Rénovons le PS en Languedoc


departementaless : positions du PS pour le 2e tour

Vous aurez un compte-rendu du conseil fédéral de ce soir après le 2e tour. En attendant voici la position défendue par la fédération du PS pour le 2e tour : 

- soutien a tous les candidats de gauche en duel contre l'ump ou le FN, qu'ils soient PS, EELV, fdg ou divers gauche.

- appel a voter pour l'UMP en cas de duel UMP / FN

- pour le cas particulier de lattes (triangulaire avec le FN et l'ump) , soutien au ticket divers gauche.

 


23/03/2015 0 Poster un commentaire

En route pour le congrès : la phase des contributions.

 

La semaine dernière, la fédération se réunissait pour préparer l’organisation du futur congrès. Assistaient à la réunion, les mandataires de contributions suivants :

 

Contribution Collomb : Patrick Vignal (excusé)

Contribution Cambadélis : Julie Frêche (remplaçant Hussein Bourgi qui présidait la réunion en tant que premier fédéral)

Contribution Aubry : Christian Assaf

Contribution Hamon : Michael Delafosse (représenté par Cédric Haution)

Contribution commune Motion 4 / Démocratie socialiste : Laurent Beaud

Contribution pour l’unité de la gauche du PS (contribution initiée par des militants de l’Hérault): Michel Calvo

Contribution de la motion 3 : Charlotte Gehin

Contribution Cohérence socialiste : Yves Bailleux Moreau ( Sylvie de Bearn co-mandataire excusée)

Contribution « La gauche ne doit pas mourir » (Liem Hoang Ngoc): Judith Capelier

(Pour info, un nouveau mandataire est depuis connu, c’est Patrick Dhainaut pour la contribution de la motion 4).

 

La réunion avait pour but de planifier le débat des contributions. Vu le calendrier des départementales, il a été prévu d’organiser ce dernier début avril, après les élections. On mesure à quel point le choix d’un congrès en juin limite le potentiel de débat. En effet, il était difficile d’envisager de mobiliser les militants pour des débats en mars, élections obligent. Or, en avril, on sera déjà dans l’organisation des futures motions. Entre temps, les sections ne se réuniront même pas pour débattre des contributions…. C’est dire à quel point on régresse en termes de débats dans ce parti.

 

Il faudra donc se contenter de deux débats fédéraux, l’un à Béziers, l’autre à Montpellier. Quelques mandataires ont, d’eux-mêmes décidés d’organiser des réunions publiques de présentations de leurs textes. C’est le cas de la contribution « la gauche ne doit pas mourir » qui doit tenir une réunion publique mardi 10 mars à la fédération. Ce devrait être aussi le cas de la motion 4 alors que Cohérence Socialiste avait déjà présenté son texte.

 

En attendant, on en sait plus sur les effectifs militants. Au jour de la réunion, nous en étions à 1300 cartes 2015 payées… Certes, ce chiffre devrait augmenter, la fédération encaissant encore des chèques récupérés lors du vote de l’investiture régionale. Mais la dynamique est à une baisse sévère des adhérents. In fine, on perd environ 1000 cartes par an et en 2015 on paie au prix fort la défaite de Montpellier et le contexte politique national.

 

 

 

 

 

 

 


08/03/2015 11 Poster un commentaire

Départementales : 3 semaines de suspens...

 

A 20 jours du premier tour des départementales, on a confirmation que ces élections  seront des plus incertaines pour le PS. Les sondages se suivent et se ressemblent : la bloc droite / FN fait ou dépasse même les 60% des suffrages exprimés alors que le PS est derrière l'UMP et le FN dans les sondages. Certes, un sondage global sur des élections locales, cela a ces limites. Mais ceci étant dit, la tendance est là. Qui plus est, si la gauche baisse, c'est surtout le PS qui paie la note, étant donné, dans la pire des configuration, à 19%, soit seulement à quelques points du total des autres forces de gauche.

 

On paie donc au prix fort notre gestion gouvernementale. Et on subit la double peine : une partie de notre électorat de 2012 n'est pas motivée pour aller voter et on s'est mis à dos le reste des forces de gauche (sauf le PRG, sic...). En même temps, pourquoi s'étonner de ces résultats qui ne font que poursuivre la tendance initiée aux municipales et qui s'est prolongée aux européennes et aux européennes ? Dans cette configuration, une grande partie des militants Front de gauche a voulu se compter, comme les écolos. Un choix politique que tout le monde sait suicidaire. En effet, dans ce contexte, il serait naïf de croire que ces partis vont plumer la volaille socialiste. Ils seront peut-être devant nous dans les territoires sur lesquels ils ont un potentiel électoral supérieur au notre, mais pas plus. On va donc tous se faire plumer collectivement et dans plusieurs cantons, on regardera la 2e mi-temps à la maison.

