Rénovons le PS en Languedoc


Conférence de Militer Autrement

 

Mardi 22 Avril à 19h, au théâtre Pierre Tabard,

17 rue Ferdinand Fabre, 34090 Montpellier

 

Quel militantisme inventer pour une Gauche du XXI° siècle ?

Conférence-débat organisée par Militer Autrement

avec Claude Neuschwander

 

A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, le militantisme hérité des XIXème-XXème siècles semble avoir de plus en plus de difficultés à susciter de la mobilisation « politique ». La Conférence-débat organisée par Militer Autrement donnera l’occasion à Claude Neuschwander de mettre en débat ses propositions pour rénover et adapter les formes de militantisme de la gauche aux attentes nouvelles de la société en matière d’engagement politique, syndical et citoyen.

 

Diplômé de l’Ecole centrale en 1959, dirigeant de l’usine horlogère LIP entre 1974 et 1976, Claude Neuschwander s’est précocement engagé dans la vie politique et syndicale. Membre de l’UNEF et de la CFDT dans les années 1960, il rejoint le PSU puis le PS au lendemain de son renvoi de LIP en 1976. Il rédige actuellement un ouvrage prospectif sur les nouvelles formes du militantisme.

A l’issue des échanges, nous partagerons, à la façon de Militer Autrement, le pot de l’amitié

Venez nombreux et pensez à relayer l’information autour de vous…


13/04/2014 2 Poster un commentaire

Cens inédit !

 

Cens inédit !

Les résultats des élections municipales ont dépassé les pronostics les plus pessimistes se référant au syndrome de l’élection intermédiaire, toujours défavorable au parti au gouvernement. L’écart entre les sondages et le résultat démontre avec force que nos électeurs s’éloignaient de nos candidats plus le scrutin s’approchait, les cas de Marseille ou Toulouse illustrent parfaitement ce cens inédit, qui ferait passer les élections municipales de 1983 comme une « bonne fournée ».

Dans l’entre-deux-tours, le Canard enchainé a résumé la situation en titrant sur la « pâtée impériale ». Depuis les causes de la défaite sont reconnues, elles sont nationales (élections intermédiaires, un Gouvernement inaudible, une action législative balbutiante), les victimes, elles sont locales de nombreux élus enracinés dans leur territoire, « soutenus » par les militants et la Fédération.

Comment sommes-nous passés d’une défaite attendue à une déroute ? Faut-il rechercher des causes locales à un phénomène national ?

Certains de nos responsables fédéraux, dès le soir du 1er tour, n’ont pas hésité en appuyant en public sur le manque de renouvellement parmi nos candidats et en privé sur les divisions claniques du Parti et l’action de notre ancien Premier Fédéral, pour dégommer et préparer ses sénatoriales.

 

Au-delà de ces justes observations, pouvons-nous aller un peu plus loin dans le débat concernant la Fédération dont nous avons quitté la Direction exécutive en octobre dernier ? 
Depuis que constatons-nous :

1/ l’absence de Conseil fédéral de mise en perspective des enjeux politiques et de préparation des élections municipales en bref d’une Fédération au travail.

2/ l’absence d’une régulation dans de nombreuses communes où la désignation des candidats fut tendue et Montpellier en est l’exemple le plus illustratif en bref d’une Fédération au-dessus des parties.

3/ l’omnipotence des « grands élus » et autres parlementaires dans la prise de décision en conclave sans exposition des faits en bref une Fédération soumise à la somme d’intérêts particuliers.

4/ l’absence d’un Conseil fédéral d’entre-deux-tours sur les problèmes d’alliance et/ou de maintien pour le deuxième tour en bref d’une Fédération qui sort du tropisme communal, de la notabilisation des territoires ou d’une Fédération paralysée par le naufrage montpelliérain.

Le Conseil fédéral de bilan municipal sera sans aucun doute le moment d’une grande catharsis, durant laquelle il faudra rendre la parole aux militants et dénoncer le social-libéralisme.

Des branlées, nous avons déjà reçues, les recettes nous les connaissons changer les têtes à la Direction et convoquer des Etats Généraux. Si nous en restons à ses réponses classiques qu’allons nous faire après les élections européennes de juin et les élections sénatoriales de septembre ?

S’il faut prendre nos responsabilités pour mettre enfin la Fédération au travail, maintenant et autrement, nous les prendrons.

 

Judith Capelier, Olivier Dedieu, Patricia Delafoy, Laurent Maitre, Fabien Nicolas, Helène Qvisgaard, Joerl Recasens


11/04/2014 11 Poster un commentaire

Sète, terre de mission pour le PS...

