Rénovons le PS en Languedoc

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La piste d’une 2e liste de gauche est officiellement lancée par les Verts !


 

La stratégie des Verts dans la région se dévoile. Certains se demandaient si les écologistes allaient partir seuls, forts de leurs résultats aux Européennes. Il se murmurait depuis plusieurs semaines que Roumégas laissait ouvertes beaucoup de portes et que les Verts ne souhaitaient pas forcément partir isolés. Ils en apportent désormais la preuve, se positionnant comme l’un des axes d’une alliance largement ouverte à gauche.

 

Pourquoi ce choix ? Les verts restent aujourd’hui convaincus qu’une 2e liste de gauche peut arriver devant Frêche. La seule condition est sa capacité à opérer le rassemblement le plus large possible dès le 1er tour. À cette fin, ils comptent d’une part sur le constat qu’une éventuelle alliance entre les différentes composantes de la gauche alternative est, vu la position du NPA enterrée, d’autre part sur les rivalités internes au PS. La date de cette proposition ne doit rien au hasard. Le PC régional doit se positionner sur les régionales prochainement et la direction nationale du PS devrait enfin aborder la question Frêche dans les semaines à venir. Dans l’hypothèse haute des Verts, il y aurait donc une possibilité d’alliance PC-PG-Verts-voire avec une partie du PS. Roumégas profite d’ailleurs de l’occasion pour rappeler que des contacts existent avec ces différents partis et acteurs. La seule vraie incertitude qui subsiste est l’aval de la direction du PS à cette stratégie, ce qui sous-entendrait que le PS national s’orienterait vers une absence d’investiture régionale, voire un rejet de l’investiture de Frêche. Ce qui pourrait faire pencher la balance auprès d’Aubry, c’est que les Verts comme le PC envisagent sérieusement la possibilité, dans ce cas de figure, de laisser à un PS la tête de liste… Reste à trouver lequel … ou laquelle !

 

Le sondage publié par la Gazette n’a pas, contrairement à ce que certains pouvaient attendre, douché les ambitions. Au contraire, il semble que ce qui a d’abord été lu c’est que ce type d’alliance pouvait, à minima, s’appuyer sur un socle supérieur à 20 %, hypothèse basse de début de campagne, qui pourrait évoluer au-delà en fonction des choix de la direction nationale du PS. Le fait qu’une triangulaire éventuelle n’empêche pas la gauche de perdre est, de ce point de vue, du pain béni pour les Verts qui n’hésiteront certainement pas à brandir un sondage … financé par les partisans de Frêche !

 

La seule limite à ce raisonnement est l’attitude de l’électorat Vert, notamment avec l’émergence d’une candidature Drevet. Ce dernier pourrait voir ces chances évoluer à la hausse, si certains électeurs Verts sont gênés par une alliance trop marquée à gauche.

 

Il reste encore à finaliser ce type d’alliance et à construire une dynamique de campagne suffisamment efficace pour l’emporter. Bref, rien n’est encore joué à gauche. Au national, on regarde cela de près notamment sur pour 2014 il faut prévoir une union de la gauche au 1er tour. De ce point de vue, le Languedoc peut devenir un territoire d’expérimentation de l’avenir politique de la gauche. Il n’en reste pas moins que Frêche est encore loin d’être enterré…
Posté le 08/11/2009 | 72 consultations | 8 commentaires | Voir et commenter l'article

La guerre des sondages, phase 2


La phase 1 a eu lieu fin septembre, quand 2 sondages, avec des hypothèses différentes avaient été diffusé autour des candidatures Frêche et Andrieu. À l’époque, Midi Libre d’un côté et l’Hérault du jour de l’autre avaient, pour des raisons pas clairement explicitées, minoré pour l’un la portée des résultats, refusé de publier pour l’autre. Au final, ces sondages n’avaient produit aucun effet sur le résultat du 1er octobre, à défaut d’avoir eu une audience significative.

La phase 2 commence avec ce dernier sondage publié dans la gazette. Voici les résultats du 1er tour :

NPA : 7

Front de Gauche : 11

PS-MRC-CPNT : 29

Verts : 7

Drevet : 5

Modem : 5

UMP : 25

Jeanjean : 2

FN : 9

 

Au 2e tour :

Frêche m’emporterait entre 42 et 58 % selon les hypothèses, l’UMP ferait entre 30 et 42, les Verts entre 18 et 19, le FN à 10.

On l’a bien compris, la Gazette reprend un sondage vraisemblablement payé par la majorité régionale actuelle ou la fédé. C’est de bonne guerre, c’était déjà, suivant mes échos, le cas du sondage de mars dernier. Pour équilibrer, il faut rappeler que les sondages d’octobre ont été, pour celui publié par Midi Libre financé par Solférino, l’autre selon les hypothèses payé soit par le PC soit par la mairie de Montpellier. (On se dit qu’il serait sain quand même qu’une loi impose de donner le nom du financeur du sondage soit dit en passant.)

La force de Frêche, c’est le plan médias, et là, cela ne loupe pas. Le papier est illico repris par les médias nationaux comme la déjà montré le site montpellier-journal.fr. C’est normal, l’objectif est de mettre élégamment la pression sur la direction nationale du PS en montrant que l’on ne peut se passer de Frêche. D’où le choix des scénarii, l’hypothèse du PS sans Frêche n’étant pas testée bien évidemment.

