Rénovons le PS en Languedoc

Annonces




Tribune libre : Serons-nous encore membres du Parti Socialiste ?

Le spartakiste est de retour pour une nouvelle tribune libre :


« Nous n’avons pas eu ce rendez-vous mais pour nous ce n’est plus un préalable » répond Robert Navarro, Premier Secrétaire Fédéral de l’Hérault et membre du Bureau national du Parti socialiste à la question de la journaliste de l’Hérault du Jour à l’intérieur du bunker de l’avenue de Saint-Maur. Si les « arrangements » avec les statuts sont monnaie courante dans cette fédération (Montpellierjournal ou Rénovons le PS en Languedoc-Roussillon ont en leur temps fait les comparaisons entre les circulaires nationales et fédérales), cette déclaration, non consensuelle, cache un certain énervement voir peut-être une lassitude, sans doute une incompréhension par rapport à la direction nationale et une volonté d’en finir.

Didier Codorniou, investi Premier des Socialistes, peine à mettre en place une organisation politique pour la campagne régionale sous le soleil hivernal. Il regroupe au mieux ses « mentors » (Bourquin, Navarro, Alary) qui veillent à ce qu’il ne s’émancipe pas (2014 c’est demain) et les responsables fédéraux, élus au Conseil régional (Cresta et Verdier) dans l’attente de leur propre reconduction (Midi Libre 10 octobre 2009).

Didier Codorniou  qui pèse sur son nom 65.53 % des suffrages du 1er octobre est-il sur la même ligne que Robert Navarro ? S’affranchira-t-il de la direction nationale de son parti ? Que pense le Premier fédéral de l’Aude, Eric Andrieu qui réclame pour son « heureux » adversaire la première vice-présidence si le national valide l’hypothèse Frêche ?

Sommes-nous au bord de l’implosion du Parti socialiste en Languedoc-Roussillon ? Le PS régional est-il en train de saborder ?

Il est difficile de répondre au niveau régional, le spectre d’analyse est forcément départemental (fédéral). Lozère et Pyrénées-Orientales semblent parler d’une seule et même voix. Dans les PO, fédération aubriste au dernier congrès, à force d’exclusion depuis dix ans, il ne reste plus trop de contradicteurs en interne, ils sont ailleurs (Verts). Le Gard a un fonctionnement plus ouvert en ce qui concerne le respect des équilibres internes ce qui de fait n’entraine pas forcément des ruptures dures. Les fédérations du Gard et des PO tendent au même but promouvoir à la tête de la Région en 2014 leur Président de Conseil général. Objectif politique et objectif institutionnel (réforme oblige) se rejoignent fortement et font que tous deux deviennent des alliés de circonstance de la ligne de Robert Navarro, plus besoin du national pour décider.

Le cas de l’Hérault est bien différent. Car incontestablement, il y a deux façons d’être adhérent du Parti socialiste. La ligne de partage n’est plus institutionnelle comme lors du congrès de Rennes (Département/Mairie de Montpellier), elle est aujourd’hui bien plus dure entre partisans de la Fédération 34 et partisans du Parti national. En effet chaque camp recrute parmi tous les élus, parmi tous les courants du dernier congrès et presque parmi dans toutes les sections. A ce propos, en l’absence de communication fédérale (tout le contraire de l’Aude), les rares résultats connus du vote du 1er octobre le sont par la presse et pour les grandes villes. Ce n’est pas un gage de transparence. Il est remarquable de noter que les échos de presse s’attardent aux problèmes survenus à Montpellier II, Montpellier IV, Montpellier VI, Sète II, Béziers I, Béziers II, Béziers III, où le vote Codorniou dépasse les 85 % et où les secrétaires de section sont tous des secrétaires fédéraux, choisis par Robert Navarro.

Le cas Frêche devient une excuse, sans doute car beaucoup des protagonistes s’imaginent que c’est déjà le passé. L’enjeu aujourd’hui c’est l’après-génération Frêche, c’est la récupération des mandats, c’est dans ce sens que le 3 décembre, lendemain Austerlitz, sera le coup d’Etat pour la naissance d’un régional-socialisme affranchi de la tutelle du Parti socialiste.


