Rénovons le PS en Languedoc

2017


Conférence de Militer Autrement du 3 juillet 2017

Conférence "Les gauches face au défi de la révolution En Marche !"

 

Lundi 3 juillet, 19h, Le Sud, Quai Du Pirée (face À L'hôtel De Région), Montpellier

 

Conférence-débat de Militer Autrement, avec Stéphane Vidal, candidat de la France Insoumise aux législatives (3ème circonscription de l'Hérault), Jean Michel Duplaa, élu PS, Président du groupe Beziers Résistante et Solidaire et Romain Subirats, "marcheur" héraultais.

 

 

 


01/07/2017
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Les jeux sont faits, rien ne va plus...

Jamais un 2e tour n'aura généré si peu de suspens. Les seules variables qui seront tranchées dimanche seront l'ampleur du groupe majoritaire LREM et le nombre de députés de gauche sauvés.

 

Il va falloir maintenant tirer le bilan de ces 8 mois de campagne (primaires comprises). Le macronisme s'est largement imposé comme nouvelle variable politique dans ce pays. La droite et la gauche lui ont ouvert un espace politique inédit qui lui a permis de structurer une nouvelle force politique agrégeant les centres droit et gauche. In fine, on en revient au radicalisme de la 3e république (la défense de la laïcité en moins). Macron a su flairer le bon filon et surtout profiter des erreurs des autres. La droite, elle, a perdu une élection imperdable. Elle risque d'avoir du mal à s'en remettre.

 

Et le PS dans tout cela ? Pour tout dire, on ne pouvait que s'attendre à une défaite et ce, depuis longtemps. Par contre, on ne pensait pas prendre une branlée pareille. Il faut dire qu'on s'en est quand même donné à cœur-joie pour en arriver là : absence de solidarité collective, perte de référentiel politique, appareil aux abonnés absents, double ou triple jeu, incompréhension du contexte politique.. On n'a rien oublié pour perdre pourrait-on dire.

 

La question essentielle, maintenant, c'est de savoir si on est capable de comprendre les raisons de notre échec pour rebondir. Pour tout dire, j'attends de voir. Une partie de nos camarades a toujours la tentation de renvoyer aux autres les causes de notre défaite. Un jour Macron, un jour Mélenchon, ou que sais-je. C'est tellement facile... Beaucoup estiment que c'est la faute de Hamon, ou celle de Valls ou de Hollande, ... C'est un peu la faute de tout le monde si on en est là.

 

J'ai l'impression que cela fait plus de 10 ans qu'on navigue à vue, que le collectif se délite et que le projet socialiste se perd dans des tentatives de synthèses politiques sans saveur. On a fait comme si le problème n'existait pas et cela a marché une dizaine d'années, quand il s'agissait de surfer sur les échecs de la droite au pouvoir. Dans la dernière ligne droite, on a pensé faire du social-libéralisme... mais Macron avait déjà préempté cette ligne. On a alors pensé faire du gauchisme. Manque de bol, Mélenchon fait cela mieux que nous. Et qui plus est, notre ligne déjà pas si évidente que cela à comprendre (même en interne faut-il le dire) était d'autant moins audible qu'on a passé des mois, voire des années à se taper sur la gueule.

 

Autant dire que si le PS veut continuer à exister, il n'y a pas 36 solutions.

 

- Ce parti doit réinventer un mode de fonctionnement collectif, avec une direction et une ligne politique capable de fédérer.

- Ce parti doit cesser d'être essentiellement tourné autour de la gestion de l'égo et la carrière de ses dirigeants

- Ce parti doit se positionner clairement. Doit-on être l'aile gauche du macronisme, un groupuscule capable de faire mieux que le NPA aux élections, ou l'un des acteurs d'une recomposition de l'union de la gauche ? Pour ma part, mon choix est clair. C'est la dernière option qui prévaut et c'est celle que je défendrais au prochain congrès. ET je rappellerai à nos camarades qu'il va falloir apprendre l'humilité. Quand on a fait 6%, on n'a plus forcément les moyens d'être des donneurs de leçons. Mais il n'y a pas de raisons non plus qu'on se fasse tondre la laine sur le dos...

 

Vivement le congrès pour qu'on mette maintenant toutes ces questions sur la table.


17/06/2017
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PS cherche testostérone.

Aujourd'hui avait lieu le bureau fédéral du PS de l'Hérault. Bien évidemment, il était question d'aborder la position du parti pour le 2e tour. On en attend pas moins du PS. et que fut la position du PS ? Aucune.... Oui, les bras vous tombent, le bureau fédéral ne s'est pas positionné,. Ils attendent peut-être le 3e tour ? On peut se demander les raisons de ce choix qui relève de tout sauf de la rationalité politique. Est-on en train de choisir la voie du suicide politique ? A-t-on la volonté de jouer un de ses fameux coups de billard à trois bandes qui ne font que déchirer le tapis ? On attend avec impatience le prochain conseil fédéral pour que la direction de la fédération nous éclaire de ses lumières sur ce choix.