Que déduire du résultat ?

1/ Déjà, un truc que l’on n’a pas compris, c’est comment les Verts peuvent être au 2e tour alors qu’ils ne feraient que 7 % au 1er ? D’autre part, pourquoi le Front de Gauche n’est pas testé au 2e tour ? L’analyse de BVA nous explique rien de tout cela… C’est juridiquement invraisemblable.

2 / Le plus important : la droite régionale est dans les choux, avec un score ridiculement bas. Entre le choix d’une tête de liste au charisme de porte de frigo et le contexte politique national, au mieux, elle finit à 42 %…. Même Blanc faisait mieux, c’est dire ! Ce constat est une bonne nouvelle pour la gauche… pas forcément pour Frêche. D’une part, parce que si ce contexte est le même en 2010, une autre tête de liste à gauche serait vraisemblablement aussi gagnante ; d’autre part, cela enlève des doutes à ceux qui à gauche pensent qu’il faut jouer une triangulaire entre deux listes de gauche et la droite, surtout si au final, cela n’empêche pas la gauche de gagner…

3/ Au sein de la gauche, la liste Frêche ferait un score honnête… mais c’est désormais celui d’un président sortant. La prime  au bilan, du coup, apparaît modeste. Par contre, le reste de la gauche (Verts, NPA, et Front de gauche) ferait un score de 25% soit seulement 4 points de moins que celui de Frêche. Bref, beaucoup d’interrogations, surtout que ces partis n’ont pas encore commencé campagne alors que Frêche communique depuis 6 ans… Une interrogation cependant, trouver la bonne campagne de communication pour exister face au mastodonte régional… et la bonne ligne politique. Le TSF, tout sauf Frêche ne devrait pas suffire !

4/ On a du mal à croire à ce score des Verts alors que rien ne permet d’expliquer ce résultat du Front de Gauche ? Vote d’une partie de l'électorat PS pour le PC ou chiffres erronés ?

Au final, un bon coup de communication politique qui peut produire les effets voulus sur la direction nationale du PS. Tout dépendra néanmoins de la lecture qu’en font ces dirigeants nationaux et leur volonté de trancher ou non la question Frêche.

On attend maintenant le sondage de Couderc qui le donne à 60 %…


Posté le 06/11/2009 | 125 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

Réforme des collectivités : l’état du projet


 

Cela tousse même dans la majorité parlementaire, je ne parle même pas de l’opposition ! Le projet est aujourd’hui de plus en plus attaqué. Fillon attend avec appréhension sa visite au congrès de l’AMF… Déjà, il s’était fait chahuté l’année dernière… Cette année, cela risque d’être le lynchage aux dires de nombreux maires. La seule alternative de Fillon, attraper la grippe A d’ici la mi-novembre…

 

Et pourtant, l’Etat a déjà édulcoré son texte. Quand on compare l’avant-projet sommaire et le projet déposé au Sénat le 21 octobre, la copie a été largement réécrite. La métropole ne sera plus une collectivité, le nombre de compétences départementales et régionales transférées obligatoirement ont été revues à la baisse, la plupart étant transférables qu’à condition d’un accord avec ces collectivités. Bref, si le département y perd, il est loin de disparaître… et la région ne sort pas renforcée. Pour ce qui est de la clause générale de compétence, le texte final est de moins en moins clair, un pur bonheur pour la glose doctrinale dans les facs de droit…

 

Il n’en reste pas moins des clivages importants :

 

1/ Sur la méthode : comment demander de voter un texte de ce type sans connaître les recettes des collectivités et leurs compétences ? La réforme de la TP est loin d’être rassurante de ce point de vue-là puisque c’est quand même le noir complet sur les conséquences financières de cette réforme après 2012 (l’Etat s’étant engagé à compenser les manques à gagner en 2010 et 2011). Pour les compétences, on ne voit rien venir actuellement.

2/ Sur la réforme de l’intercommunalité : les règles changent radicalement avec des règles de majorité qui passent, pour la prise en charge de compétences ou la définition de l’intérêt communautaire, des 2/3 à 50%. Par ailleurs, entre 2012 et 2014, les préfets obtiennent des pouvoirs exorbitants, puisqu’en 2013 ils peuvent imposer des périmètres, il en est de même pour les communes isolées en 2014.

3/ Sur les conseillers territoriaux, c’est l’émeute. D’une part, les régions sont opposées au retour à une élection très majoritairement à l’échelle départementale. Les départements n’y sont pas favorables parce que le redécoupage cantonal se fera sans l’avis du département (sic !) et que certains départements, puisqu’il s’agit aussi d’élire aussi des élus régionaux risquent d’être à la portion congrue. En effet, il va falloir faire un découpage cohérent en termes de représentation géographique entre les différents départements. Dans cette hypothèse, combien la Lozère aura de conseillers territoriaux ? Une poignée, comparativement à l’Hérault. Il en sera de même dans l’Aude. Jusque-là, on rajoutait des cantons pour intégrer les évolutions démographiques. Désormais, on va fusionner des cantons. Fini les cantons de la Salvetat ou du Caylar…  Enfin, je ne parle même pas du devenir de la parité dans les futures régions, parité qui sera réduite à la portion congrue.

