Rénovons le PS en Languedoc


Le radicalisme ou la stratégie du couteau sous la gorge...

 

La belle Alliance populaire a du plomb dans l'aile. Le principal allié du PS a, en effet, préféré claquer la porte. Les radicaux ont mal vécu une initiative qui leur a donné le sentiment d'une gestion très personnelle de Cambadélis en particulier et du PS en général. ça, c'est l'argument officiel. Quand on regarde de plus près, la réalité est plus complexe. Que les radicaux n'aient pas envie d'être englobé dans une recomposition du PS qui ne dit pas son nom, on peut le comprendre. Mais il y a aussi autre chose de tout aussi fondamental. Les radicaux sont déjà à la manoeuvre pour les législatives. Pour être honnête, il faut reconnaître une qualité politique à Baylet. Quand il voit une fenêtre de tir, il sort le fusil. Le parti radical ne pèse peut-être pas lourd. C'est un fait. Mais le PS, qui n'est pas en grande forme, recherche désespérément des alliés pour limiter la casse en 2017. Dans ce contexte, les radicaux vont négocier leur soutien au prix fort. Cela signifie une demande de circonscriptions réservées aux radicaux à la hausse. Quand on voit la fébrilité de nos dirigeants, on se dit qu'ils ont des chances d'obtenir gain de cause. Dans l'Hérault, on pourrait très bien se retrouver avec un candidat radical soutenu par le PS. On imagine mal que cela soit le cas dans une circonscription déjà détenue par le PS. cela ne laisse que deux options, la circonscription de Béziers ou la 1ere de Montpellier. Sur Béziers, les radicaux pourraient proposer Florence Brutus alors qu'au PS Claude Zemmour espère bien y aller pour se relancer après avoir perdu sa place éligible aux régionales. Sur Montpellier 1, l'accord avec EELV semble plus que caduc. Donc le PS ne soutiendra pas le député sortant, Jean-Louis Roumégas. Cela laisse la possibilité de présenter un candidat PS ou de donner la circonscription aux radicaux. Il se murmure "dans les milieux autorisés" que Bourgi pourrait y aller. Pour ce qui est d'une option radicale, ce pourrait être Rozière qui cherche à s'implanter localement.

 

J'ai bien peut qu'il faille attendre l'automne pour voir la fumée blanche sortir des cheminées de Solférino.... et rien n'interdit, au final, que les radicaux raflent les deux circonscriptions...


06/07/2016
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Saurélisme et socialisme, le jeu de cache-cache continue !

 

Le Premier Ministre est venu inaugurer la 4e ligne de tramway de Montpellier. Cette présence faisait suite à l'invitation du maire de Montpellier. On aura noté, ceci étant dit, que les rangs des élus socialistes étaient clairsemés autour du couple Saurel / Valls. A l'exception de Carole Delga, c'était plutôt désert. Encore une fois, on ne sera pas surpris d'une situation parfois (et même souvent) crispée entre le PS et Saurel. 

 

Valls incarne, au sein du PS, une ligne qui accepte de discuter avec Saurel. Il faut dire que le Premier Ministre cherche à sauver la mise pour des présidentielles qui s'annoncent très compliqués pour le PS. Pour les primaires, il vient chercher le soutien de Philippe Saurel pour une candidature Hollande, voire la sienne si ce dernier n'y va pas. Sur cette ligne, on trouve aussi la députée Anne Yvonne le Dain qui annonce sa volonté d'obtenir l'investiture PS avec comme suppléant le maire de Montpellier. Plus globalement, on trouve sur cette ligne un certain nombre d'élus qui aimeraient que cela ne dégénèrera pas entre Saurel et le PS, au risque d'y laisser des plumes électoralement.

 

Plus complexe est le positionnement des socialistes qui discutent avec Saurel sans l'assumer publiquement. On trouve dans cette catégorie en premier lieu le premier fédéral de l'Hérault. Visiteur assidu de la mairie, Bourgi, rencontre fréquemment l'équipe de Saurel. Pour négocier ? Pour dire du bien de ses camarades ? les paris sont ouverts... A la décharge de Bourgi, il n'est pas le seul dans cette situation, mais je n'ai pas tous les noms !

 

La 3e position, c'est celle des opposants déclarés. On y retrouve les postulants à la mairie (Delafosse, Assaf) mais aussi le président du département.

