Rénovons le PS en Languedoc


Projet de loi de redécoupage des régions : vote de l'Assemblée

 

Après le rejet du Sénat, et avant la réunion de la commission mixte paritaire, l'Assemblée a voté le texte instaurant les nouvelles régions métropolitaines. Voici le vote des députés de l'Hérault :

 

 

Pour : Denaja, Le Dain, Vignal

 

 

Contre : Aboud, Assaf, Mesquida

 

 

Abstention : Dombre-Coste, Roumégas,


23/07/2014 2 Poster un commentaire

Sénatoriales : la campagne démarre....

 

Il n'y aura pas de trêve politique estivale cet été. En effet, c'est le 28 septembre qu'aura lieu le renouvellement du Sénat dans l'Hérault. Les candidats ont jusqu'au 12 septembre pour déposer leurs listes en préfecture. Mais la campagne a d'ores et déjà commencé. Il faut dire que visiter les 343 communes du département, cela va prendre un certain temps et il serait périlleux de ne commencer sa campagne qu'en septembre....

 

Les maires du département sont donc déjà régulièrement sollicités pour rencontrer les candidats, sans que l'on connaisse, à ce jour, la totalité des listes et l'intégralité de ces dernières.

 

A gauche, le nombre de candidats est encore incertain. Le PS a tiré le premier en investissant sa liste au mois de juin. Elle sera opposée à au moins deux autres listes de gauche. La première est celle de Robert Navarro qui va tenter de garder son siège malgré les pertes en ligne de ces soutiens (Montpellier, Clermont, etc...) et alors que ces relations avec Bourquin apparaissent plus crispées qu'auparavant. La 2e liste est une dissidence PS. En 2008, les socialistes se sont comptés sur deux listes. La liste officielle PS avec Navarro, la liste dissidente avec Tropéano. En 2014, on risque d'avoir une dispersion des voix sur 3 listes. En effet, quelques élus PS, ne nous faisons pas d'illusion, continueront à soutenir Navarro. La liste Officielle, menée par Cabanel devrait rafler la majorité des élus PS. Mais reste l'inconnu de savoir quel sera le potentiel de la liste menée par Bilhac. En effet, c'est la première fois que l'on assiste à une division entre président du conseil général et l'association des maires de l'Hérault. Ce clivage est potentiellement d'autant plus important que l'on a assisté en 2014 à un fort renouvellement des maires de l'Hérault (1/3 environ) et que l'année prochaine auront lieu les élections départementales. Enfin, reste à savoir, à gauche, ce que feront le front de gauche, les radicaux et EELV. En 2008, ils s'étaient comptés. Que feront-ils en 2014 ? A la gauche de la gauche, certains seraient plutôt favorables à une liste regroupant la plupart des composantes de la gauche du PS. Mais la division PS fait que certains socialistes se posent sérieusement la question d'ouvrir la liste PS vers  le PCF et EELV, histoire d'accroître le potentiel de grands électeurs face à la dissidence de Bilhac. Enfin, pour être complet, Saurel ne devrait pas présenter de liste, ce d'autant plus que sur le territoire de l'agglo, Grand a déjà lancé sa campagne et compte engranger principalement sur la région de Montpellier. Pour autant, on scrutera avec intérêt le positionnement de ces 250 grands électeurs qui devraient être une clef du scrutin.

 

A droite, la liste UMP sera conduite par Commeihnes et Bruguière. Couderc tente bien de monter sa propre liste mais ces approches n'ont pas rencontré de grands résultats. Il peut toujours arriver à monter sa propre liste mais elle ne devrait pas ratisser large. Enfin, Grand a lui aussi monté sa liste, comptant sur un score significatif sur l'agglo et Montpellier et des ralliements dans le reste du Biterrois pour rafler un siège. Pour l'UMP, la bonne nouvelle semble être le positionnement de Menard. Ce dernier avait mis un veto sur Couderc. Il faut croire que l'UMP a bien entendu le message. On peut donc s'interroger sur le positionnement qui sera celui de Ménard lors des sénatoriales. Vu ses rapports actuels avec le FN, on peut douter qu'il envoie tous ses grands électeurs vers ce parti. On ne serait pas étonné qu'il y ait une dispersion vers l'UMP....

 

Enfin, le FN devrait lui aussi proposer une liste. Il ne pourra prétendre à un siège mais devrait augmenter son nombre de voix suite aux municipales.