 

On comprendra que dans cette configuration - qui plus est avec une participation annoncée faible - le premier objectif sera d'arriver au 2e tour. Mais il ne faut pas croire que l'on connaîtra la situation de 2011. Il y a 4 ans, le FN avait liquidé la droite au premier tour mais n'avait pas le potentiel pour gagner au 2e. Le PS, arrivé en tête, avait donc raflé la mise. Là, on peut s'attendre à ce que sur plusieurs cantons, le FN arrive loin devant. Autant dire qu'il va falloir jouer à fond la stratégie de l'implantation locale béton et aller chercher les voix avec les dents chez ceux qui sont tentés par l'abstention. Et pour tout dire, je ne pense pas que faire venir des ministres ou des responsables nationaux du parti soient l'option la plus tactique en ce moment. Cages d'escalier, mobilisations de réseaux et réunions tupperware devraient être une option plus pertinente.... Enfin, une des données importantes sera le réflexe de l'électeur de gauche. Votera-t-il utile ou pas ? Et si oui, qui sont les candidats du vote utile ?

 


03/03/2015 8 Poster un commentaire

Tribune libre : "Veille de congrès : « tout va bien » !"

 

Un militant, sous la signature de Innocent Gentillet m'envoie cette tribune libre :

 

Depuis la victoire de la liste conduite par Philippe Saurel aux municipales de mars 2014, la Fédération socialiste peine à trouver son rythme de croisière entre démissions, exclusions et alliances électorales surprenantes et renversables comme l’atteste le lâchage de Christophe Morgo sur le canton de Mèze ou les dons faits récemment au PRG.

 

Rétrospectivement la déclaration de Jacques Martin lors de sa démission du poste de Président de la Commission des conflits en avril 2014, « il n’est plus le temps d’exclure mais de rassembler », n’était pas prophétique. Incontestablement, ce ne fut pas la piste choisie par sa sentencieuse remplaçante, la très navarriste Geneviève Tapié. Une lettre d’intention a d’ailleurs été rédigée par le Premier fédéral pour la « protéger » suite à une forte algarade avec une de ses anciennes « amies », moins adeptes qu’elle du changement d’ère lors de son passage avec Dominique Navarro devant la Commission. Une audition sans tambour ni trompette tant les procureurs ont craint que les accusés leur rappellent leurs cheminements communs.

 

Les exclusions consécutives aux dissidences sont automatiques. Mais dans un double souci de communication et de ferveur bureaucratique, la Commission des conflits siège sans discontinuer mais sans mandat du Conseil fédéral.

 

L’emblématique cas du canton de Montpellier 1 est très illustratif d’un dysfonctionnement de la dite commission et de son fonctionnement plus politique que statutaire.  Sur ce canton, le PS soutient des candidats non membres du Parti tandis que pas moins de 6 camarades partent à l’élection sur deux tickets. Pourtant il y a un  traitement différencié des cas par le Premier fédéral. Les uns sont traduits en commission des conflits par voie de communiqué de presse tandis que l’on téléphone aux autres discrètement pour « leur demander de démissionner ». Pourquoi tant de différences ? Le socialisme n’est-il pas unitaire ?

 

Autre interrogation, formulée par Olivier Dedieu lors d’un conseil fédéral de novembre, « qu’elle est la place dans le parti de collaborateurs de cabinet travaillant pour des élus adversaires du Parti (NDLR : les membres du cabinet Saurel) ? », question sans réponse depuis. Dès lors pourquoi la Fédération condamne au niveau national le positionnement de Philippe Saurel, fait venir Jean-Christophe Cambadélis pour le descendre et accepte en son sein la présence des membres de son cabinet mutualisé ? A quel jeu joue donc le Premier fédéral ?

 

Sans doute assurer sa réélection en juin et son avenir en décembre. Certes le congrès semble joué tant le « pacte fédéral » fonctionne « dormez tout va bien ». Pourtant une étrangeté s’est produite lors de l’installation de la Commission fédérale du Congrès, les responsables annoncent pour 2015 1300 cartes à jour de cotisation (un chiffre rond !) alors que 1382 camarades ont participé au plébiscite de Carole Delga le 5 février 2015. Mais « tout va bien ! ».