 

Enfin, on note aussi une 4e posture, celle de ceux qui n'ont pas encore d'avis tranché sur la question.

 

Si cela continue, on aura autant de lignes que de militants. Mais ce qui est évident, c'est que sur la question Saurel, le PS n'a pas de ligne. Ce constat n'est pas nouveau. On en a déjà parlé maintes fois. Mais la fédération a tout fait pour éviter, à ce jour, un  débat sur la question. Mais nous sommes à moins d'un an de la présidentielle et il sera peut-être temps que le PS tranche... De toute façon, il ne faut pas se faire d'illusions. Quelque soit le choix du PS, il y aura des victimes collatérales.

 

La première option, c'est le ralliement. Si on a besoin de Saurel à la présidentielle, de son soutien aux législatives, et si le PS n'est pas en capacité de trouver une alternative électorale capable de gagner la ville, alors autant se rallier au panache saurélien. Ce scénario suppose de laisser la main à Saurel mais aussi que ce dernier fasse une proposition crédible d'accord.

 

La seconde option, c'est partir sur une logique de conflit ouvert. Trois ans, ce ne sera pas de trop pour préparer l'éventuelle conquête de  la mairie en 2020. D'où l'intérêt de poser la question dès maintenant. Ceci étant, ce choix amènera le PS à laisser quelques plumes en 2017 lors des élections législatives.

 

En attendant, le pire des scénario serait de ne pas faire de choix. Mais je n'ai pas trop d'illusion, c'est une option qui risque fort d'être celle que choisira la fédération...


04/07/2016
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Europe : on prend les mêmes et on recommence....

 

Finalement, quand on regarde les résultats du référendum britannique, comment ne pas mettre ce résultat en parallèle avec ceux du référendum de 2005 ? Des partis de gouvernement et des élites marginalisées par un vote plus populaire allant de l'extrême droite à l'extrême gauche. On comprend mal pourquoi il n'a jamais été pris en compte cette dynamique qu'avait alors connu la France et la montée en puissance d'un euroscepticisme qui traverse aujourd'hui de nombreux pays. On peut difficilement comprendre l'autisme des institutions européennes mais aussi de nos principaux acteurs politiques nationaux. Se limiter à expliquer que le sens de l'histoire était non négociable, à dénigrer toute position alternative, à marteler des arguments d'autorité, on voit bien où cela mène. La crise de légitimité des élites ne pouvait qu'amener à réduire la portée de ce type d'argumentaires.

 

Mais le pire, ce serait qu'on nous applique la double peine. A défaut de mea cupla, à défaut de comprendre que le non à l'Europe, ce n'est pas que des nationalistes mais aussi pour beaucoup des gens qui ne comprennent pas ou ne se retrouvent pas dans un projet européen qui devient de moins en moins compréhensible. Et le risque majeur, si on continue dans cette voie, c''est d'aboutir à renforcer le nationalisme à tout crin. Autant dire, dans ce contexte, qu'il devient urgent que nos élites assument la situation et apportent des solutions aux questions posées. Ce n'est pas en essayant de ne pas avoir de nouveaux référendums que le problème sera réglé. C'est d'abord en donnant le sentiment que l'Europe peut être efficace, aussi sociale qu'économique et en rebâtissant un destin commun. Il serait enfin temps que le PS se réapproprie ce projet...


24/06/2016
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La nouvelle région : une appelation en recherche de consensus....

 

Le conseil régional doit voter, le 24 juin, une proposition de nom pour la nouvelle région, provisoirement dénommée Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. L'exécutif régional a souhaité proposer une batterie de noms à la population qui a été consultée à ce sujet. Le résultat a été sans appel puisque l'appellation Occitanie a recueilli presque 45% des suffrages exprimés. Désormais, le conseil régional doit trancher. Et c'est là que cela commence à devenir compliqué.... Comme il fallait s'y attendre, les contestataires sont sortis du bois. Le président du CESR a indiqué que c'était un mauvais choix, les Catalans sont outrés que la catalanité ne soit pas reconnue, la droite souhaite que l'on garde le nom provisoire de la région. Et pour compliquer le tout, voilà que Carole Delga elle-même semble vouloir un nom fédérateur. On en déduit, dès lors, qu'elle souhaite donc un nouveau nom que celui issu de la consultation.

