Rénovons le PS en Languedoc


Le bonapartisme a encore de beaux jours devant lieu dans l'Hérault....

 

On pensait que l'enjeu premier d'un congrès, c'était de débattre de la ligne du parti et... dans le contexte actuel débattre de l'action gouvernementale. Mais non, on n'y était pas du tout. La seule vraie question qui prévaut, c'est la légitimité du premier secrétaire de la fédération de l'Hérault. Mais oui, nous sommes bêtes, on n'y avait pas pensé. Nous non, mais lui, oui.

 

C'est ainsi qu'Hussein Bourgi a envoyé une lettre à certains militants. on pourra la trouver ici. On passera sur la pommade pour en arriver à l'essentiel que l'on trouvera dans le passage suivant :

 

" Si la motion dont je me réclame n'est pas majoritaire dans l'Hérault, les conditions pour pour nouvelle candidature de ma part seront difficiles à réunir. Je me devais t"en informer en toute simplicité et en toute honnêté"

 

En toute simplicité, on en doute un peu, mais en tout cas, le message est clair : Bourgi joue le chantage à sa candidature pour convaincre les derniers indécis, mélangeant allégrement la question des motions et celle de la gestion de la fédération ainsi que de sa "modeste" personne. On appréciera à sa juste valeur le niveau du débat politique et les méthodes. En tout état de cause, on ne peut que regretter qu'on soit tombé si bas....

 

 

 

 

 

 


21/05/2015 0 Poster un commentaire

La nouvelle région : une gestation toujours douloureuse....

 

Alors que François Hollande était hier dans l'Aude, il a reçu Damien Alary, président de la région. Ce dernier a profité de l'occasion pour lui rappeler sa volonté d'obtenir des garanties quant à la fusion régionale. Symboliquement, cette date était initialement celle ou Hollande devait recevoir les parlementaires de la région à l'Elysée pour débattre de cette question. Finalement, ce ne sera que le 9 juin que cette rencontre aura lieu, sans que l'on sache concrètement si Hollande va apporter une réponse à la question. 

 

A ce jour, on sait que le chef lieu de région sera à Toulouse, et on devrait avoir deux académies sur la nouvelle région, une à Montpellier et l'autre à Toulouse. Pour le reste, les arbitrages ne sont pas encore faits quant à la répartition des directions régionales et Etablissements publics de l'Etat et celles du conseil régional. Et les élus languedociens jouent plusieurs tableaux pour vendre leur cause : l'appel à l'Etat d'une part, la pression sur Midi Pyrénées d'autre part. Il reste à savoir quel arbitrage sera fait. Pour tout dire on se sent pas en Midi Pyrénées un enthousiasme délirant face aux propositions des élus languedociens. Une affaire qui n'enchante pas Delga qui craint de se retrouver dans un clivage entre les deux régions. Effectivement, ce n'est pas la solution la plus simple à gérer dans le cadre des futures élections régionales.

 

Autant dire qu'il serait bon que l'on traite le problème avant le démarrage de la campagne électorale. Cela suppose de construire un compromis acceptable dans les deux régions, et de trouver les solutions les plus pertinentes en terme de gestion. Il serait peut-être bon, dans cette perspective, de sortir du seul débat Montpellier / Toulouse. A ce titre, il serait sûrement souhaitable de réfléchir à un nouveau schéma organisationnel de la région, en déconcentrant ses services dans les départements. Cela aurait le mérite, du coup, d'une part d'anticiper la gestion des nouvelles compétences régionales prévues par la loi Notre et d'apporter plus de proximité à une région aussi vaste. Un changement organisationnel d'importance, mais nécessaire. Midi Pyrénées l'avait déjà fait pour la formation professionnelle, il reste à généraliser ce modèle.

 

Mais en attendant, à défaut de décision, le Languedoc-Roussillon a opté pour "la grève de la réforme"... On sent bien la pâte d'un modèle fréchiste adepte du rapport de force. Ceci étant dit, si on continue comme cela quelque temps, on risque de se prendre dans la figure d'être la seule région qui ne sera pas prête à gérer la fusion au premier janvier de l'année prochaine... Il n'est pas sûr qu'on en tire bénéfice...

 


20/05/2015 0 Poster un commentaire

Congrès : J-6

 

C'est jeudi prochain que les militants seront appelés à voter les motions du congrès de Poitiers. Cette campagne aura été plutôt brève. Entre  campagne électorale des départementales et vacances de Pâques, plus les ponts du mois de mai, on peut dire que le timing a été plutôt serré. Beaucoup de sections, d'ailleurs, organisent leurs réunions de présentation des motions dans la dernière ligne droite, c'est à dire en début de semaine prochaine pour un vote jeudi soir.