 

4/ En creux, deux interrogations majeures existent. D’une part, le devenir du monde rural, c’est-à-dire la majorité du territoire qui s’interroge massivement sur son devenir financier et institutionnel. Cette réforme rappelle en effet furieusement les projets de la DATAR des années 70 quand on parlait des métropoles d’équilibre… On renforce les pôles urbains, pourquoi pas après tout, ce n’est pas totalement idiot, mais on fait quand même l’impasse sur le reste. Par ailleurs, l’autre débat, à mon avis plus structurant, c’est la volonté de l’Etat de réduire le périmètre du service public, en asséchant les capacités d’intervention des communes… On comprend qu’effectivement le malaise est profond, à gauche…mais aussi à droite.

 

 


Posté le 05/11/2009 | 88 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Le stand-by du PS dans l’Hérault


 

Le mois de novembre va être long… Depuis le 30 octobre, les candidatures ont été déposées. Force est de constater que l’enthousiasme est limité, puisque moins de 90 candidatures seulement ont été déposées. On est loin de la ruée pour une fédération de plus de 6000 adhérents.

 

Pour ce qui est de la composition de la liste, on en est encore aux conjectures. Le conseil fédéral n’aura lieu qu’après le 20 novembre. Les postulants vont devoir encore attendre. Il faut dire que les enjeux ont encore besoin d’être clarifiés.

 

Ce qui est déjà sûr… et annoncé par R. Navarro :

 

-       Devraient figurer sur la liste le MDC, les Radicaux de gauche, les partisans de Gayssot et de Pietrasanta.

-       Une représentation des différents territoires devrait être assuré

 

Ce qui reste en débat :

 

-       Le nombre de socialistes sur la liste. Des ajustements sont encore en cours entre la fédération et la Région. La 1ere qui ne veut pas être attaquée sur ce point propose de reconduire le nombre de socialistes de 2004, y compris en position éligible. La 2e souhaite une liste plus ouverte, notamment au regard des alliances entreprises, donc un nombre de PS revu à la baisse.

-       La représentation des différentes tendances du PS. Le débat est actuellement le suivant : soit elle se fait à l’échelle régionale, soit elle est réalisée dans le cadre départemental. Dans le 1er cas, cela devrait vouloir dire que les Aubrystes seraient dans les PO, les partisans de Delanoé du  Gard, dans le 2e cas, cela supposerait que ces deux dernières tendances soient présentes dans la liste héraultaise. Cela va dépendre d’une part de la volonté d’ouverture de Frêche et de la volonté de ces tendances de participer à une liste pilotée par Frêche et Navarro. A priori, les partisans de Hamon devraient être représentés sur la liste héraultaise, ce courant ayant proposé notamment des candidatures féminines, la partie de la liste la plus ouverte. Pour les courants Aubry et Delanoé, la décision n’est pas encore arrêtée.

 

La constitution de la liste n’est donc pas en passe d’être encore bouclée…  Il y a les arbitrages locaux à faire… c’est déjà une chose pas simple de choisir les « bons » militants, susceptibles de respecter la parité, la représentativité géographique, les logiques internes des courants, ainsi que la capacité de ces candidats à drainer des voix sur leurs noms… Bon courage, sachant qu’il y aura beaucoup de déçus ! Pire que tout, il reste à savoir ce que sera la position définitive du national. En effet, en fonction de cette dernière, les cartes peuvent être largement redistribuées. La première difficulté est de savoir s’il y aura une position affichée d’ici le conseil fédéral, ce qui serait la solution la plus simple ou si la décision n’intervient qu’après le 3 décembre. Ensuite, il reste à mesurer ce que sera la position définitive. On s’oriente vers quatre hypothèses possibles :

-       On enterre le dossier Frêche qui peut donc figurer sur la liste investie par le PS

-       On décide de valider une liste Codorniou, mais sans Frêche

-       On décide de ne pas accorder d’investiture et on s’oriente vers deux listes, une partie du PS étant en capacité de construire une alliance PS-PC-Verts.

-       On décide d’investir une autre liste.

 

Bref, une équation avec encore beaucoup d’inconnues… Tout le monde attend maintenant cette décision. Dans le 1er cas, Aubry valide le projet de Frêche, et accepte d’assumer le buzz médiatique qui en suivra et la difficulté potentielle des alliances du 2e tour. À ce jour, ce n’est pas la solution la plus probable, vu l’attitude d’Aubry et la position nationale de nos alliés PC et Verts. Dans le 2e cas, Codorniou est tête de liste, le PS rejetant Frêche. Là, c’est formellement simple, mais cela devient compliqué parce que personne n’a souhaité sérieusement cette situation,  … notamment ceux qui ont soutenu Codorniou ! Choisir un leurre, c’est une chose, lui donner les clefs du royaume, c’est autre chose… Dans cette hypothèse, il n’est pas dit que dans le Gard, l’Hérault et les PO, des solutions alternatives se décident… tout le monde pensant déjà quand même à l’après-Frêche en vue de 2014 (il faut quand même rappeler cette évidence). On peut même imaginer une redistribution significative des cartes dans cette situation. Il reste à mesurer ce que peut être la position de Frêche dans cette situation.