 

La situation est donc passablement compliquée. La droite ne veut pas de nouveau nom, les élus catalans sont bien embêtés, la majorité régionale risque d'imploser sur la question alors qu'une partie de élus de cette dernière va quand même considérer que les résultats de la consultation sont très clairs. Pour ma part, je n'ai pas voté pour Occitanie. Ma préférence aurait été Pays d'Oc mais le nom n'a pas été retenu. Pour autant, quelque soit le vote des uns et des autres, quand 200 000 personnes se prononcent, cela veut quand même dire quelque chose. Parce que si c'est un mauvais nom ou si ce nom n'est pas fédérateur, on peut quand même se demander pourquoi l'assemblée régionale, le 15 avril, a retenu cette liste de noms....

 

En tout état de cause, Carole Delga n'est pas dans une position très confortable. Elle doit trouver une majorité de suffrages dans l'assemblée régionale pour se mettre d'accord sur un nom.. Quand on sait que la procédure de consultation n'a été votée que par 91 voix contre 59, on mesure la difficulté qui attend la majorité régionale la ,semaine prochaine....

 

 


18/06/2016
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Investitures : les problèmes commencent au PS....

 

Le PS doit trancher la question de ces investitures. Ce débat est autant national que local. Demain, la direction du parti va devoir se pencher sur la fameuse question des primaires. On ne peut pas dire que l'on sente, chez nos dirigeants, un enthousiasme délirant à aller vers une éventuelle discussion sur le choix du Président de la République d'y aller. (Sauf si ce dernier refuse d'y aller évidemment).

 

Localement, nous n'aurons pas de primaires. Reste à savoir si nous aurons des investitures ! Sur les 9 circonscriptions de l'Hérault, nous avons 7 sortants, une circonscription EELV et une tenue par les Républicains.

 

Pour ce qui est des  circonscriptions non tenues par le PS, le cas le plus simple est celui de celle de Béziers. Face à la droite, le PS présentera un candidat. Sur la 1ere circonscription, le PS avait fait un accord électoral avec EELV et avait laissé le siège à Jean-Louis Roumégas. Le choix de lâcher la 1ere circonscription avait suscité une certaine aigreur chez certains cadres du PS local. En 2017, la question est de savoir si le PS compte passer des accords avec EELV. On n 'y ait pas encore... A défaut d'accord, bien évidemment, il y aura une candidature PS... ou d'un allié du PS.

 

Enfin, il reste le cas des 7 circonscriptions tenues par le PS. A priori, sur les 7 sortants, 6 vont solliciter leur investiture. Le 7e, Kléber Mesquida, touché par le cumul des mandats, va se retirer et faire monter sa suppléante, Marie Passieux. Par contre, les 6 autres souhaitent repartir. Il reste à savoir, néanmoins, si des challengers vont sortir du bois. En effet, tout militant est en droit d'être candidat à l'investiture s'il le souhaite. En 2012, ce ne fut pas le cas puisque la tutelle et les principaux élus d'alors avaient imposé des candidatures uniques sans vote. Ceci étant dit, sur plusieurs circonscriptions, il faut s'attendre à ne voir que la candidature du sortant vu le contexte politique. Ceci étant, les choses pourraient être plus compliquées. Le cas le plus complexe va être le cas de la 2e circonscription, celle qui est détenue par Anne Yvonne Le Dain. Cette dernière a déjà annoncé qu'elle souhaitait obtenir l'investiture, recevant le soutien de son suppléant, Philippe Saurel. Ce dernier n'a pas exclu de l'être de nouveau. Bien évidemment, vu les rapports entre PS et Saurel, cela peut paraître surprenant... Mais dans le PS Héraultais, rien n'est vraiment surprenant. Pour autant, si on a un ticket Le Dain / Saurel, on peut s'attendre à des remous ou à des candidatures alternatives. La première qui pourrait se profiler est celle de Christian Assaf qui se verrait bien, éventuellement, migrer sur la 2e, histoire de se positionner idéalement pour les municipales de 2020. Il n'est pas sûr que l'initiative ravisse, par ricochet, Michael Delafosse, lui aussi candidat auto-proclamé contre Saurel. Autant dire que les choix que feront Anne Yvonne le Dain et Philippe Saurel vont avoir de l'impact....


17/06/2016
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