 

Quel bilan peut-on tirer de cette première phase du congrès ?  En termes d'organisation, nous avons eu deux débats fédéraux, l'un à Pézenas et l'autre à Castries. Le premier a réuni plus de 120 militants, le deuxième 70. On ne peut pas dire que l'on connaisse une mobilisation de masse. Ceci étant dit, vu la fonte de nos effectifs, on ne devrait pas avoir plus de 2500 votants jeudi prochain. Par ailleurs, une majorité de sections, an organisé, à l'échelle communale ou intercommunale, des réunions de présentation des motions. On ne peut que regretter que plusieurs sections n'aient pas souhaité en programmer. Globalement, ceci étant dit, la préparation du congrès est plutôt correcte. On ne peut que regretter, cependant, que les motions (les minoritaires, puisque la motion A, qui dirige la fédération les a, elle) n'aient pas la liste des électeurs de chaque section pour contrôler les opérations de vote. Mais bon, les motions minoritaires ont prévu un contrôle relativement systématique des opérations électorales dans le département et tout vote litigieux donnera lieu à contestation. Dès lors, autant rappeler, au préalable, que pour voter, il faudra une pièce d'identité et être à jour de ces cotisations.

 

Sur le fond, ce congrès aura vu émerger deux grands pôles,les motions A et B. Si la A regroupe une majorité d'élus, la B mobilise plus les militants. Enfin, la D devrait émerger significativement dans le département. Pour prendre le cas des deux réunions de présentation des motions, la parole, dans la salle, est plutôt venu des militants de la B, voire de la D, que de la A. Il restera à voir ce que cela donner jeudi soir. En attendant, chacun fait campagne pour défendre ses positions. Sur le fond des discours, le plus surréaliste est quand même la situation de la motion A qui tente de convaincre qu'elle est aussi à gauche que la B tout en soutenant activement la ligne du gouvernement. Une vraie gageure... Et pour être honnête, on a pas forcément vraiment l'impression qu'ils y croient. D'où un appel récurrent au légitimisme... le propre de la tactique de ceux qui n'ont pas d'autres vrais arguments à opposer. Cela pourrait marcher, mais, on est frappé de voir, ceci étant dit, à quel point les militants en ont ras la casquette... Et on peut les comprendre...

 

Ajout du 18/05 : Un petit ajout à ce post. Depuis la fin de la semaine dernière, la motion C a enfin un mandataire dans le département, notre camarade Cyril Feybesse. Hélas, l'organisation de cette motion arrive tardivement dans le département, ce qui n'a pas permis aux militants d'entendre les arguments de cette motion dans la plupart des réunions de sections.

 

Pour ceux qui ne se sont pas encore fait une opinion, voici les sites des quatre motions :

 

Motion A

Motion B

Motion C

Motion D

 

 

 


16/05/2015 0 Poster un commentaire

Un sondage qui devient franchement inquiétant....

 

Un sondage récent, paru dans sur le site du Parisien, a été largement repris dans les médias après avoir montré que Valls était largement préféré à Hollande comme candidat socialiste à la prochaine présidentielle. En soit, ce sondage ne nous donne pas une information franchement nouvelle. La nouveauté est ailleurs. En effet, ce sondage montre deux choses plus inédites. D'une part, quel que soit le candidat proposé (Valls ou Hollande), si le vote devait avoir lieu aujourd'hui, le sondage est très clair : le PS ne passerait pas le premier tour, arrivant troisième derrière le FN et l'UMP, avec soit 11 points (Hollande) ou 6 points (Valls) de retard derrière l'UMP. En clair, les gens préfèrent peut-être Valls à Hollande, mais ce n'est pas pour autant qu'ils voteront socialiste... 70% des sondés préfèrent Valls à Hollande, mais au mieux, le candidat PS ne ferait que 20%. D'autre part, et là, c'est encore plus inquiétant, l'institut a demandé aux sondés ce qu'ils voteraient en cas de 2e tour Hollande / Le Pen. Et là, le résultat est radicalement nouveau puisque Marine Le Pen battrait Hollande avec 52% des voix. C'est quand même le premier sondage qui donne la possibilité de voir le FN arriver à la tête du pays depuis que les sondages existent.