Dans le 3e cas, il n’y a pas d’investiture nationale officielle. Dans cette hypothèse, il est vraisemblable que le PS régional, au moins dans l’Hérault sera sur au moins deux listes. Une derrière Frêche une autre tentant de construire une alliance avec le reste de la gauche. Et là, les choses sont claires, c’est celui qui sort en tête au 1er tour qui emporte la mise… Faut-il encore arriver en tête de la gauche. Ce serait la seule région à connaître cette situation.

Le 4e cas, honnêtement, j’y crois moins, mais il reste possible. Le PS investit une liste alternative format Union de la Gauche avec une tête de liste PS compatible avec nos alliés et qui pourrait être soit Mandroux soit Vézinhet. Là encore, Frêche risque fort de partir même sans le soutien du PS. Il reste à savoir qui, dans cette hypothèse, va le suivre contre le PS...

 

 


Posté le 05/11/2009 | 237 consultations | 11 commentaires | Voir et commenter l'article

La situation du PS régional au prisme du cinéma…


Trois films pour évoquer le devenir de G. Frêche lors des prochaines régionales :

 

Fort Alamo

Une défaite, mais avec de la classe… Tout le monde y reste face à l’armée mexicaine, mais avec les honneurs et le style. Bien entendu, Frêche incarne J. Wayne (le format est bon pour la hauteur, discutable sur la largeur). Et à la fin, une statue sur la future place des grands hommes de Montpellier pour commémorer l’événement.

 

La chute

Une défaite, mais dans l’ambiance glauque d’une fin de règne, avec toutes les variations d’attitudes face à ce contexte : la folie, le suicide, la trahison (qui va jouer la trahison d’Himmler ??).. Sur fond de grandes rasades d’alcool. Les Russes aux portes du bunker, on tue encore les Allemands trop tièdes ou suspectés de trahison…

 

Le retour du Jedi

Luke Skywalker (alias G. Frêche) retourne la situation désespérée de la République en détruisant l’étoile de la mort, l’arme ultime de l’Empire. C’est hollywoodien, les gentils gagnent donc à la fin. La question à laquelle je n’ai pas de réponse à ce jour : Luke est-il vraiment le fils de Dark Vador ? Mais qui est donc ce Dark Vador ???
Posté le 28/10/2009 | 284 consultations | 16 commentaires | Voir et commenter l'article

Le socialisme biterrois face à Couderc … Qui va tirer le gros lot ?


Quel militant biterrois sera investi face à Couderc sur la liste départementale en cours d’élaboration par la fédération ? La question n’est pas simple à régler. Les candidats sont nombreux, les heureux élus le seront moins… Quand Robert Navarro dit qu’il n’y aura que 8 PS sur la liste, on peut en déduire qu’il n’y en aura qu’un à Béziers. Qui choisir ? Il faut, bien entendu, quelqu’un de représentatif sur la ville. Le problème est qu’il ne reste pas beaucoup d’élus sur la ville… Une poignée de conseillers municipaux et deux conseillers généraux. Sur l’agglomération de Béziers, un seul maire, récemment élu, celui de Sérignan, est étiqueté PS. Bref, il n’y a pas foule…

Une partie des élus semble d’entrée de jeu hors course. Le premier est Jean-Michel Du Plaa, responsable du groupe PS au conseil municipal de Béziers et conseiller général de Béziers IV. Animateur de l’ex courant Montebourg, c’est peu dire qu’il n’est pas en odeur de sainteté auprès de la fédération avec laquelle il fut maintes fois en conflit. L’autre conseiller, celui de Béziers III, Michel Bozzarelli n’est pas non plus dans les cartons. Après avoir défendu Delanoé, il doit par ailleurs gérer une situation locale pas des plus simples sur Cazouls. Il n’est même pas dit qu’il dépose sa candidature. On peut aussi écarter les militants trop marqués par leur engagement dans la motion Aubry, Dolorès Roques, Fabien Nicolas, Hélène Gasc-Ratiney…

Reste donc un groupe réduit de prétendants, Karine Chevalier, ex-candidate aux sénatoriales, Claude Zemmour, Antonio Fulleda. Leur problème est une représentativité limitée. K. Chevalier a été battue aux sénatoriales, Zemmour aux cantonales, perdant le siège d’Eliane Bauduin qui ne se représentait pas, alors que personne n’a pensé à présenter Fulleda à une élection.

 

Bref, on cherche la perle rare à la région et à la fédération… Et il se pourrait bien que l’on assiste à un nouveau retour d’Eliane Bauduin. Fortement sollicitée pour être candidate aux sénatoriales en 2008, l’ancienne papesse du social au conseil général avait alors décliné l’offre. Elle avait annoncé, il y a peu ne pas se représenter aux régionales. Elle serait néanmoins ces derniers temps l’objet d’une amicale pression pour remettre le couvert en 2010. Pourra-t-elle résister à la tentation… Cela devient trop torride, je préfère arrêter ! En attendant, si cela se réalise, je peux vous assurer que certains vont vraiment tirer la gueule à Béziers…

 


Posté le 28/10/2009 | 599 consultations | 62 commentaires | Voir et commenter l'article

tribune libre : Histoire de Marseillan (3)


Le marseillanais enragé est en grande forme... Voici la fin de l'épique histoire du PS à Marseillan :

Résumé des 2 épisodes précédents : Robert « Vil Coyote » Navarro essaie désespérément d’attraper Williams « Bip Bip » Méric. Mais comme dans le cartoon, malgré les pièges tendus, ça foire toujours et Bip Bip court encore…

Histoire de Marseillan (3) : suite et fin provisoire !

