Rénovons le PS en Languedoc


Investiture reportée à Béziers

 

Ce qui devait arriver arriva... Le vote d'investiture pour la circonscription législative de Béziers est reporté. Hier soir, les militants ont reçu, de la part de la fédération, un mail expliquant cet état de fait. L'argument avancé était une demande du secteur élections de Solférino. Ce dernier nous a expliqué la nécessité d'attendre pour désigner un candidat à Béziers, sur cette terre symbolique du succès électoral de Ménard et  du Front national. 

 

L'argument est cohérent. On se demande, pour autant, pourquoi le parti n'y a pas pensé avant... En même temps, cela donne un peu l'expression d'un argument alambiqué pour justifier le gel de l'investiture. 

 

Enfin, ce choix pose autant de questions qu'il apporte de réponses. Pourquoi pas partir sur un front anti-Ménard. Mais avec qui ? Avec quel candidat ? La question ne sera pas simple à trancher. Pour être honnête, cela va être extrêmement difficile d'éviter que la 6e circonscription soit gagnée par le FN ou les républicains. Dès lors, pourquoi ne pas profiter de l'occasion de faire émerger de nouvelles pousses à Béziers ? Foutu pour foutu, autant essayer de reconstruire une offre politique de gauche à Béziers. le chantier est immense, autant en profiter pour ne pas prendre de retard... 


01/12/2016
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Législatives : derniers ajustements avant le vote d'investiture

 

Les candidats socialistes à l'investiture socialiste sont désormais connus et seront élus le 8 décembre puisque nous n'aurons aucun duel. Si cette campagne va être très calme, nous ne sommes pas à l'abri, cependant, de quelques soubresauts dans la fédération. 

 

Sur la 9e circonscription, le député sortant, Patrick Vignal, sollicite le renouvellement de son mandat. A cette fin, il a d'ores et déjà fait un bilan de mandat devant la section de Lunel. Ce fut, pour lui, l'occasion de clarifier son positionnement vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Si Patrick Vignal a invité Macron dans sa circonscription dans le passé, ce fut à l'époque où ce dernier était ministre de Manuel Valls. Depuis que l'ancien membre du gouvernement a choisi de lancer sa propre stratégie politique, Vignal a choisi de couper les ponts et l'a clairement affirmé devant les militants. Dès lors, les menaces du 1er fédéral de ne pas donner l'investiture à ceux qui soutiendront un autre candidat que celui du PS vont rester lettre morte. Il aurait peut-être été opportun que Bourgi, avant de tenir ces propos, prenne langue avec le député. Cela aurait évité des pseudo polémiques inutiles.

 

Plus complexe est la situation sur la 6e circonscription. En effet, une seule candidate s'est déclarée. Or, cette dernière, directrice adjointe de pole au département de l'Hérault, ne peut être candidate. En effet, le code électoral est très clair sur son inéligibilité : 

 

 

Article LO 132 du code électoral : (...)
 

II.-Sont inéligibles en France dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d'un an à la date du scrutin les titulaires des fonctions suivantes :

(...)

 

20° Les directeurs généraux, directeurs généraux adjoints, directeurs, directeurs adjoints et chefs de service du conseil régional, de la collectivité territoriale de Corse, du conseil départemental, des communes de plus de 20 000 habitants, des communautés de communes de plus de 20 000 habitants, des communautés d'agglomération, des communautés urbaines et des métropoles ;

 

L'ironie de l'histoire, c'est que c'est une loi votée par la majorité socialiste qui rend notre candidate inéligible. La circulaire nationale, dans cette situation, est très claire. Elle nous dit que l'on ne peut être candidat que si on est éligible. On aurait donc du surseoir au vote. Mais non, c'était trop simple. Hussein Bourgi, interpellé par un secrétaire de section de Béziers, a décidé de maintenir le vote, tapant en touche. On ne sait pas trop pourquoi puisqu'elle ne pourra être candidate en juin 2017. Bien évidemment, ce choix fait débat dans les sections de Béziers. Est-ce que cette candidature a été acceptée parce que le 1er fédéral n'a pas vu le problème ? Est-ce qu'il l'a fait parce que il n'a pas anticipé la question et donc trouvé de candidate ? Enfin, est-ce que le PS présentera une candidate sur Béziers ? Bref, beaucoup de questions posées, mais à ce jour aucune réponse. IL est bien évident, ceci étant dit, que si le PS ne présentait pas de candidat sur la circonscription de Béziers, cela ferait vraiment tâche... 


27/11/2016
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Primaires de droite : quels enseignements pour la gauche ?

 

La droite a, sans nul doute, réussi ses primaires. Avec plus de 4,2 millions de participants, elle enterre le succès de la gauche en 2011 qui n'avait rassemblé "que" 2,6 millions de votants. Ce succès est d'autant plus significatif que la gauche va avoir du mal à obtenir un tel résultat. Pour tout dire, ce sera déjà un succès que le PS soit en capacité de rééditer en janvier 2017  les chiffres de la participation de 2011.