 

Un sondage n'est qu'un sondage, et il faut quand même prendre ses résultats avec des pincettes. Mais si un sondage n'est pas en capacité de donner les résultats d'une élection qui aura lieu dans deux ans, il n'en dégage pas moins des tendances. Et ces dernières sentent carrément mauvais.  ET elles sont d'autant plus mauvaises que Hollande a, potentiellement perdu son pari, celui de penser qu'il suffit d'arriver au 2e tour face au FN pour gagner. Or, il est de moins en moins sûr d'y arriver, et en plus, rien ne dit qu'il gagnerait face au FN. Quand on dit, dans la motion B, que si on continue à gérer comme cela, on risque d'avoir ce type de résultats et de regarder le 2e tour à la maison, on nous traite de mauvais coucheurs. Mais bon, il faut juste rappeler aux camarades de la motion A, que nous, on comprend peut-être mieux l'opinion qu'eux. C'était déjà vrai en 2005, cela ne le reste encore aujourd'hui.

 

 


07/05/2015 12 Poster un commentaire

Régionales : 1er état des lieux

 

Alors que nous sommes rentrés dans la phase active du congrès, se joue aussi actuellement l'organisation des futures régionales. Pour ce qui est des accords électoraux à gauche, nous savons déjà que EELV ne fera pas liste commune avec le PS, les écolos ayant déjà désigné, sans surprise, leur tête de liste, Gérard Onesta. ON ne serait pas étonné que le Front de gauche fasse, soit liste commune avec EELV soit une liste autonome. Il reste désormais à savoir qu'elle sera l'attitude des radicaux. Hollande a déjà commencé les négociations avec Baylet mais on n'en sait pas plus pour l'instant. La question des radicaux est d'autant plus importante que ce joue aussi celle de l'attitude de Philippe Saurel. Ce dernier a pris langue avec Baylet mais aussi le radical qui monte dans l'Aude, Codorniou. Autant dire que potentiellement, cette liste radicale peut exister. la question, ceci étant dit, est plutôt de savoir qu'elle est la stratégie de Baylet : négocier au prix fort une alliance de premier tour avec le PS et des places gouvernementales ou se compter au 1er tour ? SI quelqu'un connaît la réponse je suis preneur ! En attendant, le PS se prépare, sans être vraiment rentré en vitesse de croisière. On en est pas encore à définir un projet, mais à l'ébauche de la campagne. En premier lieu, la question à traiter est la constitution de l'équipe de campagne. Rien n'est encore totalement finalisé mais on devrait s'orienter vers un quatuor placé sous l'égide du directeur de campagne, avec deux représentants de chaque région. Dans le groupe, nous aurons un Héraultais, le tout étant de savoir lequel. Pour tout dire, les pronostiqueurs les plus avertis jouent Assaf ou Bourgi. Il reste à savoir qui tirera le mieux, des deux, son épingle du jeu. Pour ce qui est de la liste départementale de l'Hérault, la question est loin d'être réglée, et elle dépendra pour partie de l'attitude de Saurel. Pour tout dire, ce dernier aurait été approché pour prendre la tête de liste PS dans l'Hérault. Si cela devait se concrétiser, cela voudrait dire qu'il aurait plus que son mot à dire sur cette liste. Si il ne part pas avec le PS, son choix peut aussi avoir une incidence sur la liste. Soit il monte une liste seul (peu probable) ou avec les radicaux et il y a fort à parier que le PS ne mettra pas de tête de liste montpelliéraine. Soit il choisit de ne pas y aller mais il peut aussi vouloir négocier son retrait en posant des préalables sur la liste socialiste. En tout état de cause, rien n'est figé et tout peut bouger jusqu'au dernier moment... les éventuels accords électoraux risquant fort de se négocier tardivement alors que le vote interne n'aura lieu que début juillet. En attendant, Delga souhaiterait limiter le nombre de parlementaires sur la liste et cette liste devra tenir compte des résultats réalisés par les différentes motions au congrès de mai, tout en tentant de représenter les différentes parties du territoire. Un exercice qui ne sera pas facile et qui dépendra donc des équilibres du prochain congrès, de la volonté de reprendre ou non les sortants et des ambitions des uns et des autres. Un exercice qui promet quelques étincelles....


06/05/2015 0 Poster un commentaire



Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Signaler un contenu | RSS | Hébergé chez Blog4ever | Espace de gestion


Design by Kulko et krek : kits graphiques