 

L'un des plus mauvais scores du PS dans le département !  Avec moins de 6%, le parti fait, à Sète, le plus mauvais résultat  de son histoire.

 

Il est vrai que le PS sétois n'a jamais pu, depuis la Libération, remettre en cause le leadership local du PCF sur la gauche locale. Les causes en sont multiples. Les communistes ont toujours eu une bonne implantation locale et ont pu s'appuyer sur la sociologie populaire et ouvrière de la ville. Face à cette hégémonie incarnée par des élus très présents sur le terrain, les socialistes ont toujours eu du mal à construire une alternative politique. J. Moch ne s'y est pas risqué, Jean Lacombe a échoué, et André Lubrano encore plus. Résultat des courses, le PS arrive toujours derrière le PC. Le résultat de 2014 n'est donc pas en soi une surprise. D'ailleurs, la fédé avait commandé un sondage qui donnait le PS loin derrière le PC, avec respectivement 10 et 30% de voix. On connait donc l'ordre d'arrivée, il ne restait plus qu'à connaître les résultats définitifs qui ont été de 5,6 et 20%.

 

Un député PS, des élus régionaux d'autant plus présents que la région gère désormais le port, il faut croire que cela ne suffit pas à produire une représentativité significative. Certes, on peut penser que le PC décline, mais le problème, c'est le PS s'érode encore plus vite auprès de son électorat. Et ce ne sont pas les positions institutionnelles occupées par nos élus qui nous permettre de limiter la casse. Il faut donc se poser la question de savoir quel peu être l'avenir du PS sur la ville et comment le parti peut être en capacité de construire une représentativité plus grande dans l'électorat.

 

Peut-on sérieusement envisager de proposer un leader alternatif comme tête de liste pour les prochaines échéances électorales ou faut-il mieux s'investir dans une logique de construction d'une fédération des forces de gauche sur la ville ? Un débat auquel les socialistes locaux vont devoir apporter rapidement des éléments de réponse, l'élection cantonale ayant lieu dans moins d'un an.... Mais il est évident qu'avec un score de 5%, la marge de négociation s'est singulièrement réduite.


10/04/2014 8 Poster un commentaire

Sète : revirement politique à 90°

 

Sète va devenir un cas d'école du retournement de veste... Jean-Jacques Sarciat, proche de Robert Navarro qui l'avait embauché au conseil régional, était le directeur de campagne d'André Lubrano, tête de liste PS lors de ces dernières municipales. Soutenu par Bourquin et Navarro, Lubrano voulait s'appuyer sur un "pro". Ayant une très haute estime de lui-même, Sarciat porta la stratégie de campagne de Dédé. Le résultat ne fut pas à la hauteur des espérances puisque la liste PS, au 1er tour, finit laborieusement en 6e position, avec un piteux 6%.

 

On aurait pu penser Sarciat abattu par ce résultat. Que nenni ! Il intègre désormais le cabinet du maire UMP de Sète !  Il faut croire que le slogan de la campagne du candidat PS "Changeons de cap" était prémonitoire. Mais quand on connaît le personnage, on ne peut pas non plus être très étonné. Sarciat venait de l'entourage de Chesa à Carcassonne avant de passer par Midi Libre Béziers où on ne l'a pas senti très éloigné de Couderc puis de finir à la Région auprès de Navarro qui drague une partie des élus de droite dans la perspective des futures sénatoriales.... Un retour à la maison en somme.

 


06/04/2014 14 Poster un commentaire

Communiqué de Militer Autrement

 

Communiqué de Militer Autrement

Résultats des élections municipales dans l’Hérault

 

 

Le verdict des urnes est tombé et, malgré quelques succès locaux et la mobilisation de nombreux militants, la sanction est sévère pour le PS et la gauche régionale. Dans un contexte national marqué par la volonté de sanctionner les orientations de la politique de François Hollande et de son gouvernement, le PS local paie son autisme et son incapacité à renouveler en profondeur ses équipes et ses pratiques. L’échec est particulièrement cinglant à Montpellier où Philippe Saurel a incarné la volonté de changement d’une partie de l’électorat de gauche. Le PS34 ne sortira de cette crise que s’il prend réellement en compte le désir de rénovation de ses membres.

De son côté, Militer Autrement entend continuer à rassembler autour de ses valeurs les personnes, encartées ou pas, désireuses de faire de la politique autrement et de construire une gauche porteuse d’espoir et de perspectives.

 

http://militerautrement.com/?p=1179


05/04/2014 4 Poster un commentaire



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