22/07/2014 5 Poster un commentaire

La métropole de Montpellier, une révolution en bonne voie

 

Lors des dernières municipales, la campagne du nouveau maire de Montpellier laissait augurer de la mort du projet de métropole porté par le candidat PS. La préférence affichée par Philippe Saurel allait plutôt vers un pôle métropolitain, un outil qui pouvait permettre de travailler sur des projets communs avec les intercommunalités voisines. Depuis, les choses ont considérablement évolué. Pour dire les choses simplement, on s'oriente vers un projet beaucoup plus ambitieux, avec la création d'une métropole pour le 1er janvier 2015 et un pôle métropolitain dont il reste encore à définir le périmètre et les compétences.

 

Le coup d'accélérateur qui a remis la métropole sur le devant de la scène est le redécoupage des régions. Montpellier se trouve désormais en concurrence avec Toulouse pour le statut de future capitale régionale. Une question d'importance pour Montpellier, ville tertiaire et administrative. Or, Toulouse va devenir métropole au premier janvier 2015 de manière automatique. Dès lors, beaucoup estiment que pour avoir une chance de concurrencer Toulouse, le minimum syndical est de transformer l'agglomération de Montpellier en métropole. Or, pour transformer l'agglomération en métropole,  il faut faire délibérer les 31 communes de l'agglo et obtenir une majorité de 50% des communes représentant 75% de la population ou 75% des communes représentant 50% de la population.

 

Ce processus de vote des conseils municipaux va prendre quelques mois. C'est pour cela que le conseil d'agglo lance, dès ce jeudi le tempo pour avoir une chance de devenir métropole au 1er janvier 2015. Il reste à savoir si la majorité requise sera obtenue. Sauf énorme surprise, ce sera le cas. La ville centre amène à elle seule la moitié de la population. Reste donc à trouver 15 communes favorables au projet. Les élus des communes PS devraient voter pour, les vice-présidents de l'agglo aussi.

 

La majorité devrait donc être confortable, ce d'autant plus que l'agglo a su faire tomber un certain nombre dé réticences. En effet, passer métropole, c'est transférer un nombre conséquent de compétences dont la voirie et le PLU pour ne parler que de cela. Mais en réunion des maires de l'agglo, Saurel a su rassurer sur la portée de ces transferts. Ils seront effectifs mais les maires garderont en partie la main sur ces derniers. En parallèle, le passage en métropole rapportera, en DGF, au moins 6 millions d'euros supplémentaires.

 

Bien évidemment, on attend de voir comment vont se positionner certains élus, Revol en particulier qui avait fait de l'opposition à la métropole un cheval de bataille. Il reste aussi à savoir si d'autres points ne font pas faire l'objet de débats politiques. C'est notamment la question de l'élection au suffrage universel de la métropole dès 2020. Enfin, il reste à savoir si la métropole de Montpellier permettra de concurrencer Toulouse pour le statut de capitale de région. une question qui est loin d'être tranchée....

 

 

 

 


16/07/2014 9 Poster un commentaire

Compte-rendu conseil fédéral du 10 juillet 2014

 

Jeudi 10 juillet avait lieu le dernier conseil fédéral avant les vacances d'été.

 

L'ordre du jour était copieux puisqu'il était notamment question de budget et d'approbation de comptes administratifs. Enfin, nous avons eu une réunion débat avec Eric Andrieu, nouvellement réélu député européen.

 

Nous avons commencé par une mise en bouche, la question de la réintégration de militants de Béziers exclus pour candidature dissidente suite aux législatives de 2012, Antonio Fulleda et Kamel Attaoui. Les statuts prévoient, dans ce cas, une exclusion automatique de deux ans. A l'issue de ce délai, une demande de réadmission est possible. Hussein Bourgi a donc opté pour une consultation des sections de la ville.

 

Est ensuite venu le gros du morceau, les questions financières. Un exercice fastidieux puisqu'il a fallu examiner les comptes d'exploitation de 2011 à 2013 plus un budget prévisionnel 2014. En préambule,le trésorier a rappelé le travail fécond qui a été mené entre lui-même et la commission de contrôle financier présidée par Laurent Pradeille. Concrètement, la commission a eu accès aux documents demandés. Il est vrai que Pradeille étant dans l'opposition fédérale, il a investi son rôle. En 2012, pendant la campagne pour le poste de 1er fédéral, je proposais que le poste de trésorier soit affecté à l'opposition. Cette proposition a été reprise par tous les autres candidats. Finalement, c'est la commission de contrôle des finances qui a été proposée à Pradeille. Résultat des courses, le fait qu'il existe un système de contre-pouvoirs fait qu'il n'y a pas eu, dans le débat, de véritable contestation de la validité des comptes. C'est une évolution notable par rapport à la période Navarro et à la période de la tutelle. On ne saurait s'en plaindre, surtout quand on voit les débats chez nos voisins du Gard...