Bon, on arrête de rigoler : Fin septembre, Williams Méric reçoit une lettre du National lui annonçant sa convocation devant la Commission Nationale des Conflits (que l’on appellera la CNC pour faire plus court) le 6 octobre.

Des pro-Méric lancent à Thomain : « Allez, on se voit le 6 ! » -« Quoi, qu’est-ce qu’il y a le 6 ? Je suis pas au courant ». Sur le coup, ces militants pensent que Thomain joue les innocents …

Méric passe la semaine à préparer sa défense et demande aux Marseillanais Delmas, Sauvade et Angel, respectivement signataires des motions D, C et E, (Méric est lui-même « A ») de l’accompagner rue de Solferino, afin de démontrer à la CNC que cette affaire n’est pas une histoire de motions.

Arrivés à Solfé, les quatre camarades patientent dans le hall en attendant que le cas de Sérignan, lui aussi en appel devant la CNC, soit jugé. Ils apprennent avec surprise que c’est Navarro en personne qui a été convoqué en lieu et place de Thomain. Erreur ? Attendez la suite !

3 minutes avant d’entrer en scène, les protagonistes voient arriver, non pas Navarro, mais … Pradeille et Denaja !

Tout le monde rentre dans la salle et se présente, et la CNC fait l’historique de la situation depuis la mise en accusation de Méric devant la commission fédérale des conflits.

Méric apprend alors le fin mot de l’histoire. Ce ne sont pas Thomain et 2 autres militants qui l’ont envoyé devant la commission fédérale des conflits, mais Navarro lui-même !!!!!

Or ce que Navarro a oublié, c’est que la direction du Parti a changé. Les turpitudes que Hollande couvrait plus ou moins en échange de « la paix des ménages », Martine n’est plus du tout prête à les accepter.

Dès lors, Méric et ses amis n’ouvriront quasiment plus la bouche, car toutes les questions de la CNC vont aller en direction de Pradeille et Denaja. S’ensuit alors une partie de tir au pigeon des méthodes anti statutaires de la Fédé et de ses incohérences. On ne résiste pas à donner quelques extraits d’un savoureux dialogue :

LA CNC : « On vous attendait aussi pour juger le cas de Sérignan. Pourquoi n’êtes-vous pas venus plus tôt ? Vous manquez de respect à la CNC ! ».

 

Denaja : « Vous nous accusez souvent à la Fédé « d’égarer » des documents du National. Reconnaissez que vous nous avez jamais envoyé de convocation pour le cas de Sérignan ».

 

La CNC : « Comment ?! Tu mets en doute notre sérieux ? Ce que tu dis est grave ».

 

Denaja : « Disons que … si j’avais su que le cas de Sérignan était jugé le même jour, je serais effectivement venu ».

 

La CNC (s’adressant à Denaja) « On ne comprend rien à votre dossier. Qui est à l’origine de la saisine de cette affaire ? ».

 

Denaja : « Ce sont les 3 plaignants [Thomain et les 2 autres militants, NDLR]».

 

La CNC : « Mais dans le dossier il n’est question que plaintes de ceux-ci sur le fonctionnement actuel de la section. Il n’est nullement mentionné qu’ils remettent en cause l’élection de Williams Méric ».

 

Denaja : « On vous fera passer leurs témoignages à ce propos par fax, si vous le voulez. »

 

La CNC : « C’est écrit noir sur blanc dans le dossier. C’est bien la Fédé34 qui a envoyé elle-même Méric devant la commission fédérale des conflits, pas les plaignants ! »

 

Denaja : « Je vais vous expliquer. Contrairement à ce que l’on entend dire, la Fédé marche bien. Il y a juste, sur plus de 100 sections, 2 qui posent problème : Marseillan et Sérignan. Avouez que ce n’est qu’un micro problème, 2 sur 100. L’ambiance à Marseillan est devenue invivable. Les militants se querellent sans cesse et pour ramener la sérénité dans une ville que la gauche peut gagner aux prochaines municipales, nous avons décidé de reprendre les choses en main ».

 

La CNC : « On ne voit pas ce que la commission fédérale des conflits a à voir avec ça ».

 

Denaja : « Ben si. En fait, on aurait pu nommer une commission composée de membres de toutes motions pour traiter cette affaire. Mais on s’est dit plutôt que de créer une commission ad hoc, pourquoi ne pas utiliser une commission déjà existante, comme la commission des conflits ? Je l’avoue, on a pris quelques libertés pour juger un cas très particulier, mais rien dans les statuts ne permet à la Fédé de ramener le calme dans une section ».