 

Le choix des électeurs de droite, pour autant, peut-il être une chance pour la gauche ? Fillon, en effet, propose un projet qui surfe sur les valeurs les plus traditionnelles de la droite. Des valeurs sociétales conservatrices, une politique plus libérale, et globalement une droite qui assume ces valeurs. Si Fillon gagne dimanche - ce qui est fort probable - on peut imaginer que cela va ouvrir un espace au centre.  Certes, la gauche peut en profiter. Mais cela peut aussi être le cas pour Bayrou ou Macron. Par contre, la droite peut récupérer une droite plus dure, potentiellement attirée par un Dupont-Aignan ou une Marine Le Pen. 

 

Il n'est pas sur, au final, que le choix Fillon soit forcément un mauvais choix électoral pour la droite. Il reste désormais à la gauche à désigner son candidat. Deux options s'offrent à elle : rassembler la gauche sur ses valeurs, comme l'a fait la droite ou partir conquérir le centre. C'est la question fondamentale des futures primaires de la gauche... 

 

 


26/11/2016
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Investitures législatives : Aucun duel dans l'Hérault

Voici la liste des candidatures enregistrées par la fédération PS en vue du vote d'investiture de décembre :  

 

  • Circonscription 2 : Anne-Yvonne Le Dain (PS) / suppléance gelée (comme elle l'a déjà annoncée, on connaît déjà le suppléant puisqu'il s'agit de Philippe Saurel, sauf absence d'accord avec le maire de Montpellier).

 La surprise de la 2e circonscription vient de l'absence de ticket alternatif, Stéphanie Blanpied décidant finalement de ne pas y aller. 

  • Circonscription 3 : Fanny Dombre-Coste (PS) / suppléance gelée.

 

  • Circonscription 4 : Frédéric Roig (PS) / Audrey Imbert, Conseillère Départementale du canton de Mèze (Société Civile).

 

  • Circonscription 5 : Marie Passieux (PS) / Kléber Mesquida (PS).

 Comme attendu, Kléber Mesquida a inversé le ticket de 2012, sa suppléante devenant titulaire. Un bon moyen de placer Marie Passieux en vue des municipales de Clermont en 2020. 

  • Circonscription 6 : Dominique Fouilhé (PS) / Christophe Coquemont (PS).

ON attendait Karine Chevalier ou Dolorès Roqué, la seule candidature sera celle de la secrétaire de section de Vendres. On savait que Dolorès Roqué était peu motivé pour y retourner. C'est surtout la non-candidature de Karine Chevalier qui a surpris.

 

  • Circonscription 7 : Sébastien Denaja (PS) / suppléance gelée.

 

  • Circonscription 8 : Christian Assaf (PS) / Kelvine Gouvernayre, Conseillère municipale de Frontignan (Société Civile).

 

  • Circonscription 9 : Patrick Vignal (PS) / suppléance gelée.

 


20/11/2016
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Boite à gifles chez les réformistes..

 

On connaissait l'opposition interne au PS entre la tendance majoritaire derrière François Hollande et la gauche du parti. On mesurait la compétition interne au sein de la motion B avec 4 candidatures annoncées à la primaire de Janvier. Voici venu maintenant la compétition interne entre les apôtres du réformisme au sein du PS.

 

 

Les clivages entre la majorité et la gauche du parti ont un sens, celui de la définition de ce que doit être une politique de gauche. On reste beaucoup plus circonspect sur les rivalités qui se font jour entre les trois têtes d'une même ligne idéologique, Hollande, Valls et Macron. Sur le fond, pas grand chose ne distingue la ligne idéologique des trois compétiteurs. Porteurs d'une libéralisation de ce que devait être la ligne économique du PS, les nuances sont subtiles entre les trois qui ont tous soutenus les lois El Khomeri et Macron. In fine, la seule explication de leur rivalité est leur stratégie personnelle. Hollande veut y aller malgré des sondages en berne. Il n'hésite plus, dès lors, à tacler Manuel Valls, lui rappelant qui est le chef sous la Ve république. Valls pense qu'Hollande est devenu un boulet et veut donc y aller. Pour ce faire, il accentue la décrédibilisation d'Hollande. Ces petites phrases sur la nécessité d'être un dirigeant crédible d'aujourd'hui visent donc évidemment Hollande. Enfin, pour faire bonne mesure il tape sur Macron qui envoie des piques aux deux autres. 

 

Tout cela n'augure rien de bon pour la suite. A trop taper sur Macron, on l'exonère de beaucoup de choses. De même, la guerre des nerfs entre les deux têtes de l'exécutif risque de laisser des traces au PS. Le drame, c'est que les arguments de cette compétition laissent songeurs. Dire qu'il faut de l'expérience et une vision pour être gouvernant selon Valls, c'est bien. Il aurait juste fallu démontrer que l'on disposait de ces deux qualités au pouvoir... Dire que tout cela empêchera la gauche d'être au 2e tour, c'est quand même oublier que l'on a tout fait pour abandonner l'union de la gauche et donc aboutir à multiplier les candidatures à gauche.

 

En tout état de cause, nos camarades de la majorité vont avoir beaucoup de mal, dans les semaines qui viennent, à nous faire la leçon sur l'unité du parti. 

 


16/11/2016
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