02/03/2015 6 Poster un commentaire

Départementales : le 3e tour déjà en ligne de mire

 

Alors que la campagne des départementales commence, certains élus jouent déjà la fin du match. pour le dire plus simplement, ils ne pensent déjà qu'à l'élection du président du conseil départemental. Ce choix est en effet quelque peu surprenant. En effet, jamais une élection départementale n'a été aussi incertaine dans l'Hérault, département à gauche depuis la fin du XIXe siècle.

 

Pour autant, chaque camp est désormais focalisé sur ce fameux troisième tour. Le PS et l'UMP pensent obtenir une majorité départementale alors que le FN, pour sa part, croit avoir suffisamment de poids pour empêcher toute majorité absolue et donc négocier son positionnement. Les rumeurs donnent la droite vainqueur, sur la foi d'un sondage. Cela fait doucement rigoler quand on sait qu'un sondage pour les départementales n'a de sens que canton par canton. Ce sondage serait particulièrement onéreux ! Pour autant, la droite peut tirer bénéfice de ses conquêtes municipales. Mais cela lui suffira-t-il ? Rien n'est moins sur et le FN sera autant un handicap pour la gauche que pour la droite. Il n'y a qu'à voir le cas de Béziers, ou Ménard vise l'élimination de l'UMP plus que du PS par ailleurs. De même, on peut s'attendre, notamment sur la frange littorale à voir un FN en situation de force. Il faut croire que sur le littoral, il n'y a pas que le niveau de la mer qui monte...

 

In fine, les résultats respectifs de la droite et du FN vont dépendre du contexte de l'élection. Contexte local ou national ? Le premier cas de figure fera le jeu de la droite, mieux implantée dans les collectivités, le second plutôt le jeu du FN face à l'UMP encore convalescente. On n'est donc pas assuré qu'il y aura plus de candidats UMP/UDI au 2e tour que de candidats FN. On notera que c'était déjà le cas en 2011, dans un contexte politique très défavorable à la droite. Le 2e tour avait principalement vu des duels Gauche / FN.

 

A gauche, on sait que le PS est hégémonique dans l'assemblée sortante. Ce ne sera plus le cas en 2015. Le tout est de savoir quel sera son étiage à l'issue de ces départementales. Dans les pronostics les plus pessimistes, la gauche est sévèrement battue. Dans les plus optimistes, elle sauve sa majorité. La voie médiane serait une majorité relative avec plusieurs cantons pour le FN. Les experts électoraux du PS pensent que le parti peut garder le département. Il faut voir... Tout dépendra des résultats à l'issue du premier tour. De fait, sur les 25 cantons, dans combien d'entre eux la gauche sera au 2e tour ? L'Hérault est de plus en plus à droite. Le total UMP / FN est majoritaire dans plusieurs cantons. Mais la force du FN peut être un handicap pour l'UMP. A l'inverse, la gauche va souffrir - sauf vote utile- de l'éclatement de la gauche sur plusieurs cantons et du contexte national.

 

En attendant, le départ de Vézinhet, qui s'est bien gardé de désigner son héritier politique, laisse en débat la question de la future présidence. Et il commence à y voir du monde au portillon dans l'hypothèse où cette présidence est jouable pour la gauche. Le premier a être sorti du bois, c'est Kléber Mesquida, président du groupe PS au département. Il n'a jamais caché cette ambition et sait déjà compter sur le soutien de certains candidats. Pierre Bouldoire, par ailleurs, fait déjà entendre sa voix et il n'a pas gâché son plaisir d'obtenir par la fédération que la présentation des candidats ait lieu sur ses terres à Frontignan. De là à dire que Bourgi a déjà fait son choix, les supputations vont aller bon train. Mais rien ne nous dit que l'on va rester sur un duel. Les deux candidats déjà connus ont leurs qualités et leurs défauts. Des challengers peuvent toujours sortir du bois. Le tout est de savoir qui tranchera la question. le groupe PS qui aura en son sein un certain nombre d'élus DVG  ou les militants puisque nos statuts prévoient que les militants votent pour le premier des socialistes pour la présidence du département ?

 

En attendant, avant de penser au 3e tour, il serait pas idiot de se concentrer en priorité sur les 2 premiers parce que le match est loin d'être gagné....

 

 

 

 


19/02/2015 18 Poster un commentaire



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