Article ajouté le 2009-10-27 , consulté 177 fois

Commentaires


Max le 27/10/2009 à 17:09:22
à lire Le Spartakiste, Frêche remplit aujourd'hui le rôle de "l'idiot utile" au sens marxiste pour Navarro, Bourqui et Alary ... gageons que tout cela va mal, très mal finir pour eux ... Codorniou aura sans doute une carte à jouer très prochainement
Guerre de succession, guerre de tranchée le 27/10/2009 à 17:19:47
Le camp vainqueur du 1er octobre serait-il en train d'imploser ? La "révolution des urnes" a échoué, Aubry ne veut pas soutenir un DVG, exclu du PS en mars 2010. Les principaux soutiens du candidat viennent de comprendre que leur "coup de force" a échoué. Que faire maintenant ? L'obstination (Navarro), le silence (Bourquin, Alary), mettre en jeu le challenger de droite pour tenter d'exister (Codorniou) sont toutes des postures qui leur permettent de se marquer à défaut de se démarquer ... la guerre de succession est partie pour évier qu'elle devienne une guerre de tranchée changeons le paradigme, sortons de ce cercle clot et ouvrons grand coté ... formons une liste de toute la gauche
Marx le 27/10/2009 à 17:28:31
Freche n'est pas idiot mais l'idée qu'il se fasse instrumentaliser (comme pour les sénatoriales) n'est pas stupide ... Freche se heurte à un rapport de force différent de celui qu'il a toujours connu. La mairie de Montpellier et le Conseil régional n'ont pas les mêmes logiques de fonctionnement. Si un maire a tout pouvoir (tete de liste qui choist ses colistiers), un président doit composer avec ses élus (différentes circonscriptions), c'est sans doute pour cela qu'il est allé mettre le feu dans l'Aude et qu'il n'a pas choisi Navbarro ou Bertrand pour être Premier des socialistes ... il veut garder la main conscient des envies de sucession de ses proches partisans
Bob le 28/10/2009 à 09:48:11
c'est bien le problème ... on se prépare à une guerre de succession alors que dans l'Hérault nous n'avons pas de successeurs ni au Conseil régional, ni au Conseil général, ni même à la Mairie de Montpellier où s'agitent dans des cénacles restreints des ambitieux de tous poils ... Freche/Vézinhet/Mandroux sont-ils irremplaçables ?
Marx le 28/10/2009 à 16:29:14
Irremplaçables sans doute pas, enracinés sans aucun doute cela s'explique car le PS est un parti d'élus
la fourmi noire le 30/10/2009 à 23:29:14
la fédération navaresque du 34, ou la grande illusion de voir un jour naître, sur ce département, une once de vraie démocratie.
Il serait heureux de faire le grand ménage, notament par les statuts nouveaux.
jrecasens site : maisondelagauche.org/militant/ | le 01/11/2009 à 20:14:01
Démocratie et respect de militants, voilà ce qui doit succéder aux personnalités pré-citées.
Pour revenir sur les difficultés que vas rencontrer Frêche, il faut imaginer que ni Alary ni Bourquin ne ui ont apporté un soutien sans faille... Ils sont déjà dans l'après (même si ce n'est que pour quelques années)... Et cet après ne pouvais se construire pour eux avec Andrieux, trop dangereux. Dans l'Hérault, c'est autres chose...Beaucoup de socialiste souhaite que rien ne change et veulent repousser au maximum ce moment pourtant proche. La plupart de nos leaders risque de na pas se représenter... Derrière rien n'est dessiné, enfin pour l'instant... Se surajoute à cette situation la difficile lecture des prochaines échéance si la réforme des collectivités venait à être effective. Une situation donc complexe...
l'avenir sera à celui qui sera rassurer suffisamment pour convaincre d'un changement dans la continuité... Un Schizophrène ;)

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens


Imprimer cet article

Retour aux articles


Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever


Design by Kulko et krek : kits graphiques


Parrainé par Dossiers-Webmasters