 

La CNC : « C’est faux ! Il y a tout un arsenal pour cela !!!! Et on ne comprends toujours pas pourquoi vous vous êtes substitués à Thomain ».

 

Denaja : « je suis juriste, je sais ce que je raconte ! ».

 

La CNC : « Tu veux nous expliquer notre travail ? Attention à ce que tu dis !!! ».

 

Denaja : « les plaignants ont en fait émis des doutes sur 8 votants inscrits sur le fichier ROSAM au cours de l’élection de Méric ; nous avons vérifié et leurs doutes étaient exacts ».

 

La CNC : « Mais qui avait fait ce fichier ? ». 

 

Denaja : « Ben … nous ! ».

 

La CNC : « Donc vous contestez votre propre fichier ! ».

 

La CNC : «  Le jour du vote pour l’élection du secrétaire de section, il y avait également un vote pour désigner le 1er secrétaire national et le 1er fédéral. Avez-vous invalidé logiquement ces votes aussi ? »

 

Denaja : « Ben non »

 

La CNC : « C’est absurde alors ! »

 

Denaja : « Nous avons considéré simplement que Williams Méric n’avait jamais été désigné secrétaire de section ; nous n’avons en fait pas validé ou invalidé ce vote, à la différence des deux autres ».

 

Méric : « C’est n’importe quoi ! Depuis mon élection, je reçois des courriers de la fédé où je suis nommément cité comme secrétaire de section ! Je ne demande qu’une chose aujourd’hui, c’est d’être clairement rétabli dans mes droits, et qu’on cesse de bafouer le suffrage des camarades Marseillanais. Les troubles dans la section sont causés par une poignée de militants qui ont décidé par vengeance personnelle de m’abattre, quitte pour cela à s’allier avec la droite. Ces troubles cesseront dès lors que ces personnes auront été jugées indignes d’être membres du PS. J’ai amené avec moi des preuves les accablant. J’ai actuellement épuisé tous les moyens de recours à ma disposition contre eux, et je vous avoue que je suis un peu démuni ; je ne sais plus vers qui me tourner. Je viens devant vous non pas pour sauvegarder mon intérêt personnel, mais dans l’intérêt du parti et de ses militants sincères, afin que cessent ces pratiques qui nous déshonorent ».

 

Voilà, maintenant, chers lecteurs de « Rénovons … » vous savez tout sur les dernières histoires de Marseillan. Si je n’en avais pas été un témoin direct, je n’aurai jamais cru que des règlements de compte puissent se faire ainsi, en méprisant à ce point les règles les plus élémentaires de vie dans le Parti ; j’ai vu beaucoup de choses qui m’ont fait tiquer, mais des comme ça, jamais !!!!

J’ai relaté cette affaire sur un ton léger et humoristique ; comment voulez-vous faire autrement, quand on entend la Fédé ou ses représentants débiter autant d’énormités devant la CNC ?

Là où c’est moins drôle, c’est qu’un certain nombre de militants sincères sont écœurés et ont décidé de ne plus reprendre leurs cartes cette année à Marseillan. Mais n’était-ce pas le but recherché ?

Comment se finit cette affaire ? Je laisse maintenant le soin au ouebmasteure de publier la décision de la CNC, dès que nous l’aurons !!!!

Merci à tous de votre attention et merci surtout au ouebmasteure de faire vivre son site indispensable et irremplaçable !

Le Marseillanais enragé, engagé ou entagé (cf. Lo Cranc), c’est comme vous voulez !



Posté le 27/10/2009 | 330 consultations | 30 commentaires | Voir et commenter l'article

Tribune libre : Serons-nous encore membres du Parti Socialiste ?

Le spartakiste est de retour pour une nouvelle tribune libre :


« Nous n’avons pas eu ce rendez-vous mais pour nous ce n’est plus un préalable » répond Robert Navarro, Premier Secrétaire Fédéral de l’Hérault et membre du Bureau national du Parti socialiste à la question de la journaliste de l’Hérault du Jour à l’intérieur du bunker de l’avenue de Saint-Maur. Si les « arrangements » avec les statuts sont monnaie courante dans cette fédération (Montpellierjournal ou Rénovons le PS en Languedoc-Roussillon ont en leur temps fait les comparaisons entre les circulaires nationales et fédérales), cette déclaration, non consensuelle, cache un certain énervement voir peut-être une lassitude, sans doute une incompréhension par rapport à la direction nationale et une volonté d’en finir.

Didier Codorniou, investi Premier des Socialistes, peine à mettre en place une organisation politique pour la campagne régionale sous le soleil hivernal. Il regroupe au mieux ses « mentors » (Bourquin, Navarro, Alary) qui veillent à ce qu’il ne s’émancipe pas (2014 c’est demain) et les responsables fédéraux, élus au Conseil régional (Cresta et Verdier) dans l’attente de leur propre reconduction (Midi Libre 10 octobre 2009).

Didier Codorniou  qui pèse sur son nom 65.53 % des suffrages du 1er octobre est-il sur la même ligne que Robert Navarro ? S’affranchira-t-il de la direction nationale de son parti ? Que pense le Premier fédéral de l’Aude, Eric Andrieu qui réclame pour son « heureux » adversaire la première vice-présidence si le national valide l’hypothèse Frêche ?