 

Pour ce qui est des comptes, Pour 2011 et 2012, la gestion de la fédération a été lourdement déficitaire. le contexte électoral (primaires et élections) a grévé le budget. Mais cela n'explique pas tout. Les permanents envoyés par Solférino, par exemple, ont fait doubler la masse salariale, pour ne parler que de ce poste de dépenses. Le responsable des finances de cette période était Max Lévita. Ce dernier n'étant plus membre du PS, il était difficile de dialoguer avec lui sur ce sujet !

 

Le trésorier, Michel Calvo, a ensuite présenté son compte d'exploitation 2013. Ce dernier s'avère équilibré, à quelques centaines d'euros près. Cet équilibre est lié au fait que si les dépenses ont été élevées, la fédération a pu bénéficier de recettes supplémentaires, notamment une relance systématique des élus non cotisants, ce qui a permis de gonfler le poste des cotisations et donc de renflouer le déficit de la fête de la rose et de l'université d'été. Sur cet exercice 2013, on n'a pas échappé à une question sur le salaire d'Hussein. Ce dernier en a profité pour clarifier les choses et rappeler qu'il était salarié depuis novembre 2013 par la fédération après que la question ait été débattue en conseil fédéral en juin  ( voir le compte rendu : http://languedoc-socialiste.blog4ever.com/conseil-federal-du-7-juin) puis entérinée par le BF d'octobre 2013. Concrètement, il a expliqué, pour que les journalistes donnent les bonnes informations (sic), qu'il est salarié à mi-temps depuis novembre 2013 à 1700 euros nets par mois. Depuis juin 2014, un nouveau contrat a été établi sur la base d'un 1/3 temps à 1020 euros nets par mois. Je suis intervenu pour dire que j'avais pensé en 2013 que la question reviendrait en conseil fédéral pour qu'on débatte des conditions du contrat puisqu'on était d'accord sur le principe. J'avais même indiqué en secrétariat fédéral privilégier le fait qu'on impose des conditions au salarié, notamment, ne pas être candidat aux élections. On m'a poliment écouté....

 

Enfin, après quelques questions techniques sur le budget et un vote largement positif, on est passé au budget prévisionnel 2014. Bon, c'est vrai qu'un prévisionnel en juillet, cela fait bizarre... Mais bon.

 

Concrètement, la fédé a revu le budget largement à la baisse pour tenir compte des pertes de ressources financières liées aux derniers résultats électoraux. Là dessus, rien à redire. Par contre, j'ai regretté qu'on n'est toujours pas prévu dans le budget un journal fédéral et un budget formation. Sur le premier point, je n'ai pas eu de réponse, sur le 2e Hussein a expliqué qu'il travaillait la question. Enfin, j'ai dit que je pensais qu'on était sur une hypothèse optimiste en termes de recettes et qu'il fallait revoir l'équilibre du budget, notamment la masse salariale. Rendez vous en fin d'année pour être fixé sur la réalité des chiffres.

Après ce débat financier, Hussein a donné les prochaines manifestations, notamment autour de la commémoration de Jaurès (la fédération informera les militants des différentes initiatives menées par la fédé et les sections) et une université d'été, sur une journée, à Sète, fin septembre avec plusieurs débats (notamment sur le FN et sur la réforme territoriale).

 

En questions diverses, Lacombrade a demandé quel écho avait eu le voeu voté par le conseil fédéral sur l'élection de Cambadélis. Pour l'instant aucun a répondu Hussein. Il faut dire que si en plus le congrès a lieu en mars, cela paraît de moins en moins probable que cette élection ait lieu.

 

Pour finir, je voulais faire acter un débat en septembre au prochain conseil fédéral sur la situation montpelliéraine, histoire que l'on sache enfin ou l'on va.... Hussein a saisi la balle au bond pour, non pas acter ce débat, mais répondre à la question du vote des grands électeurs( ce qui n'était qu'une partie de ma question) et me reprocher d'avoir déformé, lors d'un post, le fond de cette histoire. Il a donc expliqué par le menu les jours précédents le conseil municipal et les absences de réponses aux interrogations sur la composition de la liste notamment de la part de M. Delafosse et J. Frêche. Il en ressort, ce dont on ne doutait pas , la mauvaise volonté de Moure qui ne répondit pas aux sollicitations des uns et des autres, dont celle d'Hussein. C'est pour cela, donc, que dès le jeudi, il nous a narré la manière rocambolesque dont une nouvelle liste fut montée par Michael. Ce que je ne savais pas (et je fais mon mea cupla là dessus) c'est que Moure a mis quelques noms de candidats qui n'avaient pas acceptés d'être sur sa liste. On comprend l'existence de quelques doublons. Pour autant, je maintiens qu'on pouvait s'attendre à cette situation vu le contexte des sénatoriales et que donc on a pas vu arriver la stratégie de Moure... Je n'ai pas répondu parce qu'il nous restait encore à entendre notre camarade Andrieu venu nous parler du Parlement Européen et qui attendait déjà depuis un moment. J'espère donc qu'on pourra enfin avoir un débat global sur la stratégie du PS sur Montpellier....