 

Le PS choisit donc de ne pas exister pour ce 2e tour... ce qui a été aussi le choix des électeurs au 1er tour. Une position curieuse. On appelle à l'union mais on fait le contraire. On se prend une tôle parce qu'on est incapable de se positionner, mais on continue de le faire. Que voulez-vous, on a quand  les dirigeants que l'on mérite...

 

 


14/06/2017
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Le PS absent du 2e tour : que faire ?

Après cette capacité inégalée du PS à ce tirer une balle dans le pied, nous voilà devant l'heure du choix. Que voter pour le 2e tour puisque nous en sommes absents ? Pour ma part, le choix est simple. Nous avons deux types de configurations, soit des duels FI / LREM, soit des duels LREM / FN. Je choisi de voter pour l'offre la plus à gauche. Pour les 2e et 3e circonscriptions, je soutiens les candidats de la France insoumise, Muriel Résseguier et Stéphane Vidal. Pour les 1ere, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e et 9e circonscriptions, j'appelle à voter pour les candidats de LREM face au FN, c'est-à-dire pour Patricia Miralles, Jean-François Eliaou, Philippe Huppé ,  Isabelle Voyer, Christophe Euzet, Nicolas Demoulin et Patrick Vignal.

 

 

1ere circonscription : Patricia Miralles (LREM)

2e circonscription : Muriel Resseguier (FI)

3e circonscription : Stéphane Vidal (FI)

4e circonscription : Jean-François Eliaou (LREM)

5e circonscription : Philippe Huppé (LREM)

6e circonscription : Isabelle Voyer (LREM)

7e circonscription : Christophe Euzet (LREM)

8e circonscription : Nicolas Demoulin (LREM)

9e circonscription : Patrick Vignal (LREM)


12/06/2017
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Anne-Yvonne le Dain attaque le PS... Beaucoup de bruits pour pas grand chose !

 

Je l'ai toujours trouvée un peu lunaire Anne-Yvonne. On n'est jamais déçu. Investi en novembre candidate PS sur la 2e circonscription, la députée sortante avait affiché la couleur et précisé que son suppléant serait Philippe Saurel, le tombeur du PS aux municipales. Dans un premier temps, elle se garda bien de franchir la ligne jaune et n'apporta pas sa signature à Emmanuel Macron mais préféra la donner à François Hollande ! Finalement, elle appela quand même à voter pour le futur vainqueur de la présidentielle. Après la victoire de ce dernier, elle pensait conforter sa position politique, n'hésitant pas à demander, dans les médias, son exclusion du parti. Mais patatras... La suite du film a viré au cauchemar. le premier à tirer fut Philippe Saurel qui annonça ne plus être le suppléant de Le Dain et son soutien à l'une de ses adjointes comme candidate macroniste. Il rafla la mise, obtenant l'investiture d'En marche sur 2 des 5 circonscriptions de Montpellier pour ses protégées. Désormais isolée, Anne-Yvonne Le Dain se retrouva sans soutien notable. Alors que la direction de la fédération (Hussein Bourgi, Julie Freche notamment) avait, en novembre 2016, choisi de la soutenir malgré le débat interne sur son suppléant, ce ne serait désormais plus le cas. Suite à la saisine de la commission nationale électorale, Anne-Yvonne Le Dain perdit son investiture à quelques jours de la date butoir du dépôt des candidatures au bénéfice de Fatima Belaredj désormais investie par les militants de la circonscription.

 

La députée sortante désinvestie a choisi, après s'être scandalisé de sa situation, de saisir la justice. Elle a donc attaqué le PS pour que le tribunal casse la décision lui retirant son investiture. Et elle a gagné. Mais gagné quoi ? En effet, elle n'a pas attaqué l'investiture de Fatima Belaredj. Donc cette dernière est toujours candidate du PS. Mais techniquement, suite à cette décision, celle d'Anne-Yvonne le Dain existe toujours. Déjà que ce n'était pas forcément simple de comprendre le positionnement du PS, cela va être encore pire sur la 2e circonscription.

 

En attendant, il ne reste plus que quelques jours de campagne avant le premier tour et la députée sortante  a peu de chance d'être réélue. Par ailleurs, le PS n'a pas fait une fleur à Fatima Belaredj en choisissant si tardivement de trancher la question Le Dain. ce débat couvait depuis l'automne 2016 et il aurait été plus sain de le faire à ce moment-là, ce qui aurait permis à la candidate PS de se lancer plus tôt dans la campagne et de renforcer sa notoriété.


04/06/2017
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