Sommes-nous au bord de l’implosion du Parti socialiste en Languedoc-Roussillon ? Le PS régional est-il en train de saborder ?

Il est difficile de répondre au niveau régional, le spectre d’analyse est forcément départemental (fédéral). Lozère et Pyrénées-Orientales semblent parler d’une seule et même voix. Dans les PO, fédération aubriste au dernier congrès, à force d’exclusion depuis dix ans, il ne reste plus trop de contradicteurs en interne, ils sont ailleurs (Verts). Le Gard a un fonctionnement plus ouvert en ce qui concerne le respect des équilibres internes ce qui de fait n’entraine pas forcément des ruptures dures. Les fédérations du Gard et des PO tendent au même but promouvoir à la tête de la Région en 2014 leur Président de Conseil général. Objectif politique et objectif institutionnel (réforme oblige) se rejoignent fortement et font que tous deux deviennent des alliés de circonstance de la ligne de Robert Navarro, plus besoin du national pour décider.

Le cas de l’Hérault est bien différent. Car incontestablement, il y a deux façons d’être adhérent du Parti socialiste. La ligne de partage n’est plus institutionnelle comme lors du congrès de Rennes (Département/Mairie de Montpellier), elle est aujourd’hui bien plus dure entre partisans de la Fédération 34 et partisans du Parti national. En effet chaque camp recrute parmi tous les élus, parmi tous les courants du dernier congrès et presque parmi dans toutes les sections. A ce propos, en l’absence de communication fédérale (tout le contraire de l’Aude), les rares résultats connus du vote du 1er octobre le sont par la presse et pour les grandes villes. Ce n’est pas un gage de transparence. Il est remarquable de noter que les échos de presse s’attardent aux problèmes survenus à Montpellier II, Montpellier IV, Montpellier VI, Sète II, Béziers I, Béziers II, Béziers III, où le vote Codorniou dépasse les 85 % et où les secrétaires de section sont tous des secrétaires fédéraux, choisis par Robert Navarro.

Le cas Frêche devient une excuse, sans doute car beaucoup des protagonistes s’imaginent que c’est déjà le passé. L’enjeu aujourd’hui c’est l’après-génération Frêche, c’est la récupération des mandats, c’est dans ce sens que le 3 décembre, lendemain Austerlitz, sera le coup d’Etat pour la naissance d’un régional-socialisme affranchi de la tutelle du Parti socialiste.

Posté le 27/10/2009 | 173 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Candidature Frêche : Seul contre tous !


 

Après les propos de Buffet, la position nationale et locale des Verts… Il fallait bien que les partisans de G. Frêche montent au créneau. On pensait que c’était Codorniou qui allait s’exprimer, mais il faut croire que son rôle historique est déjà terminé. C’est donc Robert Navarro qui s’en est chargé ( Après ces dernières sorties, on a préféré mettre en sourdine le président de région pour l’instant).

Pour dire quoi ? Pour seulement dire ce que l’on savait déjà, c’est-à-dire prendre acte du refus du PC, du PG et des Verts de s’allier avec Frêche…. Donc, la liste Frêche comprendra le MRC (Béatrice Négrier… ou sa fille !), les Radicaux de gauche (Delfau et Lopez) plus Jaoul plus des Ex-verts (Pietra-Giordano). Et bouleversement de taille, une association régionaliste, Païs Nostre, des nostalgiques de la Septimanie sans doute… Bref, c’est ce que l’on pourrait appeler une alliance resserrée. Cerise sur le gâteau, la fédération annonce des « Rencontres de la fédération ». On est prié de prendre tout cela au sérieux, … après les annonces non suivies d’effets de réunions de circonscription avant le dernier congrès et de plan de formation avant le vote du 1er octobre !

Pour comprendre ce communiqué, il faut savoir lire entre les lignes. Aubry a pour l’instant refusé systématiquement toute rencontre avec les partisans de G. Frêche. Nous sommes fin octobre et la question du Leader maximo n’est toujours pas tranchée. Ce n’est pas pour rien que Navarro évoque l’éventualité que le national ne donne aucune investiture dans la région et croit de moins en moins que le national tranchera en faveur de leur candidat.

 

Par ailleurs, il est fondamental pour comprendre le contexte de lire l’Hérault du jour de ce matin. Il y a en parallèle une interview de Navarro et une autre de Jean-Louis Bousquet, secrétaire départemental du PC. Et ce qui est évoqué, c’est de la dynamite ! Ce qui était impensable il y a quelques mois devient possible. C’est-à-dire une alliance Verts - Front de Gauche, voire… un rapprochement avec une partie du PS régional, choses évoquées ouvertement par Bousquet. Bref, l’éventualité d’une large Union de la Gauche contre Frêche, chose que l’on évoquait il y a encore quelques semaines, devient aujourd’hui une potentialité de plus en plus crédible. Et c’est peu dire que les contacts se multiplient depuis plusieurs jours entre ces différents acteurs. Et c’est le risque majeur pour Frêche aujourd’hui : apparaître le diviseur face à une gauche proche d’une union que l’on avait du mal à construire dans la région ces derniers temps. C’est dire que la position du national, dans les deux camps, est attendue avec impatience par tout le monde. C’est désormais Martine Aubry qui a en main la définition de la future majorité de gauche à la tête du Languedoc-Roussillon.