 

Dernier point de l'ordre du jour, notre camarade Eric Andrieu est venu remercier les militants après la campagne des européennes et expliquer la situation politique au sein du Parlement Européen. Il a notamment fait le point sur la question de la présidence de la commission, expliquant l'enjeu clef qui était la parlementarisation des instances européennes. Il a dès lors expliqué la politique du compromis établie entre les principaux groupes pour imposer leur candidat aux Etats mais aussi expliqué les négociations entre le candidat du PPE et le PSE, sans cacher que plusieurs sujets n'avaient pas forcément eu de réponses aussi nettes qu'espérées. Enfin, il a fait état de l'impact politique de l'existence de plusieurs groupes hostiles au modèle de l'UE et le "cordon sanitaire" établi notamment par le PPE et le PSE pour éviter que les représentants de ces groupes europhobes noyautent le système de l'intérieur. En tout état de cause, une présentation très pédagogique, sans langue de bois qui a permis aux militants présents de se faire une meilleure idée d'un système institutionnel aux antipodes de notre culture politique....

 


15/07/2014 3 Poster un commentaire

Un prochain congrès qui se fait attendre.....

 

S'il y a bien quelque chose qui se fait attendre, c'est bien le prochain congrès. Il faut dire que les militants attendent de pouvoir s'exprimer, tant sur la légitimité du premier secrétaire que sur les orientations du parti. Or, il reste juste un gros problème de fond à trancher, c'est la date du prochain congrès.... Entre l'interprétation des statuts, la question des présidentielles, le calendrier électoral, le parti navigue à vue sur cette question depuis plusieurs semaines.

 

On devrait s'orienter vers un congrès au printemps 2015 ou début 2016. La première option semble tenir la corde mais faut-il encore que la direction prenne une décision. On est quand même surpris que cette question ne soit pas tranchée puisque les statuts sont clairs et prévoient un congrès à mi-mandat. On, la mi-mandat, c'est fin 2015. Mais on sera en plein dans la campagne des régionales et des départementales. Le parti doit donc trancher, soit avancer le congrès, soit le reculer avec le risque de se rapprocher des présidentielles....

 

En tout état de cause, si congrès il y a, la question est de savoir combien de motions se compteront. On sait qu'il y aura une motion de la gauche du parti hors gouvernement, c'est à dire les motions 3 et 4. On aura une motion Hollande. Le reste est plus incertain. Une partie de la gauche du parti est aussi au gouvernement, avec Montebourg et Hamon. Va-t-elle se compter ? C'est la stratégie vers laquelle s'oriente semble-t-il Montebourg qui commence à envoyer des signaux. Mais cette gauche là, qui a appelé à voter Hollande aux primaires et qui a participé au gouvernement, est-elle compatible avec le reste de la gauche du Parti ? Rien n'est moins sur. C'est l'une des questions de ce congrès, question d'autant plus complexe que les deux ministres sont toujours en poste. 2e question, Valls va-t-il se compter seul ou pas dans la perspective de la prochaine présidentielle ? Enfin, que fera Aubry ? Y ira-t-elle ? Avec qui va-t-elle s'allier ?

 

On le voit, beaucoup de questions et peu de réponses à ce jour. Le problème, c'est que le congrès risque fort d'arriver vite, c'est à dire au printemps prochain. Hollande a aujourd'hui intérêt à précipiter le mouvement pour obtenir une motion regroupant l'ensemble des composantes au gouvernement. Mais son pari n'est pas encore gagné. Ceci étant dit, le problème de Valls sera de choisir le bon timing pour sortir du bois, alors que celui de Montebourg / Hamon sera de gérer leur sortir du gouvernement, avec le risque que cela apparaisse uniquement comme une stratégie de congrès.... On a donc pas fini de s'agiter dans le landerneau socialiste....

 

 

 

 


03/07/2014 9 Poster un commentaire



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