 

 

Pour conclure, une démarche qui apparaît pour le moins hasardeuse et floue. Et comme le dit le dicton "quand c'est flou, c'est qu'il y a le loup". Cela n'a rien d'étonnant quand on connaît la difficulté de la direction du PS à opter pour une stratégie.... Mon vote contre n'aura rien d'étonnant non plus !

 

 

 

 


24/09/2017
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Feuille de route pour la refondation du PS : Réunion-débat des militants de la 9e circoncription de l'Hérault

 

Le 28 septembre, les militants socialistes sont appelés à voter le projet de feuille de route du Parti. En vue de ce vote et conformément aux statuts du parti, les sections de la 9e circonscription de l'Hérault (La Grande Motte, Lunel, Mauguio, Montpellier 4, Mudaison, Saint-Just), organisent une réunion-débat entre militants.

 

La réunion aura lieu le mardi 26 septembre 2017 à 19h00 à la fédération socialiste de l'Hérault (907, avenue de Saint-Maur, Montpellier)

 

 

Texte soumis au vote des militants

 


22/09/2017
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Le parti en convalescence : vers un coma dépassé ou vers un nouveau départ ?

Heureusement que l’on les médias parlent de la vente de Solférino depuis ce matin. On a la preuve matérielle que le PS bouge encore… Il faut dire que l’on s’est donné beaucoup de mal pour ne pas exister médiatiquement depuis la branlée des élections présidentielle et législatives. Le groupe PS à l’Assemblée s’appelle désormais le groupe Nouvelle gauche. Un choix très provoc quand on sait que la Nouvelle gauche était le nom d’une des composantes fondatrices du PSU, un parti aux résultats électoraux crépusculaires. Pour corser le tout, le 1er secrétaire a choisi de se mettre provisoirement en retrait et a fait valider un aéropage digne de l’armée mexicaine. 28 dirigeants au lieu d’un. C’est une aubaine. Mais le problème c’est que l’on est devenu inaudible.  Au-delà de la difficulté à visualiser un interlocuteur, le problème de fond est voulu faire la synthèse avant la synthèse … On fait le dos rond et on met toutes les tendances autour de la table. Initiative louable, mais politiquement déroutante tant cette direction a du mal a définir un projet commun. Bien évidemment, comment voulez-vous, dans ces conditions que les gens entendent le message du PS… si le PS n’est pas capable d’en avoir un. On a donc une direction de transition  qui expédie les affaires courantes dans l’attente du congrès. Mais, le paradoxe, c’est que l’on a jugé urgent de reporter le congrès de 6 mois. Autant dire que ce choix est loin de faciliter la lisibilité du PS dans le champ politique.

Pour simplifier le tout, le parti demande aux militants de voter le 28 septembre prochain sur une feuille de route. Nous reviendrons sur le contenu de cette dernière prochainement mais il y a quand même peu de chances que cette feuille de route sorte rapidement le PS de l’ornière. Or, le PS est loin d’être mort. Le contexte politique lui redonne un espace. EN Marche sort progressivement de ses ambiguïtés et l’état de grâce pour Macron a déjà du  plomb dans l’aile. La droite se remet difficilement d’avoir perdu une élection imperdable et de se faire aspirer une partie de son programme économique. La gauche est atomisée et divisée. Il y a un espace pour le PS dans cette configuration. Il faut juste définir une ligne politique, un projet de gestion, une équipe qui le porte et un mode de vie collectif. Le chemin va être encore long. Mais plus on attendra, moins on n’aura de chance d’y arriver.

 


21/09/2017
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Haro sur la directive travailleurs détachés (sic)

 

Macron fait son tour d'Europe pour vendre à ses partenaires la nécessité de réviser la directive travailleurs détachés. La main sur le cœur, le président met en avant la nécessité de lutter contre le dumping social permis par le texte. Bien. Pourquoi pas ? Mais un petit rappel s'impose. En 2005, lors du débat sur le traité constitutionnel européen, on avait déjà abordé cette question. A l'époque, on parlait de la directive Bolkestein et du fameux plombier polonais. Ce texte a, depuis, changé d'appellation pour devenir la directive travailleurs détachés. C'est donc le texte qui est remis en débat aujourd'hui. On notera qu'en 2005 ceux qui dénonçaient les risques de cette directive étaient taxés d'europhobes et que les textes européens ne pouvaient jouer contre les salariés. L'élite politique d'alors nous expliquait qu'on se trompait. Aujourd'hui, c'est la même qui nous dit exactement le contraire. A quand un mea culpa ? C'est peut-être trop demander... ,


27/08/2017
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