 

 

 


Posté le 27/10/2009 | 315 consultations | 31 commentaires | Voir et commenter l'article

L'union de la gauche, un préalable à toute victoire de la gauche

 

Il y aurait intérêt à lire rapidement les textes déposés par le gouvernement au Sénat concernant l’évolution des modes de scrutin des conseillers généraux et régionaux pour 2014. Il indique clairement que le devenir de la gauche passe nécessairement par sa capacité de regroupement si le projet est adopté tel quel :

 

En voici un rapide exposé :

 

Les conseillers généraux et régionaux sont fusionnés dans une nouvelle appellation, celle de conseillers territoriaux. Chaque conseiller territorial est à la fois membre du conseil général et du conseil régional.

 

Le mode de scrutin est mixte, combinant scrutin majoritaire et scrutin proportionnel

 

80 % des conseillers territoriaux sont élus au scrutin majoritaire

20 % sont élus à la proportionnelle.

 

Pour le scrutin majoritaire :

 

Les conseillers territoriaux sont élus sur la base des cantons. Ces derniers seront massivement redécoupés et devraient être largement réduits en nombre et étendus en volume de population pour s’appuyer sur des socles démographiques plus égalitaires et obtenir un nombre de conseillers territoriaux limités. Le poids des cantons urbains sera donc plus important dans la nouvelle assemblée. Il faut noter que les conseils généraux ne seront même pas consultés sur le redécoupage.

Pour chaque élection cantonale, le candidat arrivé en tête à l’issue du 1er tour est élu. Il n’y a pas de conditions de majorité absolue. La majorité relative suffit. Il n’y a donc plus de 2e tour.

 

Pour le scrutin proportionnel :

 

20 % des sièges sont attribués à la proportionnelle. Le principe est simple : l’ensemble des voix non attribuées (c’est-à-dire l’ensemble des voix des candidats non élus) sont comptabilisées à l’échelle départementale, sous deux réserves, un seuil de 5 % d’une part, le rattachement à une liste départementale d’autre part.

Les bénéficiaires de ces attributions sont des listes départementales qui doivent compter au moins un total de 50% des cantons. Pour être recevables, ces listes doivent être présentes dans l’ensemble des départements de la région. Les listes doivent respecter la parité.

 

Ce mode de scrutin, en l’état actuel, remet globalement en cause le fonctionnement de la gauche qui se compte au premier et définit des désistements réciproques au second. C’est désormais au 1er tour qu’il faut déterminer le partage des voix. La raison est simple, la multiplication des candidatures à gauche fait « naturellement » le jeu de la droite. Une gauche divisée est forcément une gauche perdante…

 

Quand on connaît la situation actuelle de nos conseils généraux, cela signifie aujourd’hui la nécessité de repenser nos rapports avec le reste de la gauche régionale. Nous y sommes très dominants dans 4 des 5 départements, alors que nos alliés (hors le PC) y sont marginalement représentés. Il va donc falloir assez vite définir une stratégie d’alliance à gauche la plus large possible, ce qui veut dire « abandonner » une partie des cantons que nous détenons actuellement alors que le nombre de cantons va fortement diminuer. Autant dire que la situation des années à venir va être tendue dans les départements, soit parce que des cantons traditionnels « explosent » avec parfois la nécessité de réguler la concurrence entre élus sortants, et qu’il faudra aussi faire de la place à nos alliés. Il n’est donc que temps aujourd’hui de se mettre autour de la table pour poser la question de l’application de nouvelles règles du jeu…. Sachant que toute dissidence à gauche fera mécaniquement le jeu de la droite. Quand on voit comment se met en place le 1er tour des régionales dans la région, on peut se dire que le chemin va être long….

 

Exemple :  Division de la gauche

Canton X

 

 

 

Candidat UMP

38 %

ELU

Pas de report

Candidat PS

35%

 

Report des voix sur la liste PS

Candidat FN

8 %

 

Report des voix sur la liste FN

Candidat Vert

7 %

 

Report des voix sur la liste Verts

Candidat DVG

5 %

 

Pas de report (absence de liste départementale)

Candidat PC-PG-

5%

 

Report seulement si + de 5% sur le département

Candidat NPA

2%

 

Report seulement si + de 5% sur le département

Total Gauche

54 % et 0 élu

 

 

Dans cette hypothèse, la gauche subit la double peine. Elle perd alors qu’elle est majoritaire sur le canton et par ailleurs elle ne peut bénéficier pour la répartition proportionnelle de l’ensemble des voix réalisées au scrutin majoritaire !

 

 

Exemple : Union de la gauche

Canton X

 

 

 

Candidat UMP

38 %

 

Report des voix sur la liste UMP

Candidat Union de la gauche

51%

ELU

Pas de report

Candidat FN

8 %

 

Report des voix sur la liste FN

Candidat NPA

3 %

 

Report seulement si + de 5% départementalement

Total Gauche

54 % et 1 élu

 

 

 

 


Posté le 26/10/2009 | 159 consultations | 15 commentaires | Voir et commenter l'article

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