Rénovons le PS en Languedoc

Européennes : vers un éclatement historique de la gauche

 

Les sondages suivent et se ressemblent... La gauche part aux européennes avec des perspectives électorales peu enthousiasmantes. Selon le dernier sondage en date, la gauche est à un étiage à 30 %. Certes, on pourrait se dire que cela serait pire. Après tout, en 2014, la gauche n'avait pas dépassé les 35%. De fait, c'est surtout la droite qui trinque dans les intentions de vote avec une perte de 10 points par rapport à la dernière élection. Ces résultats tendraient à démontrer que LREM va surtout grignoter la frange centriste de l'électorat de droite. 

 

Pour la gauche, la difficulté de cette élection n'est, ceci étant dit, pas seulement son score global, mais plutôt l'émiettement de son offre politique. On part en effet vers une offre politique démultipliée à gauche. Cette situation est liée bien évidemment aux conséquences de la présidentielle. La gauche est en pleine reconstruction. Le schéma qui existait depuis les années 1970, c'est à dire l'hégémonie du PS sur la gauche a - au moins provisoirement - vécu. Les cartes étant rabattues, chacun veut se jauger. C'est d'autant plus vrai que se joue en 2020 et 2021 les élections territoriales. La question, du coup, n'est pas tant les élections européennes en elles-mêmes que la définition des rapports de forces au sein de la gauche. Il est bien évident que les résultats des prochaines élections seront l'une des données à partir desquelles se mesureront le poids des forces de gauche en vue des prochaines municipales. Chacun veut donc se compter. Autant dire qu'il ne faudra pas se louper pour cette campagne des européennes. A ce jour, si on prend la base des sondages, seuls deux partis de gauche (EELV et FI) dépassent le seuil fatidique des 5% donnant droit à des élus. le PS est donné à un score historiquement bas, moins de 5% des voix. Il faut dire que la transparence du parti, son leadership introuvable, une ligne qui se cherche encore, cela n'aide pas à attirer les électeurs. IL va falloir sérieusement se bouger. Et autant dire que le PS ne va pas devoir se tromper, ni sur le casting de sa liste ni sur son programme. Les choix qui seront ceux du parti à l'automne vont être décisifs. Ils auront un impact à la fois sur les élections européennes, mais aussi sur la place du parti aux prochaines élections locales. 

 

Avec un peu d'enthousiasme, on va donc espérer que notre organisation va faire preuve de plus d'efficacité politique que ce qu'elle a pu démontrer ces dernières années.... 



